Accueil Présentation Lieux 900 photos Cartes - Gravures Thèmes Personnages

Promenades dans le Surrey - Angleterre

Grooses s'envolant sur la rivière anglaise Wey


Grooses s'envolant sur la rivière anglaise Wey - © Norbert Pousseur
Dénivelé de la rivière navigable Wey, dans le Surrey - © Norbert Pousseur
Promenade de chiens en bord de rivière anglaise - © Norbert Pousseur
Pêcheur anglais en bord de la rivière Wey - © Norbert Pousseur


Eau et ciel d'Angleterre - © Norbert Pousseur
Poteau creux en bord de rivière anglaise - © Norbert Pousseur

Promeneur avec chiens en bord de rivière anglaise Wey - © Norbert Pousseur

travail sur barque de la rivière Wey, anglaise - © Norbert Pousseur

 


Grooses bord de rivière Wey - © Norbert Pousseur
Wey, rivière anglaise et bateaux - © Norbert Pousseur
Port et auberge sur la rivière Wey du Surrey - © Norbert Pousseur
Chiens jouant en bord de rivière anglaise - © Norbert Pousseur

Grooses s'envolant sur la rivière anglaise Wey - © Norbert Pousseur
                                                         Photographie Norbert Pousseur

Angleterre - 2005 - Num 6mpx - n 10db_8677

Retour collection                                     vers photographie suivante               Série suivante


(in dictionnaire d'Ivigne 1663)


Angleterre, fait avec l'Ecosse vers le Nord, la plus fameuse & grande Île de toute notre Hémisphère, de figure triangulaire, comme la Sicile. Est environnée de tous côtés de l'Océan, dont la partie Méridionale est ainsi nommée Angleterre d'Anguellant, c'est à dire, terre d'Anglais, petite contrée de Dannemarch, possédée par un certain Roy des Saxons qui conquesta cette Île, ou bien de ce qu'elle semble élire comme l'angle ou coing de la terre. Elle fut premièrement nommée Albion, à cause des rochers blanchissants qu'on y voyait autour du rivage, & en suite prit le nom de Bretagne, du mot Brit, signifiant en Anglais colorée pource que les Insulaires peignaient leurs corps. Les vieilles Histoires portent que les Troyens sous leur Chef Brutus là vinrent après habiter, & en chassèrent les Géants qui la possédaient, & que les Saxons les chassèrent à leur tour, conduits par leur Reine Angèle, qui leur divisa les héritages de cette Île, dite de son nom Angleterre : Mais César livre 2. de ses Comment, suivi du Vénérable Bede Anglais, liv.. 1. de son Hist. Eccles. de Joan. Major historien Anglais, Robert Cenalis, & plusieurs autres graves Auteurs, assurent que la Grand'Bretagne a reçut sa nomination, & a été peuplée des Bretons Gaulois, ce qui est pleinement vérifiée, non seulement par la conformité du langage, & des mœurs des anciens Gaulois avec ceux des Anglais, mais aussi de ce que plusieurs Provinces & villes de leur Île détiennent encore semblables noms à celles de nos Gaules, ainsi que l'on le peut voir fort curieusement recherché dans l'histoire universelle de Charron, chapitre 37. Les bornes de cette Île vers le Septentrion & l'Ecosse, sont les fleuves Soulucy (Sovlucy?) & de Tsueda (Tsveda?) ; au Midi elle a la Gaule, & la Mer proprement dite Britannique, au Couchant l'Irlande & sa mer, & au Levant les rivages de la basse Allemagne. Cette Île contient en son circuit 2200. stades selon Scrabon, & environ 1835.mil de tour selon Pline liv.4.cahp.16 qui lui donne aussi 8oo.mil de long & 300.mil de large. Les vents & pluies qui y sont ordinaires, causent quelque température de l'air au chaud & au froid. Le terroir y est fertile en toutes sortes de grains, arrosée de plusieurs rivières poissonnières, abonbante en bétail, spécialement en brebis, dont la toison rend le pays riche de plus de deux millions d'or par chacun an. Il ne s'y voit ni mulets ni ânes, ni loups, ni aucunes bêtes venimeuses & nuisibles. Il y a des chiens de merveilleuse force & grandeur, qu'on appelle Dogues, Les habitants usent de bière & cervoise en lieu de vin, qui n'y croit point. Elle a des mines d'argent, (bien que les anciens n'y en trouvassent point, selon Monster) fer, cuivre, plomb, mais spécialement d'un précieux étain, que l'on appelle de Cornouaille. Elle est ornée de plusieurs villes signalées, Londres, qui est la Capitale & le siège Royal, Evreux, Can-torbie, Bristou, Glochester, etc. Les plus renommés fleuves sont la Tamise, Humbre, Trant y Ouse & Sabrine. Elle est davantage flanquée de plusieurs forteresses & havres, qui rendent l'Île quasi imprenable de tous côtés. Le revenu du Roy de la Grand Bretagne, tant pour l'ordinaire que l'extraordinaire, peut monter à deux millions trois cens mille écus par an. Ce Royaume n'est beaucoup chargé d'impôts, qui sont toutefois pratiqués en autres Provinces ; Mais outre les subsides, qui sont ordinaires, les Roys d'Angleterre depuis leur séparation de l'Eglise Romaine, tirent les décimes de tous les biens de l'Eglise, les prémices & anates qui montent à plus de huit cent mil écus par an. Font payer un tribut à ceux qui veulent vivre Catholiquement & à la Romaine, sans toutefois qu'il leur soit permis d'en faire aucun exercice ; & pour ce tribut, les Catholiques en conviennent à certain prix pour une fois avec ceux qui ont cette assignation sur eux pardon du Roy. Les Romains l'ont commandée par l'espace de deux cens ans, depuis C. César, jusque à Théodose le Jeune, en après les Pictes & Ecossais s'en emparèrent, qui en furent chassés par les Saxons Germains, fut divisée longtemps en quatre Royaumes, voire en sept, selon quelques-uns jusque au Roy Egbert, qui l'an de salut 800. les rédigea en un, qu'il nomma Angleterre, & pource a été estimé leur premier Roy. ( Aussi que l'Histoire des Roys précédés est fort confuse, & pour la plus grande partie fabuleuse, rapport de Polyd. Virg.1. 1 .de son hist. AngL & Guill. de Nubrige hist. Angl. ) Charlemagne aussi la réduisit de ce temps sous son obéissance. Guill. de Nangiac, chap. 1. livre 2. Ce Royaume fut rendu tributaire au S. Siège, par Edulphe ou Edelphe ou Adalaphe son Roy, environ l'an de grâce 838. Ces Roys ont eu de grandes contentions & guerres avec ceux de France par l'espace de près de deux cens ans. Ont possédée le pays de Normandie, Anjou, Mayenne, Touraine Aquitaine, Poitou, & quelques autres circonvoisins, mais cette possession n'est pas venue par la valeur & conquêtes des Anglais sur les Français, mais par alliances & successions patrimoniales, spécialement depuis Henry second Roy d'Angleterre, lequel fils de Godefroy quatrième, Angevin & Comte d'Anjou fut la source & origine de telles prétentions:Comme aussi est évident que tous les avantages que les Anglais ont eus sur les Français, n'ont point été seulement obtenus par eux, mais par les mêmes Roys & Princes issus de la France, assistés de leurs sujets ; veut qu'aussitôt que les Provinces prétendues ont été retirées de leur domination,& que l'assistance des Français leur a manqué, ils ont succombé tout à fait, ou bien n'ont plus osé revenir en France. Leur Roy a une souveraine puissance sur ses sujets, & ne prend investiture d'aucun. Le Parlement aussi, qui est composé des trois Ordres, & représente tout le Corps de l'Angleterre, à une souveraine autorité d'ordonner, interpréter, annuler & faire tout ce qui concerne le bien de l'Etat. Il y a d'autres Cours souveraines séculières pour les affaires tant publiques que privées. Il y a deux Archevêchés, Cantorbery Primat de tous & Evreux, qui ont dessous eux vingt-cinq Suffragants Evêques ; celui de Cantorbery en a vingt-deux, & Evreux les trois restants, Est aussi ornée de deux Universités, Cambrige & Oxfort, Mercat. en son Atlas. Ortel. Polyd.

Anglais - Peuples de cette Île d'Angleterre, nommée Grand Bretagne, étaient avant Jules César grandement sauvages & barbages, vêtus de peaux de bêtes, allant quelques uns tous nus, nonchalants au labourage ne vivant que de leur chasse & des fruits des arbres, selon Dion de Nicée, Avaient entr'eux les femmes communes, au témoignage de César, & cette communauté se pratiquait plus ordinairement entre tous ceux d'une famille, père, frère, enfants & neveux; Et lors que les femmes enfantaient l'on tenait pour vrais pères ceux qui avaient eu leur première fleur. Tacite écrit qu'ils prenaient leurs femmes pour leurs Chefs; Au reste, il étaient extrêmement adonnés à la Magie, & s y rendaient très savants. Mais la nature des modernes Anglais est toute autre, car ils font maintenant fort polis & civilisés, habiles & adroits aux exercices du corps & de l'esprit ; traitent les étrangers avec autant de franchise, que de magnificence, mais ils sont aussi d'un naturel fort altier, vindicatif, peu fidèles en leurs paroles, enclins au larcin, à la dissolution & ivrognerie, les femmes allant aussi souvent aux cabarets. Les Insulaires sont grands, de belle taille & fort blancs, & les femmes très-belles & attrayantes, semblables presque aux Italiens en la prononciation du langage & en mœurs. Quant à leur Religion, les Anglais & leur Roy Luce reçurent l'évangile des SS.Damian & Fugace, envoyés par le Pape Eleuthere, environ l'an 180. & pource cette Nation selon Tertulian, a été la première de toutes qui a publiquement professé la Foi Chrétienne. Tertulian. contre les juifs. Et lors que les Anglais Saxons occupèrent cette Île, Grégoire le Grand y envoya Saint Augustin, & Melites Moines de Saint Benoît, l'an 506. qui y renouvelèrent la Foi éteinte en plusieurs lieux. Depuis jusque en l'an 1534. elle a conservé assez entièrement la Religion Catholique, jusque à Henry Huitième Roy d'Angleterre, qui pour le divorce par lui fait avec Catherine d'Espagne sa première femme, (& qui ne pouvait être accordé par le Pape Clément VII. ) se sépara de l'obéissance de l'Eglise Romaine, se déclarât Chef de l'église Anglicane ; Ainsi la Religion Catholique fut abolie sous son règne, & celui d'Edouard son fils & successeur, jusque a Marie née de la susdite Catherine, qui élevée Reine la rétablit pour cinq ou six années. Mais venant à mourir, Elisabeth fille d'Anne de Boulen, seconde femme d'Henry, par la répudiation de Catherine prit les rênes du Gouvernement, & en suivant les traces de Ton père, fit cesser tout à fait le service divin & les cérémonies de la Religion Catholique, imposant grosses peines à ceux qui en feraient exercice, (comme a été dit) lesquelles rigueurs ont continuée encore sous Jacques VI. dernier mort. Ils retiennent ce néanmoins beaucoup de choses de l'ancienne Religion, & reprouvées des Calvinistes, comme le signe de la Croix, l'observation de plusieurs Fêtes & Vigiles, l'ordre Hiérarchique des Archevêques, Evêques & Curés, le chant des Heures Canoniales, les ornements sacrés, la pratique de la Confirmation, & autres points très-importants de la doctrine. Merc. en son Atlas, Polydore, Virgile en son histoire Anglicane, & Guillaume de Nubrige historien Anglais.

 

Nota : certains termes ont peut-être été mal interprété dans cette transcription
(problème nottament des f qui sont des s )

 

Haut de page

Le contenu de cette page est disponible pour toute utilisation personnelle et/ou dans le cadre d'enseignement
droits déposés
Dépôt de Copyright contre toute utilisation commerciale
des photographies, textes et/ou reproductions publiées sur ce site
Voir explications sur la page "Accueil"

Plan de site Recherches Qualité Liens e-mail