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Gravure ancienne ajoutée à l'iconographie de l'histoire des villes

Lucerne, vers 1830

 


Lucerne, vue de l'église des jésuites vers 1830      Photographie Norbert Pousseur

   

 

Gravure extraite "La Suisse pittoresque"
ouvrage édité vers 1830, d'Alexandre Martin,

Le premier pont de bois est à présent remplacé par une passerelle pour piétons.

On aperçoit au second plan, le pont couvert « Pont de la Danse des Morts »ou Spreuerbrücke.

A noter les formes très courbes des barques - Elles offrent aujourd'hui un profil beaucoup plus rectiligne.

A voir aussi, en utilisant le zoom d'agrandissement que sur le personnage statique sur le pont semble avoir une épuisette en main. Il s'agirait donc d'un pêcheur. Il n'y a plus bien sûr de telles barques de transport ou de pêche le long de ces rives. Au bord du Lac des quatre cantons, on loue des pédalos, et les autres embarcations se trouvent dans le port de Lucerne.

 

Cette gravure fait partie de la descritption du canton de Lucerne vers 1830 ,
ainsi que la promenade photographique réalisé en 2008 et 2009

il est possible de voir cette illustration en vue simple dans l'article du canton de Lucerne.

 

Lucerne.— Ainsi que toutes les anciennes villes de la Suisse, Lucerne, chef-lieu de canton, porte dans l’architecture et les ornements de ses maisons les traces de son origine et du goût du siècle où elle a été bâtie. On y trouve, comme dans les vieilles cités, des rues étroites, tortueuses, et quelques fontaines avec des ornements caractéristiques de l’époque, entre autres celle qui existe sur la place du Marché au Vin. De nos jours, cette ville s’est singulièrement embellie. Elle a des places vastes, des rues larges et bien pavées, quelques beaux édifices. La plupart des maisons en bois ont disparu.
Ce qui distingue Lucerne, ce qui lui donne une physionomie particulière, ce que le voyageur ne peut assez remarquer, ce sont ses ponts. Le pont de la Reuss est le plus ancien de tous : il existait déjà sous le gouvernement des abbés de Murbach. C’est le seul qui ne soit pas couvert, le seul qui soit praticable aux voitures; sa longueur est de 150 pieds et sa largeur de 26. Le second est le pont du Hof qui unit la ville à la cathédrale. On le regarde comme le pont couvert le plus grand qui existe en Suisse. A diverses époques depuis 1564, on a placé entre les chevrons qui en soutiennent le toit des tableaux peints sur bois, dont les sujets sont tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament. Le troisième pont, celui de Kapellbrüch est également décoré de tableaux dont une suite est tirée des temps héroïques de la Suisse: les autres, retracent les actions des deux patrons de la ville, St.-Léger et St.-Maurice. Près de ce pont est la tour de l’eau, II asserthurm, qu’on attribue aux Romains; elle servit d’abord de phare aux navigateurs et vraisemblablement aura donné à la ville le nom de Lucerne. Le quatrième pont, date du commencement du XVe siècle ; il est décoré d’une copie faite par Meglinger de la danse des morts, en 36 tableaux, à double face. Sans doute il ne faut pas chercher dans les tableaux qui ornent ces ponts un grand mérite de pinceau ; mais comme monuments, ils offrent un intérêt tout particulier, en ce qu’ils donnent une idée des mœurs, des habitudes, du caractère de l’époque où ils ont été tracés; les vieilles légendes qui les accompagnent en rehaussent encore le prix.
Il y a dix églises à Lucerne : St.-Léger au Hof, d’un assez bon style, où l’on remarque, sur le maître-autel, un tableau de Lanfranc et surtout des orgues considérées comme un chef-d’œuvre d’art et de goût; St.-Pierre, construite en 1273; et l’église des jésuites, du XVIIe siècle, la plus belle église de Lucerne, où l’on voit un tableau de l’un des élèves du Guide, Torriani de Mendrisio.
L’hôtel-de-ville, dont la forme et la disposition intérieure ne sont pas sans mérite, renferme une collection presque complète des portraits des anciens chefs de l’état, quelques tableaux dont le sujet a été puisé dans l’histoire naturelle, de précieux manuscrits, et les bannières déchirées et teintes du sang des héros de Sempach et de Bellinzone.
La tour sur laquelle on a peint à fresque la figure d’un géant auquel les traditions populaires attachent une grande célébrité, a été bâtie en 1350 sur les ruines de l’ancienne ville. Lucerne possède plusieurs hôpitaux, une bibliothèque, un théâtre, un casino, une maison des orphelins, une caisse des pauvres, un établissement pour les ouvriers malades, une caisse d’épargne, etc. C’est une ville lettrée où l’on cultive à la fois avec succès la musique, la peinture, les arts; elle est assez commerçante. Plusieurs fois elle a été le siège de la diète helvétique. Chaque année, elle est le rendez-vous d’une foule de voyageurs qui la traversent pour se diriger sur le Rigi, le Saint- Gothard et les montagnes dont cette ville est enceinte. On trouve dans les habitants une hospitalité cordiale, des soins et des prévenances; dans la haute société, d’élégantes manières, le ton des grandes cités, des écrivains et des savants distingués. Peu de villes offrent à l’amateur de sites curieux, des jouissances plus variés que celles que procurent les promenades qu’on peut faire dans les environs de Lucerne et sur les bords du lac. L’étranger n’a que l’embarras du choix.
Sempach. — Est une petite ville mal bâtie, mais sa position au bord du lac du même nom est assez originale. Elle est célèbre par la victoire éclatante que les confédérés y remportèrent le 9 juillet 1386 sur le duc Léopold d’Autriche. (Voir Histoire. ) On a élevé une chapelle sur la place même où périt Arnold de Winkelried.

 

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