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Les villes à travers les documents anciens

Page de garde de La Bretagne de JJ Potel - reproduction © Norbert Pousseur

Tréguier dans les Côtes du Nord vers 1840

 

Tréguier et sa cahédrale - reproduction © Norbert Pousseur
La cathédrale de Tréguier, vers 1840, gravure de J .J. Potel

 

Texte et gravure
extraits de l'ouvrage "La Bretagne de Jérôme Jean Potel - édition 1844

Tréguier, petit port de mer dans le département des Côtes-du-Nord, était autrefois le siège d’un évêché.
Sa cathédrale et son cloître sont d’un bel effet.
Cette église et la ville de Tréguier elle-même doivent leur origine au monastère fondé par Saint Tugdual, noble et pieux personnage, qui vivait au VIe siècle. — Tugdual, fils ou parent d’Howel-le-Grand, roi de Bretagne, avait abandonné les avantages de sa position sociale pour se livrer tout entier à la religion. Le monastère qu’il avait bâti, possédait de grandes richesses, lorsque Hasting, chef des Danois, le pilla, après avoir détruit la ville de Lexobie, qui en était voisine. Nominoë, aussitôt qu’il eût chassé les Danois, s’empressa d’établir un évêque dans ce monastère, et d’y construire une église ; mais elle eut plusieurs fois à souffrir jusqu’au XIIIe siècle. Saint Yves lui fit alors subir une grande restauration, malgré laquelle il fallut la reconstruire dans le siècle suivant.
Si les documents nous manquent pour en dire davantage, le style et les ornements de cette cathédrale indiquent suffisamment qu’elle est bâtie sur l’emplacement d’une église romane, et qu’elle n’a été achevée qu’au XVIe siècle.

Dans le transept septentrional, on remarque quelques parties tout à fait romanes, peut-être mauresques, puis, derrière, une tour à fenêtres en plein cintre, dans laquelle on monte par une tourelle en dehors. Hasting ne saurait être considéré comme le fondateur de cette partie du monument, qui est très ancienne et doit appartenir à l’église primitive. La tour centrale carrée est plus récente ; probablement, elle date du Xe siècle. La tour qui est à l’autre extrémité du transept est surmontée d’une flèche en pierre d’une grande élévation : de loin, elle produit le plus bel effet; de près, elle est un peu lourde, ce qui tient probablement aux ouvertures carrées dont elle est surchargée.
Ce sont surtout les fenêtres de l’église, quelques parties du chœur et le cloître, qui doivent fixer l’attention des artistes et des voyageurs : partout les tympans des ogives sont très variés et très ornés ; les ogives sont souvent géminées ou divisées en trois, comme on le remarque aux fenêtres de la nef.
Nous ne savons rien des tombeaux que l’on a extraits de la cathédrale pour les porter dans le cloître, et l’on doit regretter que les souvenirs locaux se taisent à ce sujet.

Le diocèse de Tréguier était autrefois sous le patronage de Saint Yves, qui est aussi le patron des avocats et des procureurs. Jean V, duc de Bretagne, lui avait élevé un tombeau que la tradition dit fort remarquable, et à côté duquel il fut inhumé lui-même dans une chapelle dont il avait payé la construction, ce qui reporte sa date au XVe siècle.
Tréguier possédait, aux premiers siècles de son existence, un Minihy, ou lieu d’asile, dans lequel les malfaiteurs pouvaient se retirer et se mettre à l’abri de la vengeance des lois. Ces lieux d’asile ont été très communs en France, dans toutes les parties du royaume ; mais ils ont été plus respectés en Bretagne que partout ailleurs, ce qui leur a permis de s’y conserver plus longtemps.

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