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Les villes à travers les documents anciens

Reims au 18 et 19ème siècle

Reims depuis une de ses routes d'accès, vers 1835 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Reims depuis une de ses routes d'accès, vers 1835 - gravure de Rauch
extraite du Guide pittroresque du voyageur en France - 1838
(collection personnelle).

Les gravures sont zoomable en bas de page

Voir aussi la département de la Marne en 1883

Texte extrait du Dictionnaire de toutes les communes de France - éd. 1851 - Augustin Girault de Saint Fargeau
(collection personnelle).


REIMS
, Durocortorum, Durocortum Remorum, grande et très ancienne ville, Marne (Champagne), chef-lieu de sous-préfecture (ler arrondissement) et de trois cantons. Tribunal de 1ère instance et de commerce. Chambre et Bourse de communale. Cour d’assises. Conseil de prud’hommes. Archevêché, séminaire diocésain. 3 cures. École secondaire ecclésiastique. Collège royal. Gîte d’étape. Bureau de poste. Relais de poste.
Population. 40,776 habitants.
Terrain crétacé supérieur, craie blanche.

 

Le vieux château des archevêques de Reims, avant 1595 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Le vieux château des archevêques de Reims, démoli en 1595
gravure extraite de L'ancienne France - Sculptures et architectes - 1888
(collection personnelle).

Autrefois archevêché et duché-pairie, intendance de Châlons, chef-lieu d’élection, université, bailliage, présidial, hôtel des monnaies, justice consulaire, gouvernement militaire, lieutenance de maréchaussée, chambre syndicale, maîtrise particulière, collège, séminaire, douze paroisses et trois collégiales, 4 abbayes, 9 couvents, 5 hôpitaux.

À 43 km N.-O. de Châlons-sur-Marne, 156 km E.-N.-E. de Paris. Lat. 49° 14* 41", long. 1° j 42' 32" E.
L’arrondissement de Reims est composé de 40 cantons : Ay, Reine, Bourgogne, Châtillon, Fismes, Reims ( ler, 2e et 3e canton ), Verzy, Ville-en-Tardenois.

 

Son Histoire
Reims existait longtemps avant l’invasion romaine ; c’était la ville principale de la Gaule Belgique, et le chef-lieu d’une république que les Romains jugèrent digne d’une haute considération et de leur alliance. Cette ville se nommait alors Durocortorum ; plus tard elle prit le nom des Remi ou Remigi, qui l’avaient fondée. César nomme la capitale des Remi, Durocortorum, Ptolémée et Strabon en font également mention sous ce nom ; ce dernier mentionne cette ville comme une des plus considérables des Gaules, et lors d’une nouvelle division en provinces, elle fut élevée au rang de métropole de la seconde Belgique ; Strabon nous apprend aussi que les gouverneurs romains y faisaient leur résidence. Le grand nombre de routes qui y aboutissaient, et dont la Table de Peutinger et les Itinéraires romains donnent le détail, prouvent l’importance et la célébrité de cette ville sous les Romains. Ammien Marcellin, la Notice de l’empire et même quelques ordonnances du Code théodosien, désignent cette ville sous le nom de Remi, et nous avons des médailles antiques frappées, avec ce nom.

Les monuments historiques prouvent que Remi est Reims moderne ; toutes les mesures de l’Itinéraire et de la Table partent pour Durocortorum à Reims. Les routes qui s’y réunissent partent d’Augusta Trevirorum, Trêves ; Bagacum, Bavay ; Augusta Veromanduorum, St-Quentin ; Augusta Suessionum, Soissons ; Latinum, Meaux ; Durocatalaunum, Châlons-sur-Marne ; Nasium, Naix ; Divodurum, Metz. — Sous les successeurs d’Auguste et jusqu’au règne de Vespasien, Reims conserva son importance et sa prépondérance. Les Ro mains l’avaient ornée de beaux édifices.

Reims embrassa le christianisme en 360, six ans après, Jovinus, son consul, se fit chrétien. Vers l’an 400, la cathédrale fut fondée par l’évêque saint Nicaise, massacré en 406 par les Vandales, qui s’étaient emparés de la ville, un de ses successeurs, saint Remi, convertit au christianisme et baptisa à Reims, en 496, après la bataille de Tolbiac, Clovis et presque tous les chefs francs. En 1059, il se tint à Reims une assemblée nombreuse des seigneurs du royaume. Henri Ier les pria de reconnaître Philippe, son fils aîné, pour son successeur et de lui prêter serment, ce qu’ils firent tous d’un consentement unanime. C’est le premier sacre sous la troisième race dont on trouve quelques détails.
Philippe Auguste se fit sacrer à Reims en 1179, et depuis, ses successeurs jusqu’à Louis XVI (Henri IV excepté) y ont été sacrés. De nos jours, Charles X y a renouvelé cette cérémonie.

L’église épiscopale de Reims devint archiépiscopale en 774. Cette église comptait alors vingt-huit évêques ; elle a eu depuis soixante-dix archevêques. Dès le VIe siècle et pendant longtemps ces prélats ont eu la domination temporelle et la seigneurie de la ville.

Reims, où les rois de France avaient un palais au Ve siècle, a eu fréquemment à souffrir des ravages des guerres civiles et étrangères. En 719, elle s’arma contre Charles Martel, qui la prit d’assaut et la dévasta. En 990, Charles de Lorraine, rival de Hugues Capet, que Reims avait reconnu, s’en empara aussi et y commit de grandes dévastations. Dans le siècle suivant, Reims fut assiégée quatre fois. Elle le fut de nouveau en 1359, par Edouard III, roi d’Angleterre. Les habitants, livrés à eux-mêmes, combattirent avec tant d’héroïsme qu’ils forcèrent le fier Edouard à lever le siège, et taillèrent en pièces son arrière-garde. En 1421, Reims s’était soumise aux Anglais, mais la Pucelle les en chassa et y fit sacrer Charles VII.

Les armes de Reims sont : coupé le chef A azur semé de fleurs de lis A or, la pointe A argent a deux branches d’olivier courbées et passées en sautoir de sinople, et pour devise : Dieu en soit garde.

 

Situation de Reims
La ville de Reims est située près du canal de jonction de la Marne à l’Aisne, au pied de montagnes calcaires, sur la rive droite de la Vesle, dans un vaste bassin entouré de collines plantées de vignes, qui produisent d’excellents vins. Elle est généralement bien bâtie, formée de rues larges et assez bien percées. Les places publiques sont pour la plupart vastes et régulières. Les remparts qui entourent la ville ont 4 km de circuit, sont plantés d’arbres, et forment d’agréables promenades ; le cours est de toute beauté.
Privé par la nature d’eau potable, Reims doit au génie, à l’industrie et aux dépenses de M. Godinot, les eaux salubres de la Vesle, que ce respectable philanthrope fit amener de très loin à ses propres frais. Un château d’eau, élevé hors de la ville, renferme une machine hydraulique au moyen de laquelle les eaux de la Vesle sont conduites dans dix-sept fontaines réparties dans les différents quartiers.
On trouve dans un des faubourgs de cette ville, à Fléchambault, une source d'eau minérale froide qui jouissait de quelque célébrité vers la fin du XVIIIe siècle.

Les monuments de Reims

La cathédrale de Reims est l’un des plus beaux édifices gothiques du XIIIe siècle qui existent en Europe. Il paraît qu’elle était primitivement dans le haut de Barbâtre, hors de la cité. Au IVe siècle, Bétause, évêque de Reims, la plaça dans l’enceinte de la ville. Vers la fin du Ve siècle, saint Nicaise la transféra dans l’ancien capitole. Ebon, trente-deuxième évêque, la fit rebâtir avec plus d’étendue en 822. Le feu la détruisit en 1210, le 24 juillet, avec une partie de la ville. Robert de Coucy, célèbre architecte de Reims, entreprit de la reconstruire, et la mit à peu près dans l’état où elle est aujourd'hui : l’office y fut célébré pour la première fois en 1241. La croisée et le chevet ayant été brûlés en 1491, furent reconstruits peu de temps après.

La cathédrale de Reims vers 1850 - gravure de Rouargue reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La cathédrale de Reims vers 1850, gravure de Rouargue frères
gravure extraite de l'H'istoire des villes de France - Aristide Guilbert - 1859
(collection personnelle).

La longueur totale de l’édifice est de 142 m sur 30 m de large, et 44 m de hauteur jusqu’au sommet de la toiture. Le portail est composé de trois arcades en ogives, dont celle du milieu est la plus large et la plus haute, et de deux frontons chargés de figures. Au-dessus du portail, et dans les enfoncements des ogives et autres ornements architectoniques de la façade, on remarque une profusion de bas-reliefs et de statues dont le style, le caractère et l'expression sont dignes d'exciter la plus vive admiration. Le costume, aussi bien que le genre de travail, annoncent que ces figures sont du XIIIe siècle, et grâce à la manière dont elles ont été abritées, elles sont presque toutes dans un état parfait de conservation. L'arcade gauche représente la Passion, la droite le Jugement dernier, et celle du milieu le couronnement de la Vierge. Entre les tours, au-dessus de la rose, est la représentation du baptême de Clovis, et plus bas celle du combat de David avec Goliath.
Les tours sont composées d’arcades, de piliers, de chapiteaux, de pyramides, le tout à jour et en découpures, et se termine en une espèce de bonnet carré : chacune a 8 m carrés ; autour de ces chapiteaux sont trente-cinq statues d’évêques. La tour méridionale, plus basse que l’autre, ne fut achevée qu’en 1480.
La toiture de l’église est entièrement couverte de plomb. Au faîte et sur la croisée étaient autrefois quatre-vingt-huit fleurs de lis de plomb doré, de 50 cm de largeur ; la charpente est en bois de châtaignier. Au milieu de la croisée, en plein air, se trouve une horloge qui sonne tous les quarts d’heure et à deux carillons, l’un pour l’heure et l’autre pour la demi-heure. Le carillon de l’heure chante l’air des hymnes des différents temps de l’année. Cette horloge était autrefois sur la tour à droite. À l’extrémité de la toiture est placé le ciocher à l’Ange : il a de hauteur 17 m 86 cm et 4 m 22 cm dans son phis grand diamètre. L’ange posé sur la flèche du clocher est en laiton doré, et a de hauteur 2 m Il tient de sa main droite une croix de 2 m 22 cm Autour du clocher, à sa base, sont huit statues de taille gigantesque. qui toutes représentent des personnes punies du dernier supplice.
Au bout de la croisée, à droite, se trouve le Sagittaire en pierre, remis en 1502 à la place de celui de métal que Gervais, amateur de la chasse, avait fait poser autrefois, et qui avait été fondu dans l’incendie de la croisée. Vingt-deux piliers ou arcs-boutants, dont les arcades sont doubles, règnent autour de l’église. À chacun de ces piliers, vers le haut, est une statue d’ange ou de roi, entre deux colonnes. Ces piliers sont surmontés d’une croix.
A la partie latérale gauche sont deux grandes portes voisines l’une de l’autre, ayant la même hauteur et la mème largeur que les deux plus petites nefs. D’un côté de la première porte sont les statues colossales de saint Nicaise, de saint Eutrope et d’un ange, et de l’autre celles de saint Remi, d’un ange et d’un roi. A la voûte de celte porte sont placées par étages quarante-quatre petites statues de pécheurs ou de démons, qui regardent d’un œil moqueur le martyre de saint Nicaise et les miracles de saint Remi. A l’autre porte voisine, qui est fermée depuis longtemps, sont encore un grand nombre de petites statues par étages, représentant le Jugement dernier et les morts sortant de leurs tombeaux à demi ouverts.
La cathédrale est éclairée par un grand nombre de fenêtres, dont la plupart des vitraux sont peints, et par trois et même quatre roses. Sur celle du midi, à la croisée, on voit représentés les douze apôtres avec leurs attributs, dans des médaillons distribués autour de cette rose, au centre de laquelle le Père éternel est peint sous les traits et tes attributs de Jupiter. Celle qui est du côté du nord, au-dessus de l’orgue, n’est pas moins belle. On y a représenté, dans des médaillons, tes douze signes du zodiaque. Mais rien n’égale la richesse et la magnificence de la rose du portail, de la galerie vitrée placée au-dessous, et de la petite rose placée dans l’enfoncement au-dessous de celle dont nous venons de parler.
En entrant dans l’église, on voit d’abord autour de la grande porte cinquante-quatre statues dans des niches, et trente-quatre autour de chacune des portes latérales, sans compter le martyre de saint Nicaise, qui se trouve au haut du pourtour de la grande porte.
Au côté droit de la nef on remarque le tombeau de Jovin, rémois, général de cavalerie et d’infanterie romaine. On le voyait avant 1790, a Saint-Nicaise, porté sur deux colonnes de granit, et adossé au parement intérieur du portail. Depuis la démolition de cette belle église, on l’a transporté à la cathédrale, où il est maintenant avec cette inscription :

CÉNOTAPHE
ÉRIGÉ DANS LE QUATRIÈME SIÈCLE
A FLAVIUS JOVIN, RÉMOIS,
PRÉFET DES GAULES, CHEF DES ARMÉES, CONSUL ROMAIN ;
TRANSFÉRÉ DE L'ÉGLISE SAINT-NICAISE
À LA FIN DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE,
AN VIII (1800) DE LA RÉPUBLIQUE.

Il y a neuf chapelles dans le rond-point de la cathédrale. L’une des plus belles est la première à gauche, appelée autrefois la chapelle de saint Lait, et maintenant de la Vierge.
Vis-à-vis le sanctuaire, à gauche, on voit un orgue à vingt-cinq sortes de jeux, exécuté en 1481.
A droite du sanctuaire est l’hôtel des fonts baptismaux ; il est orné de sculptures qui représentent une Descente de croix ; on prétend que la cuve des fonts baptismaux a servi autrefois au baptême de Clovis.
Les croisées du rond-point du chœur sont en vitraux, et représentent diverses actions de la vie de Jésus-Christ. Les murs des deux nefs collatérales sont ornés de douze belles tapisseries.

Eglise St Rémi de Reims, vers 1830 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Eglise St Rémi de Reims, vers 1830, gravure de Fleury
extraite de La France pittoresque - Abel Hugo - 1835
(collection personnelle).

L’église St-Rémy, la plus ancienne de Reims, fut construite en 1041 ; elle appartenait à une abbaye de bénédictins. Cette église est un monument d’une haute importance historique, d’une architecture noble, originale, variée et instructive. Il est peu de monuments où l’on puisse mieux distinguer et lire plus couramment, pour ainsi dire, tes différentes dates de sa construction. Relevée de fond en comble par l’abbé Hérimart, de 1041 à 1049, il ne reste de cette ancienne construction que tes grosses murailles et en quelque sorte la carcasse de l’édifice. En 1162, on recouvrit d’une épaisseur de pierres taillées à la moderne tout l'intérieur de la nef, et l’on reconstruisit à neuf te rond-point, le chœur et le grand portail ; enfin l’archevêque Robert de Lénoncourt éleva, en 1481, le transept sud tout entier. Toutes ces soudures à dates certaines sont d’un extrême intérêt pour l’histoire de l'art. Dans l’intérieur, on remarqua le tombeau de saint Remy, mausolée de forme circulaire. L’intérieur est pavé en marbre, et le pourtour environné d’une marche. Autour sont les douze pairs de France, et saint Remy catéchisant Clovis.

 

Arc de triomphe de la porte de Mars à Reims - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Arc de triomphe de la porte de Mars à Reims, gravure de Fleury
extraite de L'Univers - France - M. Lemaitre - 1845
(collection personnelle).
Elle est ici encore dans le mur qui a été élevé par la suite.

La porte de Mars est un arc de triomphe qu’élevèrent les rémois en l’honneur de César et d’Auguste, lorsque Agrippa, gouverneur des Gaules, fit faire de grands chemins militaires qui passaient par cette ville.
La façade offre deux arcades d’égale grandeur flanquant une arcade centrale et plus grande ; huit colonnes corinthiennes la décorent ; tous les détails de sculpture sont très dégradés.

La porte de Mars de Reims et son Arc de triomphe, vers 1820,- gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La porte de Mars de Reims et son Arc de triomphe, vers 1820, gravure de Goblain
extraite de Nouveau voyage pittoresque de la France - Osterwald - 1827
(collection personnelle).

 

L'Hôtel-de-ville, édifice dont la façade a été achevée récemment, a été construit en 1636. Cette façade a 61 m de longueur ; au milieu est un pavillon décoré d’une statue équestre de Louis XIII. L’aile gauche renferme une belle bibliothèque, contenant 25,000 volumes et environ 1,000 manuscrits.

La place Royale de Reims vers 1850 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La place Royale de Reims vers 1850, gravure d'Asselineau
numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).

 

On remarque encore à Reims la place Royale, décorée d’uue statue de Louis XV ; la salle de spectacle ;
la porte de Vesle ; l’hôtel des comtes de Champagne, rue du Tambour ; l’hôtel de Joyeuse, sur te place de l’Hôtel-de-ville ; l’hôtel de Chevreuse, rue des Gueux, etc., etc.

La porte de Vesle de Reims en 1825 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseurgravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La porte de Vesle de Reims lors du sacre de Charles X, gravure d'Asselineau
numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).
 Vue de la porte de Vesle prise à l'occasion du sacre de Sa Majesté Charles X
Entrée de Sa Majesté à Reims : présentation des Clefs de la ville par M. Ruinart de Brimont, Maire.
28 mùai 1825

 

Plusieurs maisons offrent des inscriptions destinées à perpétuer d’honorables souvenirs. Telles sont celles qu’on lit :

À l’hôtel de la Maison-Rouge,
L’AN 1499, AU SACRE DE CHARLES VI!,
DANS CETTE HOTELLERIE, NOMMÉE ALORS L’ANE RAYÉ,
LE PÈRE ET LA MÈRE DE JEANNE D’ARC
ONT ÉTÉ LOGÉS ET DÉFRAYÉS
PAR LE CONSEIL DE VILLE.

À l’ancienne maison dite le Long-Vêtu, rue de Cérès,
JEAN-BAPTISTE COLBERT,
MINISTRE D'ÉTAT SOUS LOUIS XIV,
EST NÉ DANS CETTE MAISON
LE 29 AOUT 1619.

Rue du Marc,
ANTOINE PLUCHE,
AUTEUR dU SPECTACLE DE LA NATURE,
L’UN DES BIENFAITEURS DE LA VILLE,
EST NÉ DANS CETTE MAISON
LE 18 NOVEMBRE 1688.

Rue du Tambour est une maison en pierre remarquable, bâtie au XIIIe siècle et restaurée au XVIe. De cette dernière époque il existe un pavé en briques émaillées, le plus beau que l’on connaisse en France, bien qu’il soit très endommagé. La façade est de la première moitié du XIIIe siècle ; elle est ornée de cinq statues assises, de grandeur naturelle, sculptées en ronde bosse, jouant de divers instruments de musique ; celui qui joue du violon est couronné de roses : cette façade est sans contredit le plus bel exemple d’une maison gothique de cette époque ; des cheminées richement sculptées, des poutres et des plafonds peints se voient encore dans plusieurs chambres.

Industrie.
Manufactures de draps, silésies, casimirs, flanelles lisses et croisées, ras, burats, couvertures de laine, étoffes pour gilets, tissus, mérinos, châles façon cachemires.
Fabriques de bonneterie, étamines à bluteaux, savon noir, chandelles, pains d’épices et biscuits renommés. Nombreuses teintureries ; filatures hydrauliques de laine ; blanchisseries de cire ; brasseries ; tanneries et corroieries.
Commerce de grains, farines, vins de Champagne, eaux-de-vie, épiceries, denrées coloniales, laines peignées, cotons filés, chanvre, lin, cuirs, laines, étoffes et tissus de ses nombreuses manufactures, etc.
Foires les ler mardi de Pâques (8 jours), 7 janvier (3 jours), 23 juillet (3 jours) et veille de la St-Remy (3 jours).

Biographie. Reims est le lieu de naissance :

  • De Jovin, consul romain et préfet des Gaules.
  • Du grand Colbert.
  • De l’historien Vely.
  • De l’abbé Lebatteux, membre de l’Académie française.
  • De Levesque de Burigny, membre de l’académie des inscriptions.
  • De l’abbé Pluche.
  • De J.-L. Deperthes, jurisconsulte et littérateur.
  • Du vicomte d’Archiac, littérateur.
  • De Hédouin de Ponsludon, littérateur.
  • De J. Godinot, qui consaèra plus de cinq cent mille francs pour la fondation de divers établissements utiles
    et pour l’embellissement de la ville de Reims.
  • De J.-B. Géruzez, E. Jacob, Povillon-Piérard, historiens de Reims.
  • Du minéralogiste Macquart.
  • Du chimiste Boudet.
  • Des médecins E.-A. Husson et Goulin.
  • De Tronçon du Coudray, l’un des défenseurs de la reine Marie-Antoinette.
  • De S.-N.-H. Linguet, avocat, mort sur l’échafaud révolutionnaire le 27 juin 1794.
  • Du conventionnel Armonville, surnommé Bonnet-Rouge.
  • De l’ingénieur en chef Polonceau.
  • Du maréchal Drouet, comte d’Erlon.
  • Du lieutenant général Brunet.

 


Article extrait du Dictionnaire universel géographique et historique - Thomas Corneille - 1708
(collection personnelle)

REIMS. Ville de France en Champagne, avec Archevêché, qui a pour suffragants Soissons, Châlon-sur-Marne, Laon, Senlis, Beauvais, Amiens, Noyon et Boulogne, en Latin Remi et Remensis civitae.

Elle est au milieu d’une belle plaine, à huit lieues de Rethel, à dix de Châlons, à treize de Soissons et à trente-deux de Paris, et située sur la rivière de Vesle, qui lave une partie de ses murailles. Son circuit est de plus d’une heure de chemin, et elle renferme quantité de belles places, de grandes rues, des maisons fort bien bâties et de magnifiques églises.

Sa Métropole qui est dédiée à Notre-Dame, est remarquable par son vaste bâtiment, et par la structure de son portail très estimé, tant pour son architecture que pour les figures et ses bas-reliefs qui le font passer pour une pièce achevée. Le Chœur est fort long, et au milieu est le Grand-Autel.
À côté de cette église, il y a un grand Cloître où est le Chapitre, ce qui témoigne la régularité des vieux temps.

Cette cathédrale est illustre par un grand nombre de Prélats d’une sainteté et d’un mérité extraordinaire qui l’ont gouvernée, entre lesquels on compte Saint Sixte, Saint Nicaise et Saint Remy, par les Conciles qui s’y sont tenus, et par les éminentes prérogatives dont elle jouit. Elle a donné quatre Papes au Saint Siége, (savoir Silvestre II, Urbain II, Adrien IV et Adrien V. Le premier en a été Archevêque, le second Chanoine, le troisième Archidiacre, et le dernier a eu cette même Dignité avec celle de. Chancelier. Cette même église a eu douze Princes pour Archevêques, parmi lesquels il y a eu deux fils de France, Arnoul, fils du Roi Lothaire, et Henri, fils du Roi Louis le Gros, et quatre Princes, du Sang Royal  (savoir Hugues de Vermandois, Henri de Dreux, Jean et Robert de Courtenay.
Onze autres de ses Prélats ont été ornés de la pourpre, six Légats à lettre, cinq Chanceliers de France, et plusieurs grands personnages appelés au Ministère ou employés en diverses Ambassades.

Charles X à la cathédrale de Reims en 1825 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Charles X arrivant à la cathédrale de Reims pour son courronement en 1825
Gravure de Salneuve numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).
Vue de l'église métropolitine de Reims
prise à l'occasion du sacre de sa Majesté Charles X
Sa Majesté arrivant à le porte de l'église
et reçu sous le dais par son sérénissime le Comte de Latil Archevêque de Reims
18 mai 1825

Le Diocèse de Reims renferme la plus grande partie de la Champagne, avec quatre cents quatre-vingt-trois paroisses qui dépendent des Archidiaconés de Reims et de Champagne, ayant chacun sous soi neuf Doyennés Ruraux. Le Chapitre de la Cathédrale est composé d’un Prévôt, d’un Doyen, d’un Chantre, d’un Grand Archidiacre, de l’Archidiacre de Champagne, d’un Trésorier, d’un Vidame, d’un Écolâtre, et de soixante Chanoines. Les Archevêques de la même ville ont le Privilège de sacrer nos Rois; mais quoiqu’ils le prétendent depuis le temps que Clovis se fit baptiser dans cette église, et que celui qui apportait le saint Chrême ne pouvant fendre la presse, on vit un Ange descendre du Ciel en forme de Colombe tenant en son bec une ampoule pleine d’huile qu’il offrit à S. Remi, alors Archevêque de Reims, ils ne possèdent ce droit incontestablement que depuis le Sacre de Louis le Jeune, qui en fit une loi irrévocable, lorsqu’il eut reçu la Couronne des mains du Pape Innocent II qui avait assemblé un Concile dans cette ville contre l’Antipape Anaclet.

Voyage et route de Versailles à Reims pour le sacre de louis XI  - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Voyage et route de Versailles à Reims pour le sacre de louis XI en 1722
Estampe numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).
Voyage et route du Roy, à Reims pour son Sacre
et des réceptions faites à Sa Majesté sur le chemin,
avec les distances des couchez et disnés.


La Sainte Ampoule apporté du Ciel pour sacrer les Rois de France l'an 496

Le 16 octobre 1722 le Roy partit de Versailles, couche à Paris ... 4 lieues (~16km)
Le 17 passe au Bourget et au Mesnil couche à Dammartin Bourg
et Chasteau à Mr le Duc ... 7 lieues (~28km)
Le 18 diné à Nanteuil Bourg et Chasterau où Mr le Maréchal d'Estrées traitte le Roy ... 3 lieues (~12km)
Couche à Villiers Cotteret beau Chasteau où Mr le Régent régale toute la Cour magnifiquement en Regals Conserts et Chasses ... 5 Lieues (~20km)
Le 19 passe la forest et verte-feuille couche à Soissons Ville ... 6 lieues (~24km) où il a Sejour le 20. L'Evesque et le Gouverneur Mr le Comte d'Evreux reçoivent sa Majesté avec grand appareil.
Le 21 dine à Braine petite ville à Madame la Duchesse de Duras ... 6 lieues (~24km)
Couche à Fismes Bourg ... 3 lieues (~12km) où Mr le Prince de Soubise
Gouverneur de Champagne reçoit le Roy jusqu'à Reimls
où il est reçu avec toute la joye et l'affection de tout le monde ... 5 lieues (~20km)
Environ 150km du 16 au 22 octobre, soit 7 jours, son carrosse avançant à l'allure des soldats à pied.

A - La porte de Mars / B - la porte de Cesle / C - N.Dame Cathédrale où les rois sont sacrez
D - Abbaye St Pierre / E - Abbaye de St Remy où est gardé la Ste Ampoule
G - Abbaye de St Nicaise / H - Porte de St Remy / I - Porte de Lumière

Cette Ordonnance a été observée exactement par ses Successeurs, à l’exception de Henri IV,  qui n’étant pas maître de Reims lorsqu’il vint à la Couronne, se fit sacrer à Chartres. Le même Roi Louis le Jeune réduisit à douze le nombre des Pairs qui doivent assister à cette cérémonie, six ecclésiastiques, savoir l’archevêque de Reims, et les évêques de Laon, de Langres, de Beauvais, de Noyon et de Châlons, et six Laïques, qui sont les Ducs de Bourgogne, de Guienne et de Normandie, et Ies Comtes de Toulouse, de Champagne et de Flandre.

Ce fut dans cette Cathédrale de Reims que les Huns tuèrent le vénérable Vieillard S. Nicaise, au même lieu où est à présent la Chaire du Prédicateur. Sa mémoire a été honorée d’une église qui porte son nom. C’est une belle abbaye de l’Ordre de Saint Benoît.
Il y a au bas de cette église un ancien Tombeau élevé sur des piliers avec des figures du Paganisme à l’entour. Saint Nicaise est proche de Saint Rémi. Son Église est belle, assez spacieuse et desservie par des Religieux de l’Ordre de Saint Benoît de la Congrégation de Saint Maur, la sainte Ampoule y est conservée. C’est une petite fiole, presque pleine d’une liqueur congelée rougeâtre, et tirant un peu sur le noir. Elle est enchâssée dans un petit vaisseau quarré, sur lequel il y a un cristal épais environ d'un doigt. On la serre dans le Tombeau de S. Remi qui est dans le Chœur, derrière le Grand-Autel, où la porte qui le ferme est enrichie de diverses pierres précieuses, rubis, émeraudes, perles, et autres de grande valeur. Un anneau donné par François Ier y sert de boucle pour tirer la porte.
Autour du Tombeau sont représentés les douze anciens Pairs de France, et à côté à main gauche contre le mur du Chœur, est un grand tableau qui fait voir la cérémonie du Sacre de nos Rois.

Les Capucins qui sont à un des bouts de la ville ont un fort grand jardin, où il y a un beau bois. L’église des Dominicains qui n’en est pas éloignée est assez commune. Celle des Cordeliers qui est auprès du monastère de S. Pierre est beaucoup plus belle.

La cathédrale de Reims, vue des lavoirs, vers 1840 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La cathédrale de Reims, prise des lavoirs, vers 1840, dessin de Durand
Gravure numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).

Il y a dans la ville deux ou trois belles places, dans l’une desquelles l’Hôtel de Ville est bâti de neuf. La statue de Louis XIII est sur le portail. La Place appelée de la Couture, où se tient la foire de la semaine de Pâques, est la plus belle de toutes. Elle est fort spacieuse, et au milieu de quatre grandes rues larges, sur lesquelles les bâtiments avancent et sont des galeries au-dessous où l’on marche à couvert. La maison et le jardin des Arquebusiers sont auprès de cette Place.

On ne peut douter que Reims ne soit une ville très ancienne, puisqu’on le voit par plusieurs antiquités qu’on y a découvertes depuis peu, et par divers monuments que le temps a épargné ; mais c’est une fable que ce qui est rapporté par quelques-uns, que des fugitifs de Rome vinrent établir leur demeure en ce quartier après la mort de Remus dont ils avaient pris le parti contre Romulus, et qu’ils y dressèrent le plan d’une ville, qu’ils nommèrent Reme pour conserver le nom de Remus. Il y en a qui disent avec Jean le Maire, que Remus ou Romus, vingt-troisième Roi des Gaules, fils de Nannes, fonda dans la Champagne la ville capitale de Durocortorum pendant le règne de Priam à Troye, et nomma Remois de son nom, tant le peuple de cette ville, que tous ceux des environs. Quoiqu’il en soit, cela en fait mention en plusieurs endroits de ses Commentaires, et lui donne rang parmi les plus puissantes Cités des Gaules, l’appelant aussi Durocortorum. Le Roi Louis IV la donna vers l’an 9J7 à Vitold qui en était archevêque. Il y a Présidial et Bailliage, avec Université, qui y fut fondée par Charles, Cardinal de Lorraine, archevêque de cette ville, avec plusieurs Privilèges, ce qui lui fut premièrement permis par le Roy Henri II et ensuite par le Pape Paul III; en ce qui regardait le Spirituel. * André du Chêne, Antiq. des Villes de France. Joly, Chan. de Paris, Voyage de Munsteh Audissret, Geogr. anc. et mod. Tome 2.

La ville de Reims se fait une gloire d’avoir donné la naissance au fameux Pierre Lallemant, Chancelier de l’Université de Paris. Il naquit vers l’an 1622 et après avoir fait ses études avec beaucoup de succès dans la même Université, il en fut fait Recteur plusieurs fois, Inspiré de Dieu pour quitter le monde, il prit l’habit de Chanoine Régulier de Saint Augustin à Saint Vincent de Senlis, et fit procession à Sainte Geneviève de Paris. Son érudition et sa piété lui attirèrent une estime générale. La dignité de Chancelier de l’Université, dépendante de l’abbaye de Sainte Geneviève étant demeurée vacante en 1662 par li mort du Père Fronteau, l’Université jeta les yeux sur le Pere Lallement pour lui succéder en cet emploi, et tout ce qu’il fit pour se défendre de l’accepter, fut inutile auprès de l’Abbé, qui le choisit comme un homme d’un mérite très distingué. Il renouvela les preuves qu’il y avait déjà tant de fois données d’un profond savoir et d’une vive éloquence dans les actes publics, et se sentant attaqué d’une maladie qui le minait insensiblement, il ne songea plus qu’à se préparer à mourir aussi saintement qu’il avait vécu, ce qui lui fit composer trois Livres, savoir le Testament spirituel, La mort des Justes et Les saints désirs de la mort. Il la vit venir sans crainte et finit ses jours le 18 de février 1673.

Plan aérien de Reims vers 1720 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Plan aérien de Reims vers 1720, provenant de La Galerie agréable du monde
Gravure numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).

Plan à vol d'oiseau de Reims, vers 1780  - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Le portraict au naturel de la ville cité et université de Reims vers 1780
Gravure de Jean-Michel Moreau numérisée et conservée par la © BNF
Retravaillée numériquement par mes soins (Norbert Pousseur).

A MESSIEURS LES HABITANS DE LA VILLE DE REIMS
MESSIEURS, ayant faict choix de cette ville pour mon séjour,
j'ay bien voulu vous faire paroistre par quelques traict de mon Art,
un témoignage de mon labeur & du service que je vous ay voüé
dès l'heure que j'ay eu l'honneur de m'approcher de vous.
Et n'ayant rien jugé plus digne de vous estré offert que le Portraict de cette mesme Ville,
de qui vous estes le plus beau lustre, & qui luy servez de ferme appuy :
Il m'a semblé fort à propos de m'en acquitter par l'entremise de mon Burin.
Je vou l'offre donc, MESSIEURS, & vous prie de recevoir avec autant de faveur,
que j'ay d'affection à me faire cognoistre.



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Zoom sur Reims depuis une de ses routes d'accès, vers 1835 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur Le vieux château des archevêques de Reims, avant 1595 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur La porte de Mars de Reims et son Arc de triomphe, vers 1820,- gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur    Zoom sur Arc de triomphe de la porte de Mars à Reims - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur

Zoom sur La place Royale de Reims vers 1850 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur La porte de Vesle de Reims en 1825 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseurgravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur Charles X à la cathédrale de Reims en 1825 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur La cathédrale de Reims, vue des lavoirs, vers 1840 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur  

Zoom sur Voyage et route de Versailles à Reims pour le sacre de louis XI  - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur La cathédrale de Reims vers 1850 - gravure de Rouargue reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur Eglise St Rémi de Reims, vers 1830 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur Plan aérien de Reims vers 1720 - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur   Zoom sur Plan à vol d'oiseau de Reims, vers 1780  - gravure conservée et numérisée par la © BNF,restaurée numériquement par © Norbert Pousseur

 

 

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