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Les villes à travers les documents anciens

 

Québec, dans les années 1830

 

Citadelle de Québec - reproduction © Norbert Pousseur
La citadelle de Québec dans les années 1830, gravure non signée sous la direction de Lemaitre,
extraite de l'Univers pittoresque

 

Texte extrait du dictionnaire de Géographie universelle de Ennery et Hirth, édition de 1841

QUEBEC, comté situé dans le Bas-Canada, Amérique anglaise ; il est borné par les comtés de Hampshire et de Northumberland et par le fleuve St.-Laurent. Le sol est très bien cultivé le long du fleuve, couvert de montagnes et de forêts dans l’intérieur  ; des vallées très fertiles sillonnent cette contrée, arrosée par la rivière Charles, celle de Roche, du Cap-Rouge et Montmorency ; cette dernière, par une chute de près de 100 mètres, forme une belle cascade qui porte les noms de Saut-à-la-Puce et de Grande-Cascade.
QUEBEC, grande ville de l’Amérique anglaise, capitale du Bas-Canada, chef-lieu du comté de même nom, est située sur une presqu'île formée par le fleuve St.-Laurent et la rivière St.-Charles ; elle a la forme d’un amphithéâtre, et offre, vue de la rivière, un aspect magnifique ; on peut la diviser en deux parties très distinctes : la ville basse et la ville haute ; la première, située sur les bords du St.-Laurent, est mal bâtie, a des rues étroites, dépourvues de régularité et de beauté, sans aucun bâtiment remarquable ; c'est dans cette partie de la ville que se traitent toutes les opérations commerciales et industrielles ; la ville haute, bâtie sur la pente du cap Diamant, offre un aspect bien plus agréable que la ville basse, avec laquelle elle communique par la rue de la Montagne, dont la montée, malgré ses nombreux circuits, est très-rapide et bordée dans certaines parties de profonds précipices ; elle a 5 portes : celle de St.-Louis s’ouvre à l’Est, vers les plaines d’Abraham ; celle de St.-Jean s’ouvre sur la route de Montréal ; la porte du Palais et de l’Espérance s’ouvrent vers le Nord, et la porte de Prescote, par laquelle on passe dans la ville basse, s'ouvre vers le Sud ; les approches de ces portes sont gardées par de fortes batteries ; cette partie de la ville est encore dominée par la citadelle, située sur le point le plus élevé du cap Diamant, qui a 350 pieds au-dessus du niveau du fleuve. Le bel état de ses fortifications, ses immenses casemates, une artillerie nombreuse, la position naturellement si avantageuse de cette ville, en fait une des plus fortes de l'univers. Parmi les principaux édifices qui se trouvent dans la ville haute, nous citerons le château de St-Louis, résidence du gouverneur, bâti sur le bord d'un précipice presque inaccessible et soutenu par des contreforts et autres ouvrages de maçonnerie qui s'élèvent jusqu'à la moitié de sa hauteur ; il a été dévasté le 26 janvier 1834 par un fort incendie. La Cathédrale catholique, bien construite est remarquable par son étendue et ses ornements riches et d'un travail précieux ; l'église épiscopale n'est pas sans mérite ; elle est surmontée d’une belle aiguille, les casernes et l'arsenal sont remarquables par leur solidité et leur étendue ; le palais de justice, le séminaire, le collège des jésuites, le palais de l'évêque et le couvent des ursulines, sont les seuls autres bâtiments remarquables de la ville ; l'Hôtel-Dieu, fondé en 1637, par la duchesse d'Aiguillon, soeur du cardinal de Richelieu, le palais épiscopal est converti maintenant en une maison d’assemblée pour le parlement provincial ; le couvent des Ursulines, fondé par madame de la Peltrie en 1639, est occupé par quarante religieuses, dont le principal emploi est l'instruction des jeunes personnes. Ses établissements scientifiques et littéraires sont le collège, le séminaire, plusieurs écoles élémentaires, une bibliothèque publique assez considérable, la société littéraire et historique de Québec, la société de médecine, celle de l'agriculture, le cabinet littéraire. On y publie deux journaux français, dont l’un existe depuis près de cent ans, et deux journaux anglais. Son activité commerciale est la source principale de la richesse de ses habitants. Ses exportations annuelles dépassent le chiffre d’un million de livres sterling ; son port est formé par le fleuve St.-Laurent ; il a un bassin, s’étendant à environ 6 milles dans chaque direction, et auquel on donne pour limites d’un côté l’embouchure du fleuve St.-Charles, le cap Diamant, et de l’autre côté la rive droite du St.-Laurent ; on y voit à l’ancre un nombre immense de vaisseaux marchands qui s’y rendent de toutes les parties du monde ; plusieurs bateaux à vapeur remontent le St.-Laurent et vont régulièrement tous les jours à Montréal. Cette ville est la résidence du gouverneur-général de l’Amérique anglaise, le siège d’un évêché catholique, regardé comme primat des catholiques de cette partie de l’Amérique, le siège d’un évêché anglican, d’une cour de justice, composée de deux chefs de justice, six juges, un attorney et un solliciteur-général, et d’un juge de la cour de vice-amirauté. La population actuelle de Québec s’élève à environ 14,000 âmes, dont les trois quarts sont catholiques et d’origine française ; le reste se compose principalement d’Anglais, d’Écossais et d’Irlandais.
Jacques Cartier, natif de St.-Malo, remonte en 1535 le premier le fleuve St.-Laurent et établit quelques relations avec les naturels du pays, et un petit fort à 4 lieues au-dessus de l’île d’Orléans ; ce fort prit de l’extension sous le gouvernement de Champlain et commença à prendre les apparences d’une ville régulière, et le nom de Québec en 1608. En 1629 cette ville fut prise par David Kertk, mais rendue à la France par le traité de St.-Germain-en-Laye, en 1632. Champlain reprend les rênes du gouvernement et meurt en 1635 dans cette ville, dont il fut le fondateur.
Une guerre longue et sanglante dans plusieurs rencontres et actions de détail surgit entre la France et l’Angleterre pour la possession du Canada ; elle fut terminée, en faveur des Anglais, dans les plaines d'Abraham par le gain d’une bataille et la prise de Québec en 1759. Le général Wolf y perdit la vie, ainsi que le chevaleresque Montcalm, général français. En 1775, Montgomery et Arnold, généraux américains, dirigèrent leurs attaques contre Québec, mais sans aucun succès.

Le port de Québec - reproduction © Norbert Pousseur
Le port de Québec dans les années 1830, gravure non signée sous la direction de Lemaitre,
extraite de l'Univers pittoresque

Texte extrait du Grand dictionnaire historique de Moreri, édition de 1725

QUEBEC, ville capitale de la nouvelle France, sur le fleuve S. Laurent, à 20 lieues de la mer, par les 46 degrés 57. minutes de latitude nord. Elle est bâtie dans une équerre formée par le fleuve et la petite rivière S. Charles, qui vient du nord ; et à l'ouest, ou plutôt au sud-ouest, elle est bordée par un cap fort élevé qu’on appelle le cap aux diamants, parce qu’on y trouve quelques diamants plus beaux que ceux d’Alençon. Sa rade est belle et spacieuse, fermée à l’est et au nord-est par l’île d’Orléans ; et les plus gros vaisseaux y peuvent venir. Il y a haute et basse ville ; il n’y a d’édifice public dans la basse ville qu’une église dédiée à Notre-Dame-de-la-Victoire ; c’est un vœu pour la levée du siège que les Anglais avaient fait de Québec en 1690. Cette église sert de succursale. La plupart des maisons sont assez belles, et c’est le quartier de presque tous les marchands et artisans. La haute ville n’est pas moins bien bâtie ; mais les chemins de l'une à l’autre sont bordés de maisons, dont la plupart appartiennent à des pauvres gens, et ne sont pas si jolies. La cathédrale, qui sert aussi de paroisse, et n’est pas un bel édifice ; le palais épiscopal, qui est bâti régulièrement et commodément ; le séminaire qui a été brûlé deux fois, et n’est pas encore tout-à-fait réparé ; le fort où demeure le gouverneur général, et qui est fort beau ; les Récollets, qui ont une très belle église, avec un monastère qui ne déparerait pas nos meilleures villes ; les Ursulines, qui après deux incendies se sont rebâties mieux quelles n'avaient jamais été ; les Jésuites, qui sont encore dans la première maison qu’ils aient eue dans le pays, laquelle n’a ni grâce, ni commodité, ni solidité, avec une église qui esl fort jolie et très bien ornée en dedans ; tout cela est dans la haute ville. Le fort, par le moyen d’une magnifique galerie qui règne tout le long des bâtiments, domine la rade et la basse ville aussi bien que l'évêché et le séminaire. Sa Cathédrale est un peu avancée vers le milieu ; les Récollets, les Ursulines et les Jésuites sont derrière. L'Hôtel Dieu, desservi par des religieuses hospitalières, est au milieu du chemin par où l'on descend à la petite rivière. Leur maison n'est pas achevée ; mais la situation est charmante. Et plus loin, tout au bas, assez prés des bords mêmes de la petite rivière, est le palais ou demeure l'intendant, et où s'assemble le conseil ; c'est un bâtiment neuf, bâti à la moderne, et d'un très bon goût. Mais tout ce qui est dans l'enceinte de la ville n'approche point de l'hôpital général, bâti à un petit quart de lieue de là dans un terrain assez bas et marécageux ; mais dans une très heureuse situation, sur les bords de la petite rivière, qu'il enfile jusqu'a la décharge dans le fleuve. C’est M. de S. Valier, qui tient aujourd'hui le siège épiscopal, qui a bâti cet hôpital, où il demeure, et auquel rien ne manque pour l'agrément et la commodité. Il y a mis des religieuses, qu’il a fondées, aussi bien que les lits des pauvres. Ce prélat est le second évêque de Québec, et a succédé à François de la Val, mort en odeur de sainteté en 1708, 25 ans après s’être démis de son évêché. Québec a un état major, un conseil supérieur, une juridiction subalterne, un collège de jésuites, et un bon nombre de marchands aisés. Sa situation la rend forte ; on n’a pas laissé de commencer à la fortifier régulièrement ; mais depuis vingt ans on n’a fait que bâtir et démolir, et il n’y a encore rien de fort avancé. Cette ville doit fa fondation à Samuel de Champlain, qui en a été le premier gouverneur, et qui y fit le premier établissement en 1608. et son nom a un mot sauvage qui signifie rétrécissement, parce que le fleuve, qui depuis la mer jusque-là a plusieurs lieues de large, n’a pas une demie lieue devant Québec. Cette ville fut prise en 1629. par les Anglais, qui se rendirent maîtres de tout le pays. Ils la restituèrent à la France en 1632. et depuis ce temps-là ils n’ont fait que des tentatives inutiles pour s’en emparer.
Voyage de Champlain. 'Relations de Canada - journal d’un voyage dans l'Amérique' par le P. de Charlevoix.

Québec en 1720 - reproduction © Norbert Pousseur
Vue de la ville de Québec, capitale du Canada (sic) en 1720, gravure tirée de l'article ci-dessous
Cette gravure diffère de la précédente par la présence de très peu de maisons dans la pente du côteau.
(se voit mieux dans les vues zoomés, plus bas)

Texte extrait du Magasin pittoresque, année 1844

VUE DE QUÉBEC EN 1720.

Le Canada fut découvert en 1534 par Jacques Cartier, pilote de Saint-Malo, qui, dans un second voyage, remonta le Saint-Laurent jusqu’au village de Hochelagua (depuis Montréal) ; mais aucun établissement durable ne se forma dans ce pays avant 1608, époque à laquelle Champlain y fonda quelques comptoirs pour la traite des pelleteries, comptoirs parmi lesquels se trouva celui de Québec, devenu plus tard la ville capitale de tout le Canada.
On a beaucoup discuté sur l’origine de ce nom de Québec. Les uns l’ont fait venir d’une source indienne, d'autres d’une source normande. On trouve dans les Transactions de la Société littéraire et politique de Québec (Avril 1835) le passage suivant : « Nous sommes portés à croire que Québec est un nom français. La terminaison en bec n’est point rare dans les noms de lieu en Normandie, d’où venaient la plupart des premiers colons du Canada ; elle signifie promontoire. Les hommes qui abandonnent leur patrie pour s’établir dans d’autres contrées sont fort enclins à transporter les noms de leur vieux pays dans le nouveau. Il est probable que le nom de Québec a été transporté de quelque lieu, maintenant inconnu en Normandie, à la capitale du Canada. Ce qui semble confirmer cette conjecture, c’est que sur le sceau du comte de Suffolk, capitaine employé par Henri V dans les guerres de France, on trouve gravé ce même nom de Québec. Il faut supposer que quelque village normand de ce nom avait été le théâtre des exploits du comte, et que Henri V le lui donna à titre de récompense. »
Ces raisons seraient excellentes si Champlain laissait quelque doute sur l’origine du nom qu’il donna à son établissement ; mais le passage de sa relation est tellement explicite que nous ne comprenons point pourquoi on a négligé de le citer. «Trouvant, dit-il, un lieu, le plus étroit de la rivière, que les habitants du pays appellent Québec, j’y fis bâtir et édifier une habitation, et défricher des terres et faire quelques jardinages. » Voilà donc qui est clair : le mot de Québec était donné par les Indiens ! à ce lieu, qui était le plus étroit de la rivière, et Charlevoix nous apprend, en effet, que québéio, en algonquin, signifie rétrécissement. De québéio à Québec la différence est évidemment  peu considérable.
Cette ville fut longtemps à se peupler et à s'agrandir. En 1630 ce n’était encore qu’un fort entouré de quelques cabanes et d'une vingtaine d'arpents défrichés ; mais, après la paix de Bréda, le nombre des colons s’accrut considérablement. En 1690 Québec était déjà une ville importante où l’on voyait un hôpital, des couvents, des églises, un séminaire, des palais pour l'intendant et pour le gouverneur, et des fortifications de quelque valeur. Une flotte anglaise composée de trente quatre voiles et portant trois mille hommes de débarquement vint l'assiéger à cette époque (16 octobre 1690). La flotte était commandée par Guillaume Phibs qui somma les Français de se rendre au roi Guillaume d'Angleterre. Mais M. de Frontenac, alors gouverneur, répondit au trompette chargé d'apporter la sommation : — Je ne connais pas le roi Guillaume ; je connais seulement un prince d’Orange, usurpateur et déloyal. Quant à la sommation de votre chef, je vais y répondre par la bouche de mes canons.
Le premier boulet parti de nos batteries abattit le pavillon de l’amiral anglais. Des Canadiens se jetèrent à la nage pour l’enlever au milieu de la mitraille, et le portèrent à la cathédrale. Pendant ce temps, MM. Longueuil et Maricourt son frère allaient dans un canot, le long des navires anglais, afin d’examiner leur force.
Les ennemis débarquèrent au nombre de quinze cents. On envoya contre eux trois cents Canadiens qui leur tuèrent beaucoup de monde dans les escarmouches. Les vaisseaux, de leur côté, canonnaient la ville; mais ils furent forcés de se retirer le lendemain, complètement désemparés. Nous n’avions pourtant point d’artilleurs dans nos batteries ; un gentilhomme canadien, Saint-Hélène, pointait seul presque toutes les pièces ; mais tous les coups portaient.
Les jours suivants, les troupes mises à terre essayèrent de s’avancer vers la ville ; elles furent assaillies de tous côtés par les Canadiens, et obligées de faire retraite et de se rembarquer, laissant leur camp, leur artillerie et leurs munitions : elles avaient eu six cents hommes de tués dans cette attaque. L’amiral remit à la voile, et perdit neuf de ses navires à l’embouchure du Saint-Laurent.

En 1709, les Anglais préparèrent une nouvelle expédition contre Québec ; elle ne put même arriver jusqu’à sa destination. En 1711, ils réunirent à Manhate, dans la même intention, une armée de deux mille hommes qui devait marcher sur la capitale du Canada, tandis qu’une flotte de quatre-vingts voiles remontait le Saint-Laurent ; mais celle-ci fut dispersée par une tempête, et huit gros vaisseaux périrent, couvrant le fleuve de marchandises, de débris et de trois mille cadavres. A cette nouvelle, l’armée , qui était en marche, rebroussa chemin.

La gravure jointe à cet article donne la vue de Québec neuf ans après cette dernière tentative, c’est-à-dire en 1720. Cette ville était alors le siège d’un évêque, d’un gouverneur général, d’un intendant, d’un tribunal ou conseil souverain, et de plusieurs communautés religieuses.
Il y avait haute et basse ville.
La basse ville, située au bord du fleuve, au pied d’une montagne d’environ 160 mètres de hauteur, était habitée par les marchands et défendue par une plate-forme qui battait à fleur d’eau. On y voyait une chapelle construite en action de grâces, après la défaite des Anglais et le départ de leur flotte, en 1690.
Un chemin tournant conduisait de la basse ville à la haute ville. Au milieu du coteau était l’évêché qui avait un grand jardin et des cours murées; c’était un édifice considérable. Tous les curés qui avaient affaire à Québec y trouvaient une chambre et un couvert à la table commune.
Vers le milieu, dans la haute ville, se trouvait la cathédrale. A sa droite on apercevait le séminaire construit par M. de Laval en 1663 ; il lui coûta cinquante mille écus. On y entretenait trente-deux ecclésiastiques, huit frères, et huit donnés ou domestiques engagés à vie. A la gauche, sur la hauteur, se montraient le fort et la maison du gouverneur ; un peu plus loin, également à gauche, le cap aux Diamants, où s’élevait une redoute qui commandait toute la ville. A la droite de la maison du gouverneur, commençait une série d’établissements importants : d’abord le couvent des récollets, puis le séminaire et l’église des jésuites, enfin, tout au bout, l’hôpital.
Tous ces édifices étaient bâtis en pierre de taille noire, ainsi que les principales maisons. Celles-ci avaient habituellement trois étages et étaient couvertes en planches. Québec n’avait, en 1720, qu’une population de sept mille âmes.
Cette ville, qui tomba au pouvoir des Anglais en 1759, ainsi que tout le Canada, et qui leur appartient encore, s’est considérablement embellie et accrue ; elle compte aujourd’hui (1844) trente mille habitants.

 

Lire aussi le Commerce au Canada dans les années 1720, extrait du dictionnaire du Commerce de Savary




Citadelle de Québec - reproduction © Norbert Pousseur Le port de Québec - reproduction © Norbert Pousseur  Québec en 1720 - reproduction © Norbert Pousseur

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