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Saint Geoire dans l'Isère vers 1830, gravure de Victor Cassien
in l'Album du Dauphiné - Cassien et Debelle - 1835
collection personnelle
Album du Dauphiné par Cassien et Debelle - 1835, Collection personnelle St Geoire Entre Voiron et le Pont-de-Beauvoisin, et au centre de la jolie vallée de Peynans, se trouve situé le bourg de Saint-Geoire. Vu des coteaux qui bornent la vallée au midi, il offre l’aspect le plus riant et le plus pittoresque. Il se présente encore très bien au voyageur, qui, arrivant du coté de Voiron, le voit tout-à-coup apparaître de l’autre côté d'une verte prairie arrosée par un ruisseau qui s’y précipite en cascade, et dont le cours, devenu plus tranquille, est ombragé par des noyers et des peupliers d’Italie. Le château et l’église attirent aussitôt les regards ; l’un avec ses gothiques croisées et son toit démesuré, l’autre avec son clocher dont le fer blanc étincelle aux rayons du soleil. On trouve en Dauphiné grand nombre de sites qui étonnent par le grandiose ou la singularité de leur aspect, mais on ne voit rien de plus simple, de plus tranquille et de plus gracieux à la fois, que ce frais paysage. Sous le rapport historique, Saint-Geoire n’a jamais occupé l’attention publique ; il n’en est même pas question aux temps des guerres de religion. Humble bourgade oubliée au milieu des bois et des marais, elle échappa vraisemblablement aux dévastations que catholiques et protestants promenèrent tour à tour dans la province. Cependant, l’existence de ce pays n’aurait pas toujours été aussi paisible, s’il fallait en croire une tradition qui a conservé le vague souvenir d’une ancienne catastrophe dont elle ne rappelle au reste aucune circonstance. Elle se borne à dire qu’à côté du bourg actuel, il y en avait un autre plus considérable, sans donner la moindre indication sur l’époque et les causes de sa destruction. Plusieurs monastères s’élevaient autrefois autour de Saint-Geoire, mais leurs derniers vestiges sont effacés. Non loin de là, et à une époque antérieure, on avait découvert plusieurs cercueils assez remarquables. L’un d’eux a été conservé par un des principaux habitants de Saint-Geoire, qui lui a donné asile dans son jardin. Mais c’est assez s’occuper de ce qui n’existe plus ; il faut parler de ce qui est encore debout, et d’abord du château, sous la protection duquel le bourg est placé. L'église de Saint-Geoire, plus belle que ne le sont ordinairement chez nous les églises de village, est vraisemblablement l'œuvre de la famille de Clermont. Le chœur seul appartient à ces temps reculés ; la nef et les bas-côtés sont d’une époque postérieure. Le portail, d’un travail gothique remarquable, est aussi plus ancien que les murs au milieu desquels il est enchâssé, sauf l'ornement triangulaire du sommet qui est un appendice plus récent ; c’est une espèce de petit fronton où l’on a représenté la résurrection. Le style de ce bas-relief, et surtout des ornements qui l’entourent, indique la transition du gothique à la renaissance. Ce portail a éprouvé de nombreuses mutilations. La statue du prélat bienfaiteur de l’église existait autrefois au-dessus de la petite rosace du milieu, car on voit aujourd’hui encore une tête mitrée qui est restée comme suspendue au sommet du grand triangle. On distingue encore au milieu du bourg de Saint-Geoire de vastes bâtiments disposés en fer à cheval et flanqués de tours. C’était un monastère de femmes qui prenait le titre d’abbaye royale de Saint-André, et qu’une ordonnance royale de 1730 réunit à l'abbaye de Notre-Dame des Colonnes de Vienne. Anciennement, Saint-Geoire n’a pas produit d’illustrations ; cependant, les historiens dauphinois citent deux de ses habitants, Pierre èt Claude Pascal, qui tous les deux s’étaient voués au culte des lettres. Le premier a laissé des harangues, des épîtres latines, un discours au sénat de Venise, un éloge de Henri II et un commencement d’histoire de France. Le second a fait des vers français, et ses rondeaux, dit Guy-Allard, ont été trouvés admirables. Il est vraisemblable qu’aujourd’hui les poésies de Claude Pascal n’auraient pas le même succès. Depuis la révolution, il est sorti de ce pays sept ou huit officiers généraux ou supérieurs, qui se sont associés à la gloire militaire de la république ou de l’empire.
Geoire (St-) Bourg d'Isère (Dauphiné), arrondissement et à 525 km de la Tour du Pin et à 30 km Bourgoin, chef-lieu de canton. Cure. Bureau de poste de Voiron. Population 4.383 habitants. Terrain tertiaire supéreiur. Forges. Foires mardi après Pâques, et lundi après le 29 août. Marchés tous les mardis. Dictionnaire de toutes les communes de France - 1851 - Augustin Girault de Saint Fargeau - collection personnelle. Geoire (Saint-) ... Fabrique de sucre indigène. 4.640 habitants (Dictionnaire général de Géographie universelle ancienne et moderne - 1840 - Enery et Hirth - collection personnelle. ... 3723 habitans en 1880 (Nouveau dictionnaire des communes de France - 1882 - collection personnelle.)
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