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La Turbie vers 1850, gravure de Félix Benoist
publiée dans Nice et Savoie - Félix Benoist - 1864
collection personnelle
Voir aussi, sur ce site, le département des Alpes Maritimes au 19ème siècle
Texte extrait de Nice et Savoie - Félix Benoist - 1864
La Turbie est un village de 850 âmes, qui n'a d'autre importance aujourd’hui que d’être une halte pour les piétons et les chevaux ; mais à la Turbie il y a autre chose à contempler que le petit groupe de maisons qui constituent le cœur de la ville : il y a la vieille tour, puis... Mais voyons la vieille tour, glorieux tronçon mutilé qui parle de la gloire d’Auguste, après sa victoire sur les peuplades insoumises des Alpes. Ce que l’on en voit aujourd’hui donnerait mal l’idée de ce que fut ce monument, qui subsista intact jusqu’en 1705, époque à laquelle le maréchal de Villars le mina et le fit sauter. Je n’aime pas à rencontrer quelqu'un de ces actes de vandalisme à travers la carrière d’un général ; il n’y a jamais assez de gloire dans sa vie pour l’excuser. Ce monument était composé, d’après les descriptions qu’on en a retrouvées, de deux tours superposées, entourées de colonnes et de statues alternées, de faisceaux d’armes, et couronnées d’une coupole supportant la statue colossale d’Auguste, écrasant les vaincus du pied. Une inscription en lettres d’or, gravée sur une table de marbre, était encadrée dans la portion du soubassement faisant face au Midi ; cette inscription est conservée dans Pline. Les débris du monument, dont on peut s’imaginer l’importance, ont servi à construire les maisons d’une grande partie de la ville actuelle de la Turbie. On rapporte que le maréchal de Villars fit sauter le monument de la Turbie à la sollicitation du prince de Monaco. Quel pouvait être le but de ce prince en exigeant ce sacrifice ? Il est facile de le deviner. Évidemment, ce qui est aujourd’hui un simple spectacle, était, à cette époque, une menace perpétuelle pour la principauté de Monaco, et partant un sujet assez légitime de crainte. De la Turbie on plonge, en effet, sur Monaco, et de ce nid, bien des fois, pendant le moyen-âge, des bandes belliqueuses ont fondu sur cette dernière ville, plus accessible de ce côté que du côté de la mer. Monaco, bâti sur le rocher chargé de son curieux château mauresque, de ses maisons serrées les unes contre les autres, semble un jouet d’enfant au milieu de l'immensité de la mer et dominé par les hautes montagnes qui l'environnent. Le crayon de l’artiste donne encore ici, mieux que notre plume, l’idée de ce site curieux. Voir l'article de Wikipedia sur La Turbie Zoom par molette de souris ou via les commandes |
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