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Quelques vues sur Nice


Nice résumé en quelques images...
Un habitant de cette ville trouvera sans doute que ces illustrations ne sont qu'un pâle reflet de leur vie dans cette cité.
Bien sûr mon fonds photographique contient plusieurs centaines de vues sur ces lieux, mais j'ai choisi de n'en publier que quelques-unes en un essai de synthèse, pour éviter des redondances inévitables.
Ces photos sont réunies sous les thèmes des toits rouges de la vieille ville, de la ville côté mer, de sa plage aménagée ou non, de sa mer qui baigne ses rochers, des rues de la vieille ville, et enfin de quelques détails remarquables.

 

Toits - Nice - © Norbert Pousseur
Les toits rouges de la vieille ville
Le mer - Nice - © Norbert Pousseur
La ville côté mer
Plage - Nice - © Norbert Pousseur
Le secteur aménagé de sa plage
Galets de plage - Nice - © Norbert Pousseur
La plage libre au pied de la ville
Mer et pêcheur - Nice - © Norbert Pousseur
Une ville entre mer et rochers
Petites rues - Nice - © Norbert Pousseur
La vieille ville et ses rues
Quelques images - Nice - © Norbert Pousseur
La ville en images hors du temps

 

 

Dans la section des archives historiques

Nice et son histoire  - © Norbert Pousseur
L'histoire de Nice jusque vers 1880

 

Les Alpes Maritimes par Vuillemin - © Norbert Pousseur
Carte et description des Alpes-Maritimes en 1883 par Vuillemin

 

 

Et sur un autre de mes sites

Page sur les fenêtres de Nice - © Norbert Pousseur
Fenêtres de la vieille ville de Nice

 

Page sur le carnaval de Nice - © Norbert Pousseur
Le carnaval de Nice de 2014

 

Page sur les loisirs des plages de Nice - © Norbert Pousseur
Les loisirs de plage de Nice, en 2013

 

 

in "Description contenant les antiquitez, ..., des plus célèbres villes" de François des Rues, édité en1608

De la ville de Nice
La première ville de Provence, du côté du Levant est Nice (Quoiqu'elle ne soit de la succession des Rois de France). Elle sert de palais et de citadelle aux Ducs de Savoye
Ce fut à Nice que se fit l'entrevue du Pape Paul 3, de l'empereur Charles cinquième et du Roy François premier.
Cette ville est posée sur la rivière de Paillon très forte, au pays jadis nommé des Saliens, qui la bâtirent.
Cette ville est épiscopale, et dépend de l'Archevêché d'Embrun. Les églises dont St Réparade évêché, puis Saint Dominique, saint François et les Augustins.

 

in "De la lecture des livres françois" de Antoine-René de VOYER, édité en1786

Le comté de Nice est regardé comme une des plus importantes possessions du Roi de Sardaigne en Italie, cette province étant très riche & très commerçante. On la subdivise en plusieurs parties, dont la première est le comté de Nice proprement dit, dans lequel est la capitale. Elle est située sur la mer Méditerranée, à l’embouchure du torrent nommé le Paglion ; elle est entourée de murs  & d’un rempart, & est commandée par un château ou citadelle, pour ainsi dire, à trois, étages qui se dominent les uns les autres, & rendent la prise de cette place très difficile : cependant les armées combinées de France  & d’Espagne en vinrent à bout en 1744.- Elle avait déjà été prise deux fois ; l’une en 1691 par l’armée Française sous les ordres de M. de Catinat ; l’autre par M. de la Feuillade, en 1705, En 1708, les François rasèrent une partie des fortifications de la Ville : elle avait été assiégée en 1542 par les Français, commandés par le Comte d’Enghien, Prince de la Maison de Bourbon, réunis aux troupes Turques du Pirate Barberousse, Roi d’Alger ; mais elle ne put être prise.
Outre le principal château dont je viens de parler, il y en a un second à l’autre extrémité de la ville. Le port de Nice est bien défendu, mais par lui-même c’est peu de chose ; il n’y entre que des bâtiments de médiocre importance ; cependant ce port à été déclaré franc, du temps du Roi Victor Amédée. Si les gros bâtiments n'y peuvent pas mouiller, au moins envoient-ils leurs barques faire provision d’eau dans la belle fontaine que l’on voit sur le port de cette ville.
Le nombre des habitants ne monte guère qu’à douze mille : elle était beaucoup plus peuplée & plus considérable  autrefois C’est le siège d’un Conseil supérieur ou Parlement, qui a dans son ressort tout ce qui dépend  du comté de  Nice, dans le sens le plus étendu ; d’ailleurs la ville a ses Magistrats, qui jouissent de très belles prérogatives, & forment une espèce de République : elle a un Évêque dont le siège ancien & respectable relève de l’archevêché d’Embrun. Indépendamment de l’église cathédrale, dédiée à Sainte Reparate, elle en a trois paroissiales, un beau collège, dix couvents, & plusieurs hôpitaux. Son histoire est assez intéressante ; on en va juger.

Nice a de tout temps passé pour une place importante, étant la première ville d’Italie que l’on rencontre après avoir traversé le Var, fleuve ou torrent qui, de toute ancienneté, a servi de limites entre l’Italie & la Gaule. Elle fut fondée par les Marseillais, dont les habitants, Phocéens d’origine, faisaient un grand commerce le long des côtes de la Méditerranée. Ils la nommèrent Nixaia ou Nicea, d’un nom grec qui semble indiquer qu’elle était dédiée à Bacchus, & la placèrent près d’une autre ville Gauloise, nommée Cemelia ou Cimelia, dont on voit encore les ruines à si peu de distance de Nice, que ces deux villes se sont par la suite confondues. Les Romains les assujettirent l’une et l’autre à leur Empire ; & rendant justice à la fertilité du terroir & à la position avantageuse où était Nice pour le commerce, ils en firent le siège d’un Prétoire ou Juridiction principale.
Elle fut ruinée par les Barbares, mais rétablie à plusieurs reprises. Dès le troisième siècle, les Papes y avaient envoyé un Évêque : on l’appelle Saint Basse, et on prétend qu’il fut martyrisé l’an 250, sous l’Empire de Decius. Son successeur fut Saint Pontius ; le quatrième Évêque, Saint Valerius. La liste de ces Prélats est ensuite remplie de lacunes. Le huitième de ceux que l’on connaisse vivait sous l’Empire de Charlemagne, & s’appelait Siagrius. Les Bourguignons ayant étendu leurs conquêtes jusque dans la Provence, fournirent Nice, qui dès-lors fit partie du royaume auquel ces Barbares donnèrent leur nom. Les Rois francs ayant succédé aux premiers Rois de Bourgogne, & ceux de la race des Carolingiens aux Mérovingiens,  Nice suivit toujours le sort de la Provence. Elle appartint au royaume d’Arles, & au second & dernier royaume de Bourgogne. Enfin, la Provence, ayant eu ses Comtes particuliers, Nice n’en fut point séparée. L’on sait comment la Provence passa aux Princes de la Maison d’Anjou ; ce fut peu après le règne de Saint Louis. Au quatorzième siècle, cette même Maison d’Anjou se trouvant dans les plus grands embarras, Nice lui échappa, & Voici comment.

Les peuples du comté de Nice & des seigneuries de Vintimille & de Barcelonnette  se trouvant abandonnés de leurs Souverains, se soumirent, en 1388, au Comte de Savoie Amédée VII ou le Rouge ; ils lui prêtèrent ferment de fidélité. Les Rois de Sicile furent quelque temps sans oser réclamer contre cette espèce  d’usurpation ; & enfin, en 1419, le Roi Louis d’Anjou, & Yolande d’Aragon sa mère, s’accommodèrent avec Amédée VIII, Duc de Savoie, qui consentit à leur donner quittance d’une somme de cent soixante mille écus d’or que ses ancêtres avaient prêtée au Roi de Sicile, père de Louis. Celui-ci céda tous ses droits sur les provinces qui s’étaient soustraites à sa domination ; cependant les Etats de Provence protestèrent contre cette cession. Les Rois de France se sont par la suite autorisés de cette protestation pour réclamer le comté de Nice ; & Louis XIV s’en étant rendu le maître, en fit prononcer la réunion au comté de Provence, nonobstant laquelle il a été rendu au Duc de Savoie.
Les antiquités de l’ancienne Cemelia, que l’on voit à la porte de Nice, consistent dans les ruines d’un amphithéâtre, d’un temple d’Apollon, de Junon & de Pluton ; des bains, des aqueducs, & des tombeaux chargés d’épitaphes & d’inscriptions. Enfin on y a trouvé beaucoup de médailles. On peut voir des détails de toutes ces antiquités dans des Ouvrages anciens & modernes, écrits en latin & en italien, sur l’histoire de la ville de Nice.

 

 

 

 

Quelques autres pages pour compléter cette visite :

 

 

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