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Les villes à travers les documents anciens

Page de garde de La Bretagne de JJ Potel - reproduction © Norbert Pousseur

Les hauts de Quimperlé, vers 1840

 

La partie St Michel de Quimperlé - reproduction © Norbert Pousseur
Le haut de la ville de Quimperlé, gravure vers 1840 de Jérôme Jean Potel

 

Texte et gravure
extraits de l'ouvrage "La Bretagne de Jérôme Jean Potel - édition 1844

De quelque côté que vous entriez à Quimperlé, vous voyez se dérouler devant vous un paysage charmant. La haute ville surtout présente un tableau des plus variés. Les maisons, groupées en étages les unes sur les autres, à une hauteur de cent mètres au moins, sont surmontées de jardins et de terrasses qui forment un horizon à souhait pour le plaisir des yeux.
Quimperlé, par sa position, est une des clefs du Finistère. L’endroit occupé maintenant par la ville l’était autrefois par un bois druidique. On cite comme un collège de druides l’église souterraine de l’abbaye de Sainte-Croix.

Quimperlé est dans un fond entouré de montagnes élevées. La partie de Saint-Michel, dominée par une église gothique, par le couvent des Ursulines, par celui des Capucins, couverte de maisons, de jardins, de vergers, est de l’aspect le plus riant et le plus riche ; c’est un mélange heureux d’architecture, d’arbres, de cerisiers, et de pommiers fleuris, de peupliers balancés par les vents et de clochers se détachant sous la voûte azurée du ciel. Au pied de cette montagne coulent les deux rivières qui se mêlent ; au bout du quai, on a planté deux allées d’arbres qui conduisent au bois de l'abbaye. Les rochers placés sur la droite sont massifs et bien colorés. Le jardin en terrasse des Jacobins, aujourd’hui Dames de la Retraite, les eaux, les collines de Penerven, quelques prairies, un promontoire orné d’arbres et de verdure et quelques bâtiments à l’ancre embellissent ce paysage. On ferait cent tableaux de sites de toute nature qui environnent Quimperlé. Est-il rien de sauvage comme les monts dépouillés de Gorets ? Vous êtes à cent lieues de l’habitation des hommes ; quelques oiseaux planant au haut des airs, la génisse immobile au sommet d’un rocher suspendu, sont les seuls objets qui vous rappellent à des idées d’existence et de vie. Tout paraît mort autour de vous.
Placez-vous sur la terrasse élevée de Queblin ; la rivière serpente au milieu des prairies, de noisetiers, de joncs, et d’arbrisseaux ; quelques bâtiments à la voile, des taillis, la forêt, la ville, au milieu de grands arbres, vous offrent un aspect noble et grave.
Arrêtez-vous sur le petit pont du Gorecaire ; regardez cette jolie cascade, ces peupliers, ces caprices de la nature sur un fond de landes sauvages ! Du côté de l’Ellé, ces jardins, ces restes d’un beau château, cette prairie couverte de pommiers, les branchages légers d’un bois de châtaigniers, le coteau de Louvignon coupé de jardins en terrasses, de colombiers et de hameaux, offrent un spectacle enchanteur au printemps, agréable en toute saison.

On aime à s’égarer dans les grands bois de l’abbaye, à parcourir le long sentier coupé d’accidents, qui conduit à Saint-Maurice, en suivant le contour du Laïta (nom que prennent l’EIlé et l’isole, après leur réunion.) On aime à s’enfoncer dans les retraites de Rosgrand, et se cacher dans le joli bois du rossignol, à Keransquer : tels sont les agréments d’un pays qu’on peut appeler, à juste titre, l'Italie de la Bretagne.


En complément, lire les deux autre articles sur Quimperlé - partie 1 et partie 2

Pour voir les détails deu paysage de Quimperlé vers 1840 avec son Hôtel du Saumon,
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