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Les villes à travers les documents anciens

Aix en Provence au 19ème siècle

Vue gnérale d'Aix en Provence vers 1830 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
La ville d'Aix en Provence surplombée par un moulin à vent, vers 1830, gravure de Rauch
extraite du Guide pratique du voyageur en France - 1838
(collection personnelle).


Voir aussi la département des Bouches du Rhône en 1883

Texte extrait du Dictionnaire de toutes les communes de France - éd. 1851 - Augustin Girault de Saint Fargeau
(collection personnelle).

Histoire
AIX
, Aquce Sextice, Aquensis Civitas, grande, belle et très ancienne ville, Bouches- du-Rhône, jadis capitale de la Provence. Chef-lieu de sous-préfecture et de 2 cantons. Cour royale à laquelle ressortissent les départements des Bouches-du-Rhône et du Var. Tribunal de 1ère instance et de commerce. Chambre consulaire des manufactures. Académie universitaire. Facultés de droit et de théologie. Collège communal, Ecole supérieure de dessin. Société d’agriculture, sciences et arts. Mont-de-piété. Archevêché. 3 cures, grand et petit séminaires, gîte d’étape. Chef- lieu de la 28ème conserve forestière. Bureau de Poste, Gîte d'étapes Population 26,698 habitants — Terrain de transition moyen.

Autrefois archevêché, parlement, cour des aides, chambre souveraine du clergé, généralité, commanderie de Malte. Université, bureau des trésoriers de France, sénéchaussée, justice et prévôté royale, prévôté générale de maréchaussée, hôtel des monnaies, maîtrise des eaux et forêts, bureau de tabac, chambre syndicale, trois paroisses, bibliothèque publique, collège, séminaire, couvents de dominicains, de carmes, de cordeliers, d’observantins, de la Merci, de Picpus, d’augustins, de mathurins, de chartreux, de minimes ; couvents de dominicaines et religieuses de la Visitation. — L’archevêché d’Aix fut fondé vers la fin du VIIIe siècle ; il avait pour suffragants : les évêchés de Gap, Fréjus, Sisteron, Riez et Apt ; son revenu était de 30,000 livres. — Ce ne fut qu’au temps de Charlemagne que la ville d’Aix, métropole civile de la seconde Narbonnaise, obtint d’être définitivement considérée comme métropole ecclésiastique. S’il faut en croire les traditions locales, saint Maximin et saint Célidoine, compagnons de Marthe et Marie Madeleine, seraient les premiers apôtres d’Aix. Un critique qui voulut contester l’authenticité de cette histoire vit son livre condamné au feu par arrêt du parlement. Deux abbayes de ce diocèse rapportaient 18,000 livres ; la taxe de l’archevêque était de 2,400 florins.

Aix fut la première colonie romaine en-deçà des Alpes. Sa fondation est due au consul Caius Sextius Calvinus, proconsul romain, qui, y ayant découvert des sources d’eaux thermales, s’y établit 123 ans avant l’ère chrétienne, après avoir vaincu les Saliens, peuplade celto-ligurienne, dont le chef-lieu était, dit-on, sur le plateau couvert de ruines qui domine la ville au nord : ces ruines, dont le mur d’enceinte conservé en partie rappelle les constructions cyclopéennes, méritent d’être visitées.— Le consul C. Marius remporta, presque sous les murs d’Aix, la célèbre victoire qui anéantit les Teutons, victoire dont le nom est resté à la montagne qui s’élève à 8 kilomètres de distance, vers l’est ; il embellit la ville de monuments, fit dessécher les marais qui l’environnaient, et y fit construire de beaux aqueducs. Environ 40 ans avant J.C., Jules César y établit une colonie qu’il avait tirée de la vingt-cinquième légion. Devenue métropole de la seconde Narbonnaise, Aix fut le siège du préteur ou comte romain qui gouvernait la province, et que les légendes appellent rex aquensis. Vers l’année 430, les Visigoths et les Bourguignons dévastèrent les environs ; mais, grâce à l’intervention de l’archevêque Basile, ils respectèrent la cité d’Aix. Après la bataille de Poitiers, Gondebaud, roi des Bourguignons, vint mettre le siège devant Aix, qu’il abandonna pour aller assiéger Marseille. Les Sarrasins saccagèrent Aix, en massacrèrent les habitants, détruisirent les monuments et renversèrent les murailles, qu’on ne releva qu’en 796, sous le règne de Lothaire.— Cette cité ne commença à acquérir une nouvelle importance que sous le règne d’Alphonse II, roi d’Aragon, prince protecteur de la poésie et poète lui-même, qui, sur la fin du XIIe siècle, y attira ces aimables conteurs connus sous le nom de troubadours. A cette époque, la cour des comtes de Provence devint le séjour de la galanterie, de l’esprit et de la politesse. Raymond-Béranger IV et Béatrix, son épouse, portèrent encore plus loin cette galanterie délicate ; les questions galantes, les cours d’amour, les différents tournois, les spectacles, les fêtes où la folie et la piété étaient confondues, furent journellement célébrés dans la ville d’Aix sous leur règne, et surtout sous celui du bon roi René, dont le souvenir est encore cher aux habitants de la Provence. Ce roi y institua la célèbre procession de la Fête-Dieu, espèce de représentation mêlée de sacré et de profane, de paganisme et de chevalerie, qui attirait annuellement à Aix un nombre considérable d’étrangers : l’enfer ancien et moderne, l’Olympe et le paradis, les personnages de la Bible et du Nouveau Testament y figuraient au milieu de la pompe des tournois. Celte procession reparut en 1803 et a été célébrée plusieurs fois depuis, au grand contentement de la population provençale. — En 1481, après la mort de Charles III, héritier du roi René, la Provence ayant été réunie à la couronne, la ville d’Aix perdit les avantages que lui assurait le séjour des souverains, et la création d’un parlement par Louis XII ne l’en dédommagea qu’imparfaitement. Toutefois cette ville n’a pas cessé d’être la capitale de la Provence pour les lettres et par les arts. — Aix fut pillé par les Marseillais sous le règne de François Ier. Charles-Quint s’en empara et s’y fit couronner roi d’Arles en 1535. Cette ville souffrit considérablement dans les guerres de religion.

Du temps des Romains, la ville était située plus au nord-ouest. Son enceinte passait à l’Hôtel-Dieu, aux Bains d’eau thermale, aux Minimes, et de là elle embrassait l’enclos de Sylvacane. Cette circonscription ne paraît pas avoir sensiblement varié jusqu’à l’établissement du siège épiscopal. Plus tard, l’ancienne ville se dépeupla, et les habitants refluèrent vers le sud-est, dans la partie qui est comprise aujourd’hui dans la ville basse. Des maisons furent construites alors dans le quartier de la ville dit des Bagniers, et formèrent un faubourg, qui prit dans la suite le nom de Ville-Comitale. Ainsi, dès le XIIe siècle, la ville d’Aix se trouvait composée de trois parties distinctes : l’ancienne ville, à laquelle on donna le nom de Ville des Tours ; la ville nouvelle ou Comitale, et le faubourg ou bourg St-Sauveur. La Ville des Tours fut abandonnée vers la fin du XVe siècle. Un siècle après, la place des Prêcheurs, le quartier St-Louis et celui de Bellegarde furent ajoutés aux deux faubourgs, et le tout fut entouré de murailles. Enfin, dans le XVIIe siècle, on renferma dans la même enceinte le Cours et tous les quartiers situés plus au sud : le faubourg actuel est postérieur à cette époque.

Les armes d’Aix sont : d'or, à cinq pals de gueules ; au chef de Jérusalem, de Sicile et d'Anjou : le premier d’argent à une croix potencée d’or, cantonnée de quatre croisettes de même ; le deuxième semé de france, au lambel de trois pendants de gueules ; le troisième de france à la bordure de gueules. Ces armes lui furent concédées en 1432, par lettres patentes de Charles VI, à l’occasion d’un secours donné à la ville de Marseille par les troupes d’Aix. Sous l’empire, le chef triparti fut remplacé par le franc quartier des villes du second ordre, qui était à dextre d'azur chargé d'une N d'or, surmontée d’une étoile rayonnante de même. La ville a pour devise : GENEROSO SANGUINE PARTA.

Porte de Bellegarde à Aix en Provence vers 1820 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Porte de Bellegarde à Aix en Provence, vers 1820, gravure de Baugean
extraite du Nouveau voyage pittoresque de la France - Osterwald - 1827
(collection personnelle).

Situation
La ville d’Aix est située dans un bassin fermé d’un côté par une chaîne de collines parallèles à la Durance, et de l’autre par le revers des arides montagnes qui séparent ce bassin de celui de Marseille. A quelques lieues vers l’est s’élève dans les nues la montagne calcaire de Ste-Victoire, présentant au midi une face de roc décharné, que les éboulements successifs ont rendue presque verticale ; du côté de l’ouest, on découvre à perte de vue de belles campagnes couvertes d’oliviers. — L’entrée d’Aix, en y arrivant du côté d’Avignon, ressemble à celle d’un magnifique château ; elle est fermée par une grille élégante, devant laquelle passe la route de Marseille. Un large et superbe Cours, composé de quatre rangs d’arbres, et bordé de deux haies de maisons plus belles les unes que les autres, vient, à travers le quartier neuf, aboutir à cette grille. La forme de la ville est à peu près carrée. Sa circonférence est d’environ 3,000 m : elle est ceinte d’un mur ruiné dans quelques-unes de ses portions, et flanqué de tours placées à des distances inégales ; les remparts sont percés de dix portes.

Aix se divise en trois quartiers principaux : la vieille ville, au nord du Cours ; la ville neuve, y compris le quartier St-Jean, et le quartier St-Louis : le faubourg qui est à l’ouest forme un quatrième quartier. La vieille ville est d’une construction assez peu régulière ; mais les rues qui aboutissent aux portes sont d’une largeur convenable, et les maisons ont de l’apparence. Le Cours et les quartiers neufs sont bâtis avec régularité, et ornés d’un grand nombre d’hôtels et de belles maisons d’une architecture noble et de bon goût, décorés pour la plupart de balcons supportés quelquefois par des termes. Les places publiques sont vastes et assez régulières ; les principales sont celles de l’Hôtel-de-Ville, de l'Université, de St-Honoré et des Prêcheurs : elles sont ornées de belles fontaines, dont plusieurs sont surmontées de colonnes antiques de granit. La fontaine de la place des Prêcheurs se distingue de toutes les autres par une pyramide portant à son sommet un aigle aux ailes déployées, qui tient un globe dans ses serres.

Le Cours forme une magnifique promenade, composée naguère de deux rangs d’ormes séculaires qui viennent d’être renouvelés. La grande allée est ornée de trois fontaines, dont une verse de l’eau chaude ; à son extrémité est la statue en marbre du roi René, par David, élevée à la mémoire de ce bon roi, trois siècles et demi après sa mort, par les Provençaux reconnaissants. La première pierre du soubassement a été posée en 1819 ; une médaille frappée à ce sujet à été déposée dans les fondations du piédestal ; elle porte au revers :

AU
BON ROI
RENÉ,
DONT LA MÉMOIRE
SERA TOUJOURS CHERE
AUX PROVENÇAUX.
1819.

Indépendamment du Cours, il existe des promenades tout autour de la ville ; toutes les lices ont été plantées et forment des boulevards extérieurs fort agréables ; les grandes routes de Marseille et d’Avignon sont aussi plantées d’arbres, et la porte St-Louis donne entrée à un Cours extérieur dont les arbres sont d’une grosseur peu commune.

Tour Antique à Aix en Provence vers 1830 - gravure reproduite et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
Tour antique de l'ancien palais des comtes de Provence, à Aix en Provence, vers 1830, gravure de Rauch
extraite du Guide pratique du voyageur en France - 1838
(collection personnelle).

 

Monuments d'Aix

L’église cathédrale, sous l’invocation de Sl-Sauveur, date du XIe siècle ; mais, par les agrandissements successifs, celte première église est devenue une nef collatérale de celle d’aujourd’hui, qui commence à la petite porte d’entrée et finit au point où la voûte est le plus exhaussée : à côté est un cloître qui date de la même époque, entouré de colonnes bizarrement sculptées, dignes de fixer l’attention. La nef principale, d’une beauté fort remarquable, est du XIVe siècle, ainsi que le clocher ; la troisième nef est une construction du temps de Louis XIV. La longueur entière du vaisseau est de 64 m., et la largeur de la grande nef est de 12 m. 33 cm Le clocher consiste en un massif carré qui s’élève au-dessus du comble de l’édifice ; sur ce premier corps est une tour octogone percée sur chaque face d’une fenêtre qui en occupe toute la hauteur. Le portail, commencé en 1476, était orné de sculptures d’une grande délicatesse de travail, et de statues de plusieurs grands personnages, dont les têtes avaient été faites avec soin d’après des portraits ressemblants. Ces figures et une partie des ornements ont été détruits pendant les orages révolutionnaires et refaits depuis quelques années. Les portes de la grande nef, en bois de noyer, sont remarquables par des sculptures du XIVe siècle, représentant des prophètes, des sibylles, et un grand nombre de détails précieusement travaillés : elles sont recouvertes par des portes modernes, qui en assurent la conservation. — L’intérieur de cette cathédrale est majestueux. Le chœur, construit en 1285, est vaste et fait dans de belles proportions : on y voit deux buffets d’orgues placés vis-à-vis l’un de l’autre ; celui de droite est un simple placage ; le véritable, qui est à gauche, est un seize-pieds, composé de quarante-quatre jeux et quatre claviers, dont un d’écho. Le baptistère est un temple antique, formé par huit magnifiques colonnes de marbre et de granit du meilleur style, malheureusement couronnées par une coupole moderne. Dans le sanctuaire et près de l’autel est un monument élevé en l’honneur de Fabri de Pieresc. Les charmantes sculptures de la crédence sont dues au ciseau de Chastel ; elles sont surmontées d’un groupe de marbre représentant deux lions qui dévorent un enfant, que le roi René avait fait placer sous son trône. Au-dessus de l’autel St-Mitre, dans la chapelle de ce nom, est un beau sarcophage décoré de bas-reliefs représentant Jésus-Christ prêchant sur la montagne et ayant à ses pieds Marie et Joseph : dans la longueur sont les douze apôtres. La chapelle des âmes du purgatoire renferme le tombeau de l’archevêque Olivier Pénard, au-dessus duquel on a placé une statue équestre de saint Martin. — On conserve dans la sacristie du chapitre une curieuse collection de missels qui remontent à des temps très anciens. — Parmi les tableaux qui ornent cette église, on en remarque un très curieux, que la tradition attribue au roi René : c’est un triptyque dont le milieu représente le buisson ardent dans le haut duquel apparaît la Vierge Marie : sur l’un des volets, on voit le roi René à genoux, ayant à ses côtés saint Maurice et plusieurs autres figures ; sur l’autre volet est Jeanne de Laval, sa seconde épouse, dans la même attitude et entourée de saints personnages ; les revers représentent l’Annonciation, peinte en camaïeu. La tradition qui regarde ce tableau comme un ouvrage de la main du roi René est dénuée de tout fondement ; l’art de peindre du bon roi ne s’étendait pas au-delà des devises, emblèmes, rébus, et tout au plus de quelques portraits qu’il s’amusait à faire. René fit faire ce tableau pour l’autel de la chapelle des carmes d’Aix ; on y reconnaît sans le moindre doute le pinceau de l’école de Bruges, et l’on pourrait même l’attribuer à Hugo d’Anvers.

L’église St-Jean, ancien prieuré de l’ordre de Malte, est entièrement gothique ; elle fut construite en 1231, par Raymond-Béranger IV. La flèche du clocher a 66 m d’élévation, et est une des plus remarquables du Midi. Cette église renferme le magnifique tombeau des comtes de Provence, rétabli en 1828 ; elle est décorée de plusieurs beaux tableaux, parmi lesquels on distingue un Saint François, de Jouvenet, et une Notre-Dame du Mont-Carmel, de Mignard.

L’église Ste-Marie-Madeleuse est un bel édifice de 63 m. de longueur, orné de plusieurs bons tableaux de Vien, Vanloo, Daret, etc. ; dans la sacristie est une Annonciation d’Albert Durer, dont la pensée est singulière.

Les autres édifices religieux sont : l’église St-Jérôme, l’église St-Jean-Baptiste, l’église des Missions de Provence, les chapelles de l’Archevêché, des Pénitents gris, des Pénitents bleus, des Pénitents blancs.

L’hôtel de ville est un assez beau bâtiment carré terminé en 1668, mais non encore dégagé des maisons appliquées à deux de ses côtés. Sur le palier du grand escalier qui conduit à la bibliothèque publique, est la statue en marbre du maréchal de Villars par Coustou.

Porte de la Tour de l’Horloge. La tour est un ouvrage des premières années du XVIe siècle, élevé sur une porte de la Ville-Comitale, ainsi que l’attestent encore deux gonds qui se voient sous la voûte et au bas des piliers ; celte première construction paraît appartenir au XIIIe siècle. Quatre figures représentant les saisons paraissent à leur période annuelle sous le cadran de l’horloge.

Palais de justice. Il occupe l’ancien palais des comtes de Provence, construit, selon toute probabilité, sous les Antonins, et démoli en 1782. Ce palais était immense, élevé de deux vastes étages décorés d’un ordre d’architecture, et flanqué de grandes tours ornées de colonnes de granit disposées en rotonde, dont .il ne reste plus aucune trace.

Le palais de justice, édifice commencé en 1787, a été achevé en 1831 : la cour intérieure est d’une grande magnificence, et l’escalier d’une légèreté remarquable.

Hôpitaux et hospices.
L’Hôtel-Dieu, situé hors de la ville, a été fondé en 1519, par Jacques de Laroque, et considérablement augmenté par l’archevêque d’Embrun de Gérente, et par M. de Brancas, archevêque d’Aix. L’acte de fondation porte qu’on y admettra tout homme souffrant, quelle que soit sa croyance, et qu’on exclura du nombre des administrateurs tout ecclésiastique, quelque rang qu’il ait dans l’Eglise. Ce vaste édifice a deux cents lits, et pourrait facilement en contenir trois cents. L’église des Capucins, aujourd’hui chapelle de cet hospice, renferme un calvaire qui provient de l’ancienne église des Augustins : le portail de cette église est d’un beau travail.
La maison de charité occupe l’ancien local du Refuge. On voit dans l’église quelques tableaux, entre autres une belle Nativité, de Le vieux, et un Christ en croix, ancien tableau sur bois.
L’hôpital des pauvres honteux est une fondation du XVe siècle. Une lingerie et une pharmacie y sont établies, et c’est de ce lieu que des secours de toute espèce se distribuent dans toute la ville.

Fontaines. Les plus remarquables sont :
La fontaine de l’hôtel de ville, qui date de l’année 1755. C’est une colonne de granit reposant sur une base bien proportionnée, dont le chapiteau supporte une boule environnée d’une branche de laurier doré.
La fontaine de la place de la Madeleine, construite en 1761, est un obélisque surmonté d’un aigle aux ailes déployées, et soutenu par quatre lions reposant sur une élégante base, ornée sur chaque face de médaillons représentant C. Sextius Calvinus, Charles III, comte de Provence, Louis XV et Louis XVIII.
La fontaine des Augustins, élevée en 1620, a été reconstruite en 1820. C’est une colonne antique de granit, élevée sur un massif de pierre. Les trois fontaines du Cours, dont nous avons déjà parlé. L’une d’elles est ornée de la statue du roi René, qui est représenté tenant dans sa main le raisin muscat qu’il introduisit en Provence. A ses pieds sont des livres, une palette, etc. Sur le piédestal sont les portraits de Matheron, ministre de René et son compère, et de Palamède de Forbin.
La fontaine des quatre Dauphins, surmontée d’une aiguille en pierre ; elle verse de l’eau par quatre tuyaux, dont deux donnent de l’eau minérale chaude.
La fontaine de la rue Boulegon, dont le réservoir est orné de sculptures intéressantes.

Bibliothèque publique. Cette bibliothèque fut fondée, dans le principe, par la ville, en 1418, mais les livres furent dispersés peu à peu. En 1705, A. Tournon, avocat, légua à la ville environ 7,000 vollumes, avec un fonds de 7,000 livres pour fonder une bibliothèque publique, qui fut placée à l’hôtel de ville. Plus tard, Donnat Pellas, qui en était le conservateur, légua ses livres à cet établissement, auquel M. Margaillan fit don d’environ 2,000 volumes. Cette collection, qui commençait à devenir considérable, fut de nouveau dispersée.
Le fondateur de la bibliothèque actuelle est le marquis de Méjanes, qui légua ses livres et ses manuscrits à la province de Provence, sous la condition d’établir à Aix une bibliothèque qui serait ouverte au public quatre fois par semaine. Cette ville s’est montrée digne de cette honorable préférence en la conservant intacte pendant les orages révolutionnaires, en l’augmentant considérablement d’un grand nombre d’ouvrages importants, et en l’établissant à grands frais dans les salles de l’hôtel de ville, où elle est ouverte au public depuis 1810. Près de 100,000 volumes et 1,100 manuscrits composent ce riche dépôt, bien plus remarquable encore par le choix des éditions, par la rareté et la beauté des exemplaires, que par le nombre. Les premiers monuments de l’imprimerie, les chefs-d’œuvre de la typographie de tous les temps et de tous les pays, s’y trouvent à côté des belles éditions classiques grecques et latines. Il serait beaucoup trop long d’indiquer ici les raretés et les principaux ouvrages, ainsi que les manuscrits curieux. On doit consulter pour les uns et pour les autres la notice sur la bibliothèque d’Aix, dite Méjanes, précédée d’un essai sur l’histoire de cette ville, sur les anciennes bibliothèques publiques, sur ses monuments, etc., par E. Rouard, bibliothécaire, in-8. Paris, Didot, 1831. — Cette bibliothèque est ornée des bustes des illustres Provençaux, entre autres de celui de Méjanes par Houdon ; d’une belle mosaïque représentant Thésée domptant le Minotaure ; de plusieurs urnes curieuses, dont une en porphyre.

Musée. Il est placé depuis 1832 dans l’ancien prieuré de St-Jean, auprès de l’école de dessin. C’est le cabinet du vénérable et savant président de St-Vincens, acheté par la ville, qui en forme la plus grande partie. On y remarque, entre autres monuments curieux, le célèbre bas-relief de l’accouchement de Léda ; l’inscription grecque du jeune navigateur, dont plusieurs savants se sont occupés ; de beaux bas-reliefs égyptiens, beaucoup d’inscriptions grecques, romaines et arabes. On y voit aussi le commencement d’une galerie de tableaux, parmi lesquels il faut distinguer la Nuit du vingt mars aux Tuileries, par Gros ; la Prise de Grenade, par M. de Forbin ; une Sainte Catherine, du Calabrèse, et quelques autres tableaux intéressants pour l’histoire de l’art.

Ecole gratuite de dessin. Cette école a été fondée en 1771, par le testament du duc de Villars, gouverneur de la Provence. Elle possède une belle collection de plâtres donnés par le gouvernement, et est très fréquentée. Peu d’établissements publics ont mieux atteint leur but ; des élèves distingués en plusieurs genres en sont sortis, et plusieurs se sont fait remarquer à diverses expositions du Louvre.

 

En terminant cet article, nous ferons observer que peu de villes ont possédé successivement un si grand nombre de livres, de tableaux, d’antiquités et d’objets d’art, que la ville d’Aix. Depuis Pieresc, qui servit, qui protégea les lettres et les sciences en souverain, et les cultiva en savant, jusqu’aux St-Vincens et aux Sallier, un grand nombre d’hommes instruits les ont aussi honorées et cultivées, et se sont plu à former des cabinets remarquables, dont les débris ont plus d’une fois enrichi les musées de la capitale. Outre l’immense collection de tableaux de M. Bour- guignon-Fabregoule, on doit voir encore les restes du cabinet de M. Sallier ; c’est là que Champollion le jeune a découvert le célèbre papyrus où il a lu le récit d’une expédition de Sésostris contre les Scythes, récit qu’il a retrouvé sculpté avec des bas-reliefs sur les murs d’un palais à Thèbes.

On remarque encore à Aix : l’établissement thermal, dont nous parlons ci-après ; l’hôtel de l’Université, où fut établie la première imprimerie de la Provence, en 1574, et où sont placées les facultés de droit et de théologie ; les hôtels d’Albertas, de Lauris, de l’Estang-Parade, de Réglisse, de la Tour d’Aigues, etc. ; les casernes St-Louis et St-Jean ; la façade des greniers publics, dont le fronton est orné des statues du Rhône et de la Saône ; près la porte Notre-Dame, le tombeau de J. Sec, monument dédié à la municipalité d’Aix, observatrice de la loi, 1792 ; la salle de spectacle ; le collège, etc., etc.

Les églises St-Sauveur, St-Jean, de Fos, la Tour des guerriers, et des restes d’anciens bains ont été désignés comme étant susceptibles d’être classés au nombre des monuments historiques.

Les alentours d’Aix sont intéressants pour les naturalistes et les géologues, qui doivent visiter surtout les Gypsières, ou carrières de plâtre de la montée d’Avignon, décrites par Saussure. On y trouve non-seulement des feuilles de végétaux, mais beaucoup d’insectes plus ou moins connus, parfaitement conservés à l’état fossile dans le plâtre, que l’on y exploite à une très grande profondeur. Aux environs sont plusieurs belles maisons de campagne ou châteaux ; entre autres la Mignarde, la Pioline, et surtout le Tholonet, dont le vallon romantique, les belles eaux, les ombrages font un endroit délicieux auquel il n’a manqué qu’un grand poète pour l’illustrer. Des ruines romaines imposantes, le voisinage de la montagne de la Victoire, etc., tout concourt à rendre ce beau site digne d’être visité par les naturalistes, par les peintres et par les poètes.

Commerce et industrie. Le génie industriel de la ville d’Aix, jadis célèbre par ses manufactures d’armes sous les Romains, semble absorbé par le voisinage de Marseille, qui peut-être un jour l’alimentera. — Cependant, indépendamment du commerce des huiles, qui, malgré la diminution des produits de son territoire, occasionnée par la mortalité des oliviers, est encore fort considérable, grâce à la juste célébrité de l’huile d’Aix, nom sous lequel se vendent la plupart de celles de la Provence, il se fait encore au dehors de nombreux envois d’amandes, de fruits secs, de confitures, d’une espèce de biscuits appelés biscotins, etc., etc. Ses vins, quoique consommés en partie dans des distilleries, sont aussi exportés dans la haute Provence et le Dauphiné ; et s’ils supportaient le transport au loin, ou s’ils étaient faits avec plus de soin, ils pourraient acquérir de la renommée. — Il existe encore à Aix plusieurs manufactures qu’il serait à désirer de voir se multiplier : entre autres, des filatures de coton et de soie, plusieurs imprimeries d’indiennes, dont les produits peuvent rivaliser avec ceux de Lyon et de Mulhausen. Le commerce des livres y a de l’activité. — Belles carrières de pierres de taille. Exploitation de gypse. — Foires le 9 février (5 jours), la veille de la Fête-Dieu (8 jours), les 17, 18 et 19 septembre, et le 4 décembre (5 jours). Marchés importants pour la vente des moutons tous les jeudis.

Aix est à 32 km de Marseille, 70 km de Toulon, 78 km d’Avignon, 772 km de Paris, 762 pour la taxe des lettres.

L’arrondissement d’Aix renferme 10 cantons, Aix (N.), Aix (S.), Berre, Gardanne, Istres, Lambesc, Martigues, Peyrolles, Salon et Trest.

Entrée d'Aix en Provence par le  Cours Mirabeau - gravure reproduite par la  © BNF et restaurée numériquement par © Norbert Pousseur
"Vue de la principale entrée de la ville d'Aix en Provence, en arrivant de Paris ou de Marseille
ou vue du Cours appelé Mirabeau
"
Dessin et légende (1792) d'Antoine Meunier, numérisé et conservé à la BNF

 

EAUX THERMALES D’AIX.
Aix possède des sources d’eaux thermales qui jouissent d’une assez grande réputation, et dont la découverte remonte à la plus haute antiquité. Pendant longtemps ces eaux thermales furent désertes et oubliées. Ce n’est qu’en 1600 que des médecins d’Aix, qui avaient été à même d’apprécier leurs propriétés médicinales, les rétablirent dans leur ancienne splendeur. M. le docteur Raynaud, longtemps inspecteur des eaux d’Aix, a beaucoup contribué à faire restaurer l’établissement thermal, édifice vaste et commode de construction moderne, où l’on trouve plusieurs appartements garnis. Les recherches et les observations de M. Raynaud ont répandu beaucoup de lumière sur l’histoire et les propriétés médicinales des eaux d’Aix.

La source principale naît au pied des collines de la chaîne de St-Eutrope, et se rend dans le canton de Barret, éloigné d’environ 400 pas de la ville, au nord-est ; les eaux s’y rassemblent dans un bassin de 2 m. de large, sur 4 m. de long et 5 m. de profondeur. L’eau s’élève dans ce bassin à la hauteur d’un mètre, et elle en sort par un canal naturel qu’elle s’est pratiqué à travers un terrain marneux. Elle met vingt-deux jours à se rendre de ce bassin à la fontaine de Sextius, et dans ce court trajet la température augmente de 14°,50. De la fontaine de Sextius les eaux se rendent dans le bâtiment des bains, et sont distribuées dans quatorze baignoires en marbre. Des cabinets particuliers sont disposés pour des douches ascendantes.

Près de l’emplacement des thermes modernes existent encore des restes considérables de ceux des Romains ; ils consistent en plusieurs chambres voûtées, qui ont de chaque côté un banc en maçonnerie destiné aux baigneurs. Ces beaux restes, absolument ignorés des étrangers et peu connus à Aix même, mériteraient d’être reconnus avec soin, dessinés et publiés. — On montre aussi dans l’établissement des bains les restes d’un bas-relief antique, représentant un phallus placé sur un autel, avec les lettres I. H. C.

Saison des eaux. La saison des eaux commence en mai et finit en octobre. Plusieurs médecins assurent les avoir prescrites en toutes saisons à des malades qui n’en ont jamais éprouvé d’inconvénient. Deux ou trois cents personnes fréquentent annuellement ces eaux.

Propriétés physiques. Les eaux d’Aix sont légères, inodores, limpides et transparentes comme l’eau la plus pure. Leur saveur est faible et presque nulle ; on y remarque cependant un peu d’amertume et de stypticité.
La température de la source de Sextius est à 35° centig. ; celle de la source Barret n’est qu’à 21,50.
Analyse chimique. D’après l’analyse de M. Laurent, 12,50 kilog. d’eau thermale évaporée ont donné :
Grains. - Carbonate de magnésie. 18 - Carbonate de chaux. 12 - Sulfate calcaire. 7 - Oxygène. quantité inappréciable (Matière végéto-animale. ).

Cette dernière substance est manifestement la cause de l’onctuosité qui caractérise ces eaux.

Propriétés médicinales. L’expérience de chaque année témoigne de l’inefficacité des eaux d’Aix dans plusieurs maladies. Comme eaux tièdes, elles assouplissent la peau, relâchent les tissus qui sont dans un état de tension et de rigidité morbide. Elles conviennent dans les douleurs rhumatismales chroniques, les paralysies récentes, les affections cutanées, qui sont assez communes sur le sol de la Provence. En boisson, on les emploie dans les leucorrhées, dans l’ictère et dans les diverses maladies du foie. On les croit pareillement utiles dans les embarras des voies urinaires. La boisson des eaux d’Aix est nuisible aux personnes âgées, bilieuses, faibles, aux jeunes gens maigres et secs, aux mélancoliques adultes ; elles sont très avantageuses aux personnes replètes, d’un tempérament lymphatique.

Mode d’administration. La douce chaleur des eaux thermales d’Aix les rend très agréables pour les bains, qui se prennent le matin. M. Pâtissier recommande de ne pas s’y plonger brusquement, et, dans quelques cas, de se borner, pendant les deux premiers jours, à ne les prendre que jusqu’à la ceinture, surtout lorsqu’on a lieu de craindre une congestion cérébrale.
Quelle que soit la maladie dont on est affecté, il faut commencer par prendre les eaux thermales en boisson ; leur action est apéritive, diaphonique. La dose est depuis cinq verres jusqu’à quinze. On peut en faire usage aux repas.

 

 

Biographie. Il n’y a point de ville d’une égale population, excepté Dijon, dit Millin dans son Voyage du Midi, qui ait produit autant d’hommes distingués dans les lettres et dans les arts qu’Aix. Nous nous contenterons de citer :

  • Constantin II dit le Jeune ou Flavius Julius Constantinus.
  • J. Pitton de Tournefort, célèbre botaniste, né en 1656, mort en 1708. Ses principaux ouvrages sont : Eléments de botanique, 3 vol. gr. in-8 avec 451 pl., 1694 ; Relation d’un voyage au Levant, fait par ordre du roi, 3 vol. in-4, fig., 1717 ; Histoire des plantes des environs de Paris, 2 vol. in-12, 1698.
  • Michel Adanson, naturaliste, né en 1727, mort en 1806, auteur d’une Histoire naturelle du Sénégal, avec une relation abrégée d’un voyage fait dans ce pays pendant les années 1749-57 ; Nouvelle Méthode pour apprendre à connaître les différentes familles de plantes, 2 vol. in-8, fig., 1764, etc.
  • François de Cormis, jurisconsulte, mort en 1734.
  • Debrézieux, jurisconsulte.
  • Fr. Etienne, un des plus savants jurisconsultes du XVIe siècle.
  • Annibal Fabrot, autre jurisconsulte du xvic siècle, auteur d’une Collection des lois romaines, 7 vol. in-f°.
  • Jos. Dubreuil, jurisconsulte distingué, mort en 1824.
  • Honoré Gaillard, célèbre prédicateur, né en 1641.
  • Jean Meynier, baron d’Offède, fanatique premier président du parlement d’Aix, né en 1495, trop célèbre par la manière barbare dont il sévit contre les malheureux vaudois ; par ses ordres plus de quatre mille personnes furent massacrées ; les femmes furent enfermées dans une grange où l’on mit le feu, et quarante- quatre villages furent brûlés.
  • La Touloubre (L. Ventre de), professeur de droit, né en 1732, auteur, entre autres ouvrages de droit, de * Jurisprudence féodale suivie en Provence, in-8, 1756, en 2 vol. ; in-8,1765. Ouvrage estimé.
  • Casasse (Prosp.), jurisconsulte, auteur des Essais historiques sur le parlement de Provence, où. il n’a pas eu honte d’entreprendre la justification de la sanglante exécution des vaudois.
  • D. Colonia, antiquaire et bibliographe, mort en 1741, auteur, entre autres ouvrages, d’une Rhétorique en latin, in-12, et d’une Bibliothèque et dictionnaire des livres jansénistes, in-12, 1722, ou 4 vol. in-12, 1752.
  • Fauris de St-Vincens (J.-F.-P.), antiquaire, de l’académie des inscriptions, mort en 1778. On a de lui : Tables des monnaies de Provence, in-4, 1770 ; Mémoires sur les monnaies et les monuments des anciens Marseillais, in-4, et pi., 1771.
  • Fauris de Saint-Vincens (Alex.-J.), antiquaire, fils du précédent, mort en 1819. On a de lui : Mémoires sur les antiquités et curiosités de la ville d’Aix, in-8, 1818, et plusieurs autres mémoires sur divers objets d’antiquités de la Provence.
  • J.-B. Vanloo, peintre célèbre, mort en 1684.
  • Fr. Granet, membre de l’Institut, et l’un des plus célèbres peintres de notre époque. Le beau tableau de Stella, peignant l’image de la Vierge sur les murailles de sa prison ; Saint Paul prêchant les prisonniers dans les souterrains du Capitole ; la Scène effrayante dun cachot de l’inquisition ; Saint Louis délivrant les prisonniers français à Damiette ; le Chœur des capucins à Rome, et une multitude d’autres belles productions, sont des monuments durables de son génie.
  • J.-F. Peyron, peintre d’histoire, mort en 1820, auquel on doit, entre beaucoup d’autres productions remarquables, Curius refusant les présents des Samnites, et la Mort de Socrate.
  • Esprit-Ant. Gibelin, peintre et littérateur, mort en 1814. On a de lui quelques bons tableaux à l’huile, des fresques qui ont été admirées dans le temps, et plusieurs ouvrages sur les beaux-arts, notamment un Mémoire sur la statue dite le Gladiateur Borghèse.
  • Amédée Jaubert, voyageur et célèbre orientaliste, membre de l’Institut, né en 1779. On a de lui : Eléments de grammaire turque, in-4,1823 ; Voyage en Arménie et en Perse, fait dans les années 1805 et 1806, in-8, 1821, et plusieurs traductions d’ouvrages orientaux.
  • Forbin (Gasp.-F. de), chevalier de Malte, mort vers la fin du XVIIIe siècle, auteur de plusieurs ouvrages de géométrie et de physique, parmi lesquels on remarque : Eléments des forces centrales, ou Observations sur les lois que suivent les corps mus autour de leur centre de pesanteur, etc., in-8, 1774.
  • Clapier de Vauvenargues, célèbre moraliste, mort en 1747. Son principal ouvrage a pour titre : Introduction à la connaissance de l’esprit humain. On a publié ses œuvres en 2 vol. in-12,1797.
  • J.-C. de Boyer, marquis d’Argens, littérateur, mort en 1770, auteur d’un grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels on distingue : * Lettres cabalistiques, 6 vol. in-8, ou 7 vol. in-12,1769 ; * Lettres chinoises, 6 vol. in-8°, 1739, ou 8 vol. in-12, 1755 et 1779 ;* Lettres juives, 6 vol. in-8, 1738, ou 8 vol. in-12, 1766 ; * Mémoires secrets de la république des lettres, 14 vol. in-8, 1765 ; Philosophie du bon sens, 3 vol. in-12, 1768.
  • Emeric David, de l’académie des inscriptions et belles-lettres, né en 1755, auteur de plusieurs ouvrages estimés sur les beaux-arts, dont le plus remarquable a pour titre : Recherches sur l’art du statuaire, considéré chez les anciens et chez les modernes, ouvrage couronné par l’Institut, in-8, 1805.
  • F.-A.-A. Mignet, membre de l’Institut, né en 1796, auteur des ouvrages suivants : De la féodalité, des institutions de saint Louis, et de la législation de ce prince, etc., ouvrage couronné par l’académie des inscriptions, in-8, 1822 ; Histoire de la révolution française, depuis 1789 jusqu’en 1814, 2 vol. in- 8, 1824, livre qui jouit d’un succès mérité, et dont il a déjà été publié six éditions tirées à très-grand nombre.
  • Cn. du Perrier, poète latin, mort en 1692.
  • M.-Fr.-A. Bardon, poète, mort en 1783.
  • J.-B. Bonardi, historien, mort en 1756. On a de lui en manuscrit : Bibliothèque des écrivains de Provence, et un Dictionnaire des écrivains anonymes et pseudonymes.
  • Joseph Duranti, traducteur. On lui doit Lettres de saint Ambroise, 3 vol. in-12.
  • Jos.-Balte. Gibert, de l’académie des inscriptions, mort en 1772, auteur de plusieurs Mémoires sur l’histoire, sur la chronologie ancienne, et pour servir à l’histoire des Gaules.
  • F.-Ch. Montjoie, littérateur, mort conservateur de la bibliothèque Mazarine. Ses principaux ouvrages sont Histoire de la conjuration de Robespierre, et un roman en 4 vol. in-12, intitulé : Histoire de quatre Espagnols, qui a eu cinq éditions.
  • Pontier (Aug.), bibliographe distingué, mort en 1833, auteur d’une bibliographie provençale qui n’a jamais été imprimée.
  • Senty, littérateur, né en 1803, auteur de plusieurs comédies politiques, et d’un petit poème satirique d’une ironie mordante, composé à l’occasion de la fameuse loi Peyronnet contre la liberté de la presse.
  • Desorgues (Jos.-Th.), poète lyrique, auteur de l’hymne à l’Etre suprême, Père de l’univers, suprême intelligence, mis en musique par Gossec, et qui obtint une grande célébrité. Arrêté sous l’empire comme auteur d’une chanson contre Napoléon, il fut conduit comme fou à Charenton, où il resta enfermé jusqu’à sa mort, en juin 1808.
  • P.-A. d’Adaoust, traducteur de Y Art poétique d’Horace.
  • Vergi (de), traducteur et littérateur.
  • Mme de Montanclos, littérateur et auteur dramatique.
  • David-Aug. Brüeys, auteur dramatique et controversiste. Ses ouvrages de controverse sont oubliés, mais il n’en est pas de même de ses comédies, parmi lesquelles on distingue le Grondeur, l’Avocat patelin, le Muet, etc.
  • And. Campra, compositeur de musique, auteur de plusieurs ballets, du Carnaval de Venise, de Y Europe galante, etc., etc.
  • P.-L. Thomassin, savant canoniste, auteur de Y Ancienne et Nouvelle Discipline de l’Eglise, etc.
  • Dom Benoit Vincent, bénédictin de la congrégation de St-Maur.
  • J.-B.-Nic. Boyer, médecin célèbre, né en 1693, auteur du Codex medicamentarius et d’une Pharmacopœa parisiensis, in-4.
  • Jos. Lieutault, médecin et astronome, auteur de la Connaissance des temps depuis 1703 jusqu’en 1729, 17 vol.
  • J. Gibelin, médecin et botaniste.
  • Honoré Bouche, géographe, mort en 1671, auteur de la Chorographie ou Description de la Provence, et de Y Histoire chronologique du même pays, 2 vol. in-f°.
  • Entrecasteaux, contre-amiral, mort en 1793, commandant de l’expédition chargée d’aller à la recherche de Lapeyrouse.
  • Miollis, lieutenant général, compagnon de la Fayette et de Rochambeau en Amérique, lieutenant de Bonaparte ét de Masséna en Italie, et gouverneur général de Rome sous l’empire.
  • Espariat, ancien maire d’Aix, qui donna en 1790 un des plus beaux exemples de courage civil, en se jetant au milieu de deux régiments prêts à s’entr’égorger, qu’il sut réconcilier par son héroïque dévouement.Simeon
  • (le comte Jos.-Jérémie), orateur distingué, membre du conseil des cinq-cents, qu’il présidait le 18 fructidor, membre du tri— bunal, ministre de la justice et de l’intérieur du royaume de Westphalie, préfet du Nord, député, ministre de l’intérieur, président de la cour des comptes, pair de France, membre de l’Institut, né en 1749. On a de lui : Choix de discours et d’opinions (prononcés par M. de Siméon aux diverses législatures dont il a fait partie), in-8,1824.
  • Siméon (le vicomte), fils du précédent ; né en 1781, pair de France, ancien préfet du Var et du Pas-de-Calais, membre de la soc. roy. des antiq. de France.
  • Portalis (le comte J.-M.), ex-ministre des affaires étrangères et de la justice, pair de France, membre de l’Institut, né en 1778. On a de lui : Du devoir de l’historien de bien considérer l’influence et le caractère de chaque siècle, en jugeant les hommes qui y ont vécu, discours couronné par l’académie royale des inscriptions, in-8,1800, et plusieurs autres discours ou dissertations.
  • Albertas (le marquis), préfet des Bouches- du-Rhône en 1814.
  • André (le baron d’), député aux états généraux, directeur général de la police et intendant de la maison du roi sous la restauration.
  • Bonneval (l’abbé de), député aux états généraux.
  • Terrasson (Henri), littérateur.



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