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Le Puy en Velay, ville de pèlerinage

 

La vierge du Puy en Velay, la nuit - © Norbert Pousseur
Sur son rocher, la Vierge domine la ville du Puy en Velay, et de nuit sa présence est presque écrasante.
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10228 - © Norbert Pousseur
(Pour agrandir cette photo, voir en bas de page)


Le Puy en Velay et une ville chargée d'histoire et de symboles religieux, d'autant qu'elle est un des points de départ du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en plus de son pèlerinage à la Vierge.


La ville du Puy en Velay

Voir aussi les l'autre page sur le Puy en Velay avec quelques vues générales et des textes sur l'Histoire du Puy en Velay, provenant de diverses sources, ainsi que des gravures de 1830 à 1860, le tout provenant de mon fonds bibliographique.

 

 

Voir aussi, sur ce site, dans l'Atlas de Vuillemin de 1883, l'extrait de la carte de la Haute Loire


 

De nuit, la Vierge sur le rocher Corneille du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La vierge, de nuit, sur le rocher Corneille
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10224 - © Norbert Pousseur

 

 

De jour, la Vierge monumentale sur le rocher Corneille du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
De jour, elle est un peu moins omniprésente
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10328 - © Norbert Pousseur

 

 

Des maisons du Puy en Velay, la Vierge  sur son rocher - © Norbert Pousseur
La Vierge, encore, depuis les maisons sous le rocher Corneille.
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10429 - © Norbert Pousseur

 

 

Le clocher illuminé de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Le clocher de la cathédrale avec ses illuminations nocturnes
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10215 - © Norbert Pousseur

 

 

Le grand escalier de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Le grand escalier qui monte à la cathédrale
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10454 - © Norbert Pousseur

 

 

La façade de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La façade de la cathédrale avec ses pierres noires volcaniques
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10453 - © Norbert Pousseur

 

 

Toit bicolore et entrée de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Un toit bicolore, et la travée d'entrée de la cathédrale
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10364 - © Norbert Pousseur

 

 

Détail du linteau du porche du For de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
L'autre linteau tout en dentelle de pierre du porche du For
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10362 - © Norbert Pousseur

 

 

Statue d'évêque sur le mur d'une maison du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Une des statue qui orne les murs des maisons de la vieille ville
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10331 - © Norbert Pousseur

 

 

Griffons d'un chapiteau de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Deux griffons (?) du chapiteau de l'entrée de la cathédrale
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10338 - © Norbert Pousseur

 

 

Sirène ou ondine sur la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Une autre des sculptures de la cathédrale : une sirène ?
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10361 - © Norbert Pousseur

 

 

Homme écrasé par le poids d'une voute de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Il semble écrasé par le poids de la voûte
tout en se maintenant fermement, agrippé à ses genoux.
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10370 - © Norbert Pousseur

 

 

Tête de lion d'une porte de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Tête de lion de la porte de la cathédrale donnant sur le For
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10340 - © Norbert Pousseur

 

 

Anges de la voute de la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Anges et cercle de feu du Dôme de la cathédrale
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10344 - © Norbert Pousseur

 

 

Vierge en gloire dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Vierge en gloire, à l'intérieur de la cathédrale
Avallon - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10351 - © Norbert Pousseur

 

 

La vierge npire dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La Vierge noire du Puy, entourée par son cercle de luminaires
Avallon - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10355 - © Norbert Pousseur
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l'évêque Pierre le Breton en gisant dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Tombe de Pierre le Breton évêque du Puy
Avallon - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10358 - © Norbert Pousseur

 

 

Armes de Pierre le Breton dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Les armes de Pierre le Breton, évêque
Avallon - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10357 - © Norbert Pousseur

 

Texte de l'ex-voto relatif à la peste de 1630 dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10345 - © Norbert Pousseur

Vœux fait et rendu par tous les ordres des habitants de la ville du Puy, le 22 avril 1630.
Rendant grâce à Dieu de les avoir délivrés du mal de peste duquel moururent
dix mille et plus desdits habitants l'année précédente :
cette faveur leur étant arrivée par les prières puissantes de la Glorieuse Vierge
leur bonne dame et patronne de laquelle cité porte en procession solennelle,
la sainte image comme est ici dépeint.
***
Accipe devotam merito tibiVirgo tabellam,
Sit licet haec meritis Gratia parua tuis
Aniciique, memor quaecumque infesta repelle,
Semper et afflictis esto levamen. Amen.
Traduction approximative :
Accepte cet tableau ex-voto à Toi Vierge,
En mémoire de cette peste les Aniciens te rendent Grâce
pour l’allégement de cette affliction Ainsi-soit-il

 

Partie gauche du tableau-ex-voto relatif à la peste de 1630 dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La partie gauche du grand tableau ex-voto (~1,5mx3m), de la procession à la vierge du Puy
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10349 - © Norbert Pousseur

 

 

Partie droite du tableau-ex-voto relatif à la peste de 1630 dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La partie droite du tableau - les reflets obligeant cette vue en 2 sections
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10347 - © Norbert Pousseur

 

 

Statue de la vierge noire sur le mur d'une maison du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Réplique (peut-être assez récente) de la statue de la vierge noire du Puy
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10396 - © Norbert Pousseur

 

 

Croix ancienne du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
Une croix sur le chemin allant de la cathédrale à la chapelle St Michel d'Aiguilhe.
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10418 - © Norbert Pousseur

 

 

Sur son dyke, l'église St Michel du Puy en Velay - © Norbert Pousseur
La chapelle ou église St Michel d'Aiguilhe sur son dyke.
On aperçoit les visiteurs-pélerins en train de descendre les 220 marches
taillées dans les 85 mètres de ce rocher volcanique.
Le Puy en Velay - 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10418 - © Norbert Pousseur
(Pour agrandir cette photo, voir en bas de page)

 



Modèle en plâtre, grandeur nature de la Vierge du Puy en Velay - reproduction © Norbert Pousseur
Modèle en plâtre de la statue de la Vierge du Puy en Velay
Gravure publiée en 1862 dans 'Le Magasin pittoresque'
Le Puy en Velay - repro 2019 - Num 50mpx - 5dsr_11532 - © Norbert Pousseur

 

LA VIERGE COLOSSALE DU PUY,
SURNOMMÉE LA NOTRE-DAME DE FRANCE.


La Vierge du Puy est aujourd’hui la plus grande statue obtenue par la fonte que l’on connaisse en Europe : elle a 16 mètres de hauteur et 17 mètres de circonférence, au point de son plus large développement, et la figure colossale de la Bavière, qui vient immédiatement après, n’a que 15m,793 de haut, la plinthe comprise. Ces chiffres indiquent assez les difficultés prodigieuses qu’ont dû rencontrer le statuaire et le fondeur pour amener à bien leur œuvre.
Conserver la grâce religieuse dans la grandeur, c’était la préoccupation de l’artiste ; surmonter les difficultés innombrables qui se présentent dans une fonte gigantesque et dans l’ajustement des parties diverses qui la composent, édifier d’une façon inébranlable ces vastes parties métalliques sur un rocher solitaire, ce devait être, pour le fondeur, l’objet' d’essais répétés et de calculs nombreux
Avant d’entrer dans quelques détails sur le mode d’exécution, établissons clairement l’époque précise où commencèrent les travaux ; on verra par ce peu de lignes avec quelle célérité ils furent conduits.

Le concours qui appelait tous les artistes de l’Europe à présenter des projets pour l’érection de la statue de Notre- Dame de France fut commencé dès le printemps de 1853. Deux articles publiés, en juillet de la même année, par M. Prosper Méritée, dans le Moniteur, firent comprendre l’importance et les difficultés de l’œuvre. Quelques semaines après, cinquante-cinq projets d’une exécution plus ou moins remarquable parvenaient au Puy : celui de M. Bonnassieux fut choisi à l’unanimité, et, le 12 septembre 1860, on inaugura la statue de la Vierge sur sa base colossale, à une hauteur de 132 mètres au-dessus de l’hôtel de ville.
Pour arriver à un tel résultat en si peu d’années, il a fallu, de la part de tous ceux qui ont secondé l’habile artiste, un talent et un zèle également dignes d’éloges.
« Le grand modèle en plâtre, exécuté à Givors, pesait 40 000 kilogrammes, et l’Enfant Jésus, pour sa part, 18 000 kilogrammes ; le groupe tout entier en bronze ne pèse pas moins de 100 000 kilogrammes, dont 30 000 environ pour l’Enfant Jésus. »
Le modèle de la Notre-Dame de France, celui qu’on devait avoir toujours sous les yeux pour édifier le colosse, n’avait pas exigé moins de deux années d’un travail assidu. Il mesurait 2m,598, tandis que l’esquisse primitive n’était, selon les indications du programme, que de 80 centimètres ; il était parvenu dans cet état au sixième d’exécution. Sur ce type si exactement arrêté, on copia avec une précision mathématique la statue en terre, et, dès ce moment, on put lui donner les dimensions qu’elle devait atteindre.
Le fondeur allait bientôt s’emparer de la statue ; depuis plusieurs mois la commission avait choisi M. Prenat, dont les usines sont établies à Givors, dans le département du Rhône (c’est à M. Fournier, contremaître des usines de M. Prenat. qu’est due la construction).

Têtes de la Vierge et de l'enfant-Jésus,  comparées à la taille humaine au Puy en Velay - reproduction © Norbert Pousseur
La tête de la Vierge du Puy et le buste de l'enfant Jésus, comparés à la taille humaine
Dessin de Gagniet, gravure publiée en 1862 dans 'Le Magasin pittoresque'
Le Puy en Velay - repro 2019 - Num 50mpx - 5dsr_11531 - © Norbert Pousseur

Le modèle en terre fut mis à l’abri des injures de l’air sous une vaste guérite d’une solide construction. Le moulage en plâtre succéda immédiatement ; la baraque fut  enfin brisée, et l’œuvre parut alors aux yeux de l’artiste,   non sans doute telle qu’il l’avait rêvée, mais réalisée suffisamment pour qu’il pût lui imprimer son dernier caractère.  Ces retouches avaient une extrême importance ; elles  étaient exigées à la fois par la grandeur du colosse et par les effets inattendus de la lumière. Le maître fut secondé dans cette partie du travail par M. Experton.
Le modèle définitif en plâtre, ayant enfin reçu ses dernières corrections, fut divisé par fragments ou par tronçons qui présentaient entre eux des dimensions fort différentes. Sciées avec art, déplacées une à une avec des soins infinis, ces portions du colosse furent mises à la disposition des mouleurs. Un don provenant du gouvernement, et qui consistait en 150 000 kilogrammes de fonte de fer obtenus à la suite de la guerre de Crimée, facilitait l’œuvre gigantesque que M. Prenat allait tenter. C’étaient, en réalité, ces vastes fragments « qui allaient enfin donner l’empreinte aux moules de sable où le métal en fusion devait prendre sa forme. A mesure que l’œuvre de la fonte s’achevait, on réédifiait, sur l’emplacement et sous l’abri préparé d’abord au modèle, les pièces successivement obtenues. Ce travail fut exécuté avec une régularité parfaite. M. Experton eut encore mission de M. Bonnassieux de surveiller les raccords, de soumettre au burin les incorrections de détail, et la statue étant enfin debout à Givors, telle qu’elle devait être dressée sur le pic de Corneille, la commission et l’artiste eurent à donner au fondeur leur approbation définitive. »

Les travaux d’art terminés, il fallut affronter d’autres difficultés ; les plus grandes ne devaient pas venir du transport des lourdes pièces dont se composait le colosse ; ces tronçons métalliques, parfois d’une grande dimension, arrivèrent sans dommage des ateliers de M. Prenat à la base de la montagne. L’honneur d’avoir dressé la Vierge du Puy sur son piédestal gigantesque revient à MM. Solvain et Micciolo.
« Hisser sur le rocher à pic ces énormes blocs de fonte, les surédifier successivement les uns sur les autres, atteindre enfin aux derniers sommets, c’est-à-dire au front et à la couronne du colosse ; — exécuter tout cet ensemble d’ascensions, d’ajustages et de rapports à des hauteurs  vertigineuses, non pas seulement au bord de l’abîme naturel formé par les pentes abruptes du roc, mais en présence et pour ainsi dire au milieu de cet autre abîme qui se faisait béant toujours autour du piédestal, autour de la statue, prêt à croître, prêt à monter sans cesse en plein vide, en plein ciel, à mesure que monterait la statue elle-même, c’était là quelque chose d’effrayant pour le regard, c’était le dernier tour de force à accomplir. »
Grâce aux combinaisons les plus ingénieuses et les mieux calculées, le svelte échafaudage, dont la légèreté faisait frémir quand on songeait aux masses énormes qu’il s’agissait de hisser, a pu suffire à tout. Toutes les pièces, depuis la première jusqu’à la dernière, ont été enlevées sans nul effort, avec une rapidité surprenante, sans qu’il y ait eu ni accident à craindre, ni même un remaniement ou une modification quelconque à effectuer dans l’appareil primitif. Toutes les pièces ont passé successivement à travers la haute tour qui formait l’échafaudage polygonal solidement serré contre le piédestal, et s’élevant à près de 20 mètres au-dessus ; toutes les pièces, sans heurt et sans secousse, et par conséquent sans la moindre avarie, sont arrivées à leur place et se sont successivement ajustées avec une précision et une sorte d’aisance qui semblaient tenir de l'enchantement.

Gravure-plan de la Vierge du Puy en Velay - reproduction © Norbert Pousseur
Le plan en coupe de la Vierge du Puy in 'Le Magasin pittoresque' 1862
Le Puy en Velay - repro 2019 - Num 50mpx - 5dsr_10619 - © Norbert Pousseur

Grâce à des procédés d’une simplicité extrême, voilà ce colosse pesant au delà de cent mille kilogrammes transporté sur le roc majestueux qui doit lui servir de base. Le rocher Corneille n’a pas moins de 132 mètres au-dessus de l’hôtel de ville, et le piédestal a 7 mètres au-dessus du rocher ; c’est donc à cette hauteur énorme qu’il a fallu ajuster successivement les cent pièces métalliques dont se compose la statue. Ces pièces diverses, enlevées avec tant de de dextérité, superposées immédiatement avec non moins d’adresse, furent bientôt reliées entre elles par des boulons d’une force prodigieuse.
On a établi dans la Notre-Dame du Puy une série de degrés légers et solides qui permettent de gravir sans peine jusqu’à son sommet. Ce travail, caché aux regards, élégant et solide à la fois, exige certaines explications. Le piédestal sur lequel repose la demi-sphère renferme un escalier en pierre, et il faut franchir ces quelques marches pour atteindre l’escalier tournant qui circule en spirale dans la cavité métallique. Cet escalier se divise en trois étages et ne compte pas moins de soixante-quatorze degrés ; à partir du troisième étage, une échelle en métal et à barreaux plats passe par le cou de la Vierge et permet de s’élever extérieurement au-dessus de la tête au moyen d’une sorte de calotte qu’on soulève sans peine.
Si, après avoir entrepris cette ascension, nous descendons de la tête du colosse vers sa base, les lettres A, B, nous indiquent le grand plancher en fonte de fer d’où part l’échelle qui. conduit au sommet ; son contour s’adapte merveilleusement au contour accidenté de la statue ; c’est le plus étendu de tous. A cet étage, comme aux étages qui se succèdent , l’intérieur du colosse est éclairé par de petites fenêtres qui s’ouvrent ou se ferment à volonté. Les lettres C, D, marquent l’étage du milieu, où la lumière pénètre par le même système qu’à l’étage supérieur. Les lettres E, F, désignent l’étage que l’on rencontre à la première station ; c’est celui qui offre le moins d’étendue. Avant d’y arriver, les regards se portent sur les solides contreforts en fer qui assurent la solidité de la demi-sphère  servant de support à la statue, et n’ayant pas moins4 de 5 mètres de circonférence.

Nous avons fait connaître en début d'article les dimensions principales du colosse ; la mesure des détails ne cause pas moins d’étonnement. La tête de l’Enfant Jésus pèse onze cents kilogrammes. Le bras qu’il tient levé pour bénir la terre a un poids de six cents kilogrammes. La chevelure de la Vierge, qui descend en ondoyant sur ses épaules, a une longueur de 7 mètres ; les pieds, qui posent sur la sphère, mesurent chacun 1m,92. Enfin on évalue à 17 mètres de longueur le serpent qui embrasse la sphère de ses replis.

Vue générale du Puy en Velay en 1866 - reproduction © Norbert Pousseur
Vue générale du Puy en Velay, dessin de Thérond d'après une photographie de ... ?,
extraite du Tour du Monde d’Édouard Charton, année 1866
Le Puy en Velay - repro 2019 - Num 50mpx - 5dsr_11536 - © Norbert Pousseur

La ville du Puy, sur les hauteurs de laquelle se dresse ce curieux monument, conservait jadis sous les voûtes de sa cathédrale une autre statue que les populations entouraient de leur respect ; c’était une Vierge. Fallait-il la faire remonter au huitième siècle, et venait-elle du Liban ? Était-ce, au contraire, un don provenant de saint Louis, qui l’aurait apportée d’Égypte ? Nous ne saurions discuter ici  ce point d’archéologie ; ce qu’il y a de certain, c’est que le pieux monarque visita le Puy en 1554 et qu’il s’y arrêta durant trois jours. Le Puy, que l’on désigne en latin sous le nom de Podium, était comparativement alors une sorte de cité moderne. Les chartes anciennes prouvent, en effet, que le chef-lieu du département de la Haute-Loire n’était qu’un simple bourg au neuvième siècle. La ruine de Revessio lui donna une importance civile et religieuse qu’elle n’avait pas. Le siège épiscopal de cette cité détruite fut transporté sur la montagne même où s’est dressée la ville d’une façon si pittoresque, mais si peu régulière. Le mont Anis ou Anicium vit se grouper à son sommet les édifices de la cité romane ; et en l’année 975, le Puy passa sous la domination des comtes d’Auvergne, qui s’étaient rendus maîtres du Velay.

 

Bibliographie : Voyez une brochure de M. Ch. Calemard de la Fayette publiée à propos de l'érection du colosse, il y a deux ans environ, au Puy, et intitulée : la Statue de Notre-Dame de France et les fêtes de l'inauguration (le Puy, Marchessou, 1860, in-12). Ce travail suppléera à la brièveté du nôtre. Dans le cadre étroit où nous nous restreignons, nous avons dû néanmoins rétablir quelques faits omis ou certaines circonstances oubliées.





La vierge du Puy en Velay, la nuit - © Norbert Pousseur   Sur son dyke, l'église St Michel du Puy en Velay - © Norbert Pousseur  La vierge npire dans la cathédrale du Puy en Velay - © Norbert Pousseur

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