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La vie quotidienne en Chine au 18 et 19ème siècle
(18、19世纪中国的日常生活)

 

 

Pour commenter la 'Vie quotidienne en Chine'
j'ai sélectionné des extraits provenant des 'Mémoires de la Chine',
tomes faisant partie des Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères (des Jésuites)
Lettes écrites à partir de 1701

Ainsi que Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - traduit de l'anglais et édité vers 1850

Lire aussi : Le code pénal chinois
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Le cinquantenaire des relations franco-chinoises
Gravures de 1810 sur les costumes et métiers de Chine
Carte de l'Asie vers 1750

 

Représentation symbolique de la Chine vers 1850 - Gravure bistre, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Frontispice d'un ouvrage 'pour les enfants' sur la Chine,
composition symbolique représentant la Chine au milieu du 19ème siècle :
la tour-pagode, la jonque, le soldat muni d'un arc et d'un sabre,
le marchand à la longue pipe et à la longue tresse, les marchandises à exporter

Gravure in : Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

Histoire de la Chine et des Chinois : .../... Quelques-uns des ponts bâtis par les Chinois étaient magnifiques. Il en existait un, nommé Lo-Ko-Ky-Au, à huit milles à l’ouest de Pékin, tout en marbre blanc, avec 70 colonnes de chaque côté et des figures colossales de lions. Un autre, près delà ville de Swen-Chiou-Fou, est bâti sur un bras de mer. Il a 2,520 pieds de long sur 30 de large, et est percé de 252 arches. Ils ont aussi des ponts de bateaux d’une très grande longueur.

La Chine est encore renommée pour les arcs de triomphe élevés à la mémoire de ses héros. On n’en compte pas moins de 6 à 700 dans l’Empire, dont quelques-uns érigés à des femmes.

Une grande curiosité encore est la célèbre Tour de porcelaine. Cette élégante construction de 200 pieds de haut est entièrement revêtue de plaques de porcelaine. Elle est de forme octogone, a 40 pieds de diamètre, et neuf étages : on dit que les murs ont douze pieds d’épaisseur. La plus belle partie est la coupole qui s’élève du haut du septième étage ; elle est ornée d’une grande variété de bas-reliefs, de niches et de figures de toute espèce qui font un très bel effet. La vue qu’on a du haut de cette tour est, dit-on, magnifique.

 

En chine, tour de Porcelaine' - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850,Tour dite 'de porcelaine',
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)


Histoire de la Chine et des Chinois : .../... L’usage des cloches en Chine remonte aux temps les plus reculés. Il y en a trois principales : La cloche du ciel, ainsi nommée parce qu’on lui attribue une origine surnaturelle ; la cloche aux serpents, ornée de cristaux à la surface extérieure, et la cloche dite aux ronds-noués, par allusion au dessin de ses ornements. Ces trois espèces de cloches sont employées en différentes circonstances désignées. Il y a encore la cloche à la langue de bois dont on fait un grand usage, tant, pour appeler les soldais que pour réunir le peuple.
Beaucoup de villes ont de fortes cloches dans des tours élevées, pour avertir des différentes heures du guet de nuit. La première période du guet est annoncée par un coup, la seconde par deux, et ainsi de suite, jusqu’au jour. Quelques cloches chinoises sont très grandes, et pèsent au-delà de cent milliers ; c’est peu, toutefois, en comparaison de la grosse cloche de Moscou, qui en pèse 366. Les Chinois ont, comme les catholiques romains, l’habitude de donner des noms à leurs cloches ; à Pékin, une s’appelle la Pendante, une autre, la Volante, une troisième, la Mangeuse, puis une quatrième, la Dormeuse. Les battants des cloches sont faits de bois et non de métal ; on prétend que cela donne un son plus doux.

 

Cérémonie de mariage chinoise - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850, cérémonie nuptiale dite 'Alliance des coupes',
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

 

Choix d'une seconde épouse chinoise - Gravure de 1840 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
"Choix d'une seconde femme",
gravure publiée en tête du volume sur la Chine de
Voyage autour du Monde par Gabriel Lafond de Lurcy

 

Histoire de la Chine et des Chinois : .../... Les Chinois ont des règles minutieuses concernant les cérémonies, les formes et les habillements. La manière dont un inférieur doit aborder et saluer son supérieur, les termes qu’il doit employer en lui écrivant, la manière de plier la lettre, même, et le cérémonial des visites, tout est fixé par des règlements. Qu’un Chinois doive se lever ou s’asseoir, qu'il ait à recevoir des visites, qu’il ait à en rendre, il doit suivre strictement les usages ordonnés pour chaque cas, ou le bâton est toujours là pour rappeler au délinquant chaque infraction aux règles établies.

Les mandarins sont les fonctionnaires et magistrats en Chine, et je vais décrire le costume d’un de ces importants personnages. Sa tunique est de couleur verte ou violette, ses pantalons jaunes, le tout orné de broderies d’or. Les mandarins sont pris dans toutes les classes de la grande famille, et leur nombre s’élève, dit-on, à près de 500,000. Les uns sont mandarins civils, les autres mandarins militaires.
Il n’y a pas moins de neuf classes différentes de mandarins, qui se distinguent- par le bouton qu’ils portent sur leurs bonnets et les broderies de leurs ceintures. Les différents degrés de dignité sont indiqués comme suit :

lre classe Bouton de rubis
2e cl. B. de corail.
3e cl. B. de saphir.
4e cl. B. de turquoise.
5e cl. B. de cristal.
6e cl. B. d’opale ou perle.
7e cl. B. ouvragé d’or.
8e cl. B. d’or plein.
9e cl. B. d’argent.
   

 

Portrait en pied d'une épouse de mandarin chinois  - photographie ou gravure reproduite puis restaurée par  © Norbert PousseurPortrait en pied d'un mandarin chinois en costume - photographie ou gravure reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Aucune certitude qu'il s'agisse de personnages chinois
Reproduction de 2 petits tableaux, ressemblant à des photographies encadrées,
qui ornaient les murs d'un appartement en Allemagne.
Je pense tout de même qu'il sagit d'un couple de mandarins en habits traditionnels.

 

 

 

 

En Chine, savetier ambulant - Photo colorisée de 1900 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Savetier ambulant, en Chine,
photo couleur, ou sans doute plutôt colorisée, non située géographiquement,
extraite de Autour du Monde, aquarelles, souvenirs de voyages,
édité par L. Boulanger, vers 1890

 

En Chine, groupe de bonzes - Photo colorisée de 1900 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Groupe de bonzes, en Chine,
photo couleur, ou sans doute plutôt colorisée, non située géographiquement,
extraite de Autour du Monde, aquarelles, souvenirs de voyages,
édité par L. Boulanger, vers 1890

 

En Chine, marchand et sa voiture à voile - Gravure de 1845 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Marchand avec sa brouette à voile, en Chine,
gravure extraite de : Moeurs usages et costumes de tous les peuples du Monde - Auguste Wahlen - 1845

 

En Chine, paysan avec sa brouette de voyage - Gravure de Doré vers 1860, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Brouette de voyage en Chine, Dessin de Doré d'près M de Trévisse
illustration extraite du "Tour du Monde" d'Édouard Charton, année 1864

Le paysan est pieds-nus, sa brouette n'est ici qu'une simple planche que traverse une grande roue à rayons.
Celle-ci est protégée sur le dessus par une petite cage qui permet à l'enfant de s'y tenir.

 

En Chine, famille en voyage en brouette à voile - gravure vers 1860  reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Brouette à voile en Chine,
dessin de E. Bayard d'après une aquarelle du commandnt Fane, album de Mme Bourboulon,
illustration extraite du "Tour du Monde" d'Édouard Charton, année 1864

Nous avons ici un vrai véhicule de voyage, à une seule roue et une voile.
Trois personnages sur cette 'brouette' et son chargement considérable,
tiré par un âne, le tout dirigé et maintenu par l'homme qui tient les brancards.

 

Paysans chinois réfugiés à Shangaï - gravure de 1864 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Paysans chinois réfugiés à Shangaï , Dessin E. Bayard d'après une croquis
illustration extraite du "Tour du Monde" d'Édouard Charton, année 1864

Toute la misère des réfugiés, sans toit, sans nourriture, comme on en voit de nos jours.
Il s'agit ici des paysans fuyant le pillage et les tueries des bandes dites de Taï-ping-houang
qui sévissaient en 1860 dans cette région.

 

Ombres chinoises, spectacle de rue en Cnine - gravure de 1864  reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Les ombres chinoises, dessin de Vaumort d'après une gravure chinoise
illustration extraite du "Tour du Monde" d'Édouard Charton, année 1864
Le bateleur qui met les poupées en mouvement, monté sur un tabouret,
est enveloppé jusqu'à la cheville du pied dans de larges draperies de cotonnades bleue.
Une boite représentant un petit théâtre est appuyé sur ses épaule et s'élève au-dessus de sa tête ;
ses mains agissent sans qu'on devine le moyen mécanique qu'il emploie,
pour imprimer des allures de comédie à de très petits automates. (A. Pousièlgue - 1860)

 

Spectacle de marionettes dans une rue chinoise - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850, spectacle de marionettes dans la rue,
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

 

 

En Chine, Musiciens aveugles - Photo colorisée de 1900 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Musiciens aveugles, en Chine,
photo couleur, ou sans doute plutôt colorisée, non située géographiquement,
extraite de Autour du Monde, aquarelles, souvenirs de voyages,
édité par L. Boulanger, vers 1890

 

Paysans chinois en bord de route - gravure de Demoraine de 1858,  reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Paysans chinois, dessin de Demoraine
extrait de Le Monde, histoire de tous les peuples - M. E. de Lostalot-Bachoué - 1858
remarquez la façon de porter ll'enfant dans le dos, et la longue pipe fumée par la mère.

 

Mère chinoise et son enfant, se promenant - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850, mère et son enfant, se promenant accompagnée de sa servante,
à noter la longue pipe de la dame, et l'ombrelle-parapluie portée par la servante
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

 

 

Mandarin en voyage en Chine dans son palanquin - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850, mandarin en voyage dans son palanquin,
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

 

Carte de visite chinoise, gravure de 1860 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Carte de visite chinoise,
gravure publiée en 1864 dans 'Le tour du Monde' d'Édouard Charton

Lettre du père de Champagnac, à Fou-tcheou-fou, 10 février 1703

.../...Il s’en retourna chez lui assez satisfait ; dès le lendemain il revint à mon église, et m’apporta un sac dont il tira cinq Idoles, un petit bâton long environ d’un pied, et épais d’un pouce en carré, où étaient gravés quantité de caractères Chinois, et un autre morceau de bois haut de cinq pouces, et large de deux, qui était semé  partout de caractères, excepté d’un côté où l’on voyait la figure du Diable transpercé d’une épée, dont la pointe était piquée dans un cube de bois qui était aussi tout couvert de caractères mystérieux. Il me donna ensuite un Livre d’environ dix-huit feuillets, qui contenait des ordres exprès du Tcham-tien-ssée, par lesquels il était défendu au Démon, sous de grosses peines, d’inquiéter davantage les personnes dont il s’agissait. Ces arrêts étaient scellés du sceau du Tcham-tien-ssée, signés de lui et de deux Bonzes. J’omets beaucoup d’autres minuties qui pourraient vous ennuyer.
Mais peut-être ne serez-vous pas fâché de savoir comment ces Idoles étaient faites. Elles étaient d’un bois doré et peint assez délicatement : il y avait des figures d’hommes et de femmes ; les hommes avaient la physionomie Chinoise, mais les femmes avaient les traits du visage Européen. Chaque Idole avait sur le dos une espèce d’ouverture fermée d’une petite planche. Je levai cette planche, et je trouvai que l’ouverture était assez étroite à l’entrée, mais qu’elle allait en s’élargissant vers l’estomac. Il y avait au-dedans des entrailles de soie, et au bout un petit sac de la figure du foie de l’homme. Ce sac était rempli de riz et de thé, apparemment pour la subsistance de l’Idole. A la place du cœur, je trouvai un papier plié fort proprement ; je me le fis lire ; c’était le catalogue des personnes de la famille ; leur nom, leur surnom, le jour de leur naissance, tout y était marqué. On y lisait aussi des dévouements et des prières pleines d’impiété et de superstition. Les figures des femmes avaient outre cela, dans le fond de cette petite chambre, un peloton de coton plus long que gros, lié proprement avec du fil, et à-peu-près de la figure d’un enfant emmailloté.

 

Jonque et barque chinoise - Gravure bistre de 1850, reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
En Chine, vers 1850, jonque et barque
Histoire de la Chine et des Chinois - Peter Parley - 1843 - (~1850 pour la version fançaise)

Lettre du père de Fontenoy à Tcheou-Chan, port de la Chine, dans la province du Tche-kian, à 18 lieues de Nimpo, le 15 février 1703.

Les Chinois qui nous conduisaient nous parurent fort superstitieux. Ils avaient une petite Idole à la poupe de leur vaisseau, devant laquelle ils entretenaient jour et nuit une lampe allumée : ils lui offraient assez souvent, avant qu’ils se missent à table, les viandes préparées pour le repas. Mais comme ils s’apercevaient que nous n’y touchions point, toutes les fois qu’on les avait ainsi offertes, ils en firent mettre à part, et on ne présentait point à l’Idole ce qui était destiné pour nous. Le culte qu’ils rendaient à cette fausse divinité ne se bornait pas là : sitôt que la terre paraissait, celui qui avait soin de l’Idole, prenait des papiers peints et coupés en ondes, et les jetait dans la mer, après avoir fait une profonde inclination de côté-là. Quand le calme nous prenait, tout l’équipage poussait de temps en temps des cris, comme pour rappeler le vent. Dans le gros temps ils jetaient au feu des plumes, pour conjurer la tempête et pour chasser le Démon, ce qui répandait par tout le vaisseau une puanteur insupportable. Mais leur zèle, ou plutôt leur superstition, redoubla à la vue d’une montagne qu’on découvre en passant le canal de la Cochinchine ; car outre les inclinations et les génuflexions ordinaires, et tous les papiers à demi brûlés qu’ils jetaient dans la mer, les Matelots se mirent à faire un petit vaisseau de quatre pieds ; il avait ses mâts, ses cordages, ses voiles et ses banderoles, sa boussole, son gouvernail, sa chaloupe, son canon, ses vivres, ses marchandises, et même son livre de compte. On avait disposé à la poupe, à la proue et sur les cordages, autant de petites figures de papier peint qu’il y avait d'hommes sur le vaisseau. On mit la petite machine sur un brancard ; on la leva avec beaucoup de cérémonies ; on la promena par le vaisseau au bruit du tambour et d’un bassin d’airain. Un Matelot habillé en Bonze conduisait la marche et s’escrimait avec un long bâton en jetant quelquefois de grands cris. Enfin on le fit descendre doucement dans la mer, et on le suivit des yeux aussi loin que l’on put. Le Bonze monta sur la dunette, pour continuer ses clameurs, et apparemment pour lui souhaiter un heureux voyage.

 

 

En Chine, une tissuese sur son métier  - Photo colorisée de 1900 reproduite puis restaurée par  © Norbert Pousseur
Tisseuse sur son métier artisanal, en Chine,
photo couleur, ou sans doute plutôt colorisée, non située géographiquement,
extraite de Autour du Monde, aquarelles, souvenirs de voyages,
édité par L. Boulanger, vers 1890

 

 

 

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