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Les villes à travers les documents anciens

Marseille et sa rade, avant 1800

 

Détail de la carte de la méditerranée établie en 1662 par François Okive - gravure  conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur
Carte de la Méditerranée, établie en 1662 par François Olive,
carte conservée à la BNF d'où vient ce fichier haute-définition (voir zoom en bas de cette page).
Cette gravure a été traitée numériquement par Norbert Pousseur, avant sa mise en ligne

Carte de la méditerranée établie en 1662 par François Okive - gravure  conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur


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Texte extrait de l'ouvrage "Portulan de la Mer Méditerranée", par Henri Michelot, édition de 1805 (collection personnelle)
La première version de cet ouvrage date de 1709, et une grande partie des descriptions ci-dessous étaient écrites telles que.

 

La ville de Marseille est fort grande et fort renommée par son commerce ; elle est située dans le fond de la baie, ce qui fait qu'on n'en peut découvrir qu'une petite partie ; on voit seulement sur la gauche, une forteresse appelée le fort St. Jean, ou il y a une haute tour ronde qu’on appelle le Fanal ; et sur la droite une citadelle à quatre bastions, appelée St. Nicolas, qui est très considérable :il y a du même côté une haute montagne, sur laquelle est un fort nommé Notre-Dame de la Garde, d'où l'on découvre l'arrivée des bâtiments.
Au milieu de la ville il y a un port, dont l'heureuse situation le rend un des meilleurs ports de la Méditerranée, et où il y a plus de sûreté pour les bâtiments ; il est couvert par une grosse pointe qui le garantit de la mer ; son embouchure est entre les deux citadelles qui en défendent l'approche, où il y a trois piliers qui le renferment ; son entrée est du côté du fort St. Jean, entre une haute tour carrée et l'un desdits piliers ; elle se ferme tous les soirs avec une chaîne de fer, soutenue par une grosse pièce de bois.


Marseille en perspective,gravure de 1607 de Frans Hogenberge, gravure  conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur
Gravure-plan de Marseille en 1645, par Frans Hogenberger, sans doute en 1605, éditée en 1645
conservée à la BNF d'où vient ce fichier haute-définition (voir zoom en bas de cette page).
Cette gravure a été restaurée numériquement par Norbert Pousseur, avant sa mise en ligne

 

Entrée du Port de Marseille.
Lorsqu'on veut entrer dans ce port, il ne faut pas ranger de trop près le fanal qui est sur la gauche, à cause de quelques roches qui sont sous l'eau ; (qu'ils appellent Mange Vin) mais il faut passer à mi-canal, et se tenir tant soit peu sur la droite ; pour cela, il faut voir la guérite du milieu du bas Fort de la citadelle St. Nicolas, sur la ligne du moulin à vent qui est au-delà, et suivre cette route jusqu'à la découverte de l'entrée du port ; puis en tournant autour du fanal pour entrer dans le port, il faut ranger un peu plus la tour de St. Jean que le pilier, à cause de quelques roches qui en sont tombées.
Il n’y a dans cette entrée que quinze à seize pieds d'eau ; mais dans tout le port, ii y en a dix-huit à vingt pieds, et au dehors, il s’y trouve de quatre à cinq brasses de profondeur.
Lorsque le vent d'est refuse, on peut mouiller au-dehors, vis-à-vis de la ville, à quatre à cinq cent toises loin, où il y a douze à quinze brasses d'eau, fond d'herbe vaseux ; mais il ne convient pas d’y passer la nuit, le vent de nord-ouest qui donne à plein dans l'entrée du port y étant quelquefois très violent.
La latitude est 48 degrés 20 minutes, et la variation de 17 degrés de nord-ouest.

 


Marseille et sa rade au 17ème siècle, gravure de Matthäus Merian conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur
Vue générale de Marseille du 17ème siècle, par Matthäus Merian,
conservée à la BNF d'où vient ce fichier haute-définition (voir zoom en bas de cette page).
Cette gravure a été restaurée numériquement par Norbert Pousseur, avant sa mise en ligne

Baie de Marseille
Environ dix-huit milles vers le sud est quart d'est du cap Couronne, est le cap Croisette, qui forment ensemble la grande baie de Marseille, qui a dix-huit milles d'ouverture, et près de douze d'enfoncement ; il y a dans cette baie plusieurs mouillages.

Reconnaissance de Marseille.
Cette reconnaissance, venant du large, est assez facile à faire, tant par le grand défaut de terre, que cause l'enfoncement de cette baie, que par le cap Couronne qui est fort bas, et celui de la Croisette qui est fort haut, du moins aux environs venant du côté de l'ouest ; car quand on est à trente-cinq ou quarante milles au large, on voit dans les terres une montagne ronde, qu'on appelle le Danube, autrement la montagne d'Aix ; du côté de l'est, les montagnes de la Sainte Baume ; et vers l'est de Marseille, presque joignant celles-là, on découvre celles de Saint-Sery, qui semblent de loin deux pains de sucre ; outre qu'on aperçoit vers le sud du cap Croisette, l'île de Riou, qui est assez haute, et séparée de la côte d'environ demi-lieue.
En approchant, on découvre fort au large une petite ile plate, sur laquelle est une tour, qu'on appelle tour de Plantez ; on voit ensuite les îles du château d'If, qui paraissent au milieu de la baie.

Mouillage de la Baie de Marseille
En venant du côté de l'ouest, et ne pouvant gagner le port de Marseille, on pourrait (surtout avec deux ou trois galères) mouiller dans une grande calanque qu'on appelle Caro, qui est en dedans de la pointe du cap Couronne, et du côté de l'est ; il y a dans le milieu trois, quatre et cinq brasses d'eau, fond d'herbe vaseux, et a l'entrée huit à dix brasses ;  en sorte que si l'on voulait y mouiller, il ne faudrait pas s'approcher de la pointe de l'ouest du cap Couronne, parce qu'il y a des plateaux qui s'avancent sous l'eau, mais seulement ouvrir ladite calanque.
Les vents qui incommodent le plus, et qui sont les traversiers, sont de sud-est et le sud, qui y causent une grosse mer, c'est pourquoi ce lieu n'est propre que pour les vents d'ouest-nord-ouest, jusque au nord-est.
Dans le fond de cette calanque, sur la droite, il y a une petite maison qui en donne la connaissance.

Pointe Riche.
Environ quatre à cinq cent toises vers le sud-est du cap Couronne, il y a une longues pointe de moyenne hauteur, qu'on appelle pointe Riche ; entre cette pointe et ce cap, il y a un grand enfoncement bordé d une plage de sable, appelée plage de Verdun, où l'on pourrait mouiller, aussi en attendant le beau temps, lorsque les vents sont à la terre.
Au-dessus de cette plage, à la grande portée du fusil, on voit le village de la Couronne.
Environ un mille vers l'est de la pointe Riche, il y a un écueil plat hors de l'eau, qu'on appelle le Ragnon, proche duquel il y a une Madrague : il y en a aussi plusieurs autres le long de cette côte, jusque au fond de la baie ; elles s'avancent en mer environ six à sept cent toises, mais on ne les tend qu’en été.

Cap Méjean (Méjan dans l'orthographe de l'ouvrage)
Environ sept a huit milles à l'est du cap Couronne, est le cap Méjean, qui est une grosse pointe fort haute et escarpée de toutes parts : presque à moitié chemin de l’un à l'autre, on voit un petit village et une grande maison ou château, qu'on appelle Cary, avec une rangée d'arbres qui conduisent jusque à la mer, et qui en donnent la connaissance :il y a dans cet endroit un peu d'enfoncement qui n'est propre que pour des bateaux, ayant plusieurs écueils à son entrée.
Depuis le cap Couronne jusque à Cary, la côte est fort basse, et vient en s'élevant jusque au Cap Méjean, qui est fort haut.

Calanque de Méjan
Du côté de l'ouest du cap Méjean, il y a une grande calanque où I'on pourrait mouiller deux ou trois galères, qui y seraient passablement bien pour les vents de la terre ; mais les vents de sud et sud-ouest y donnent à plein, et y causent un gros ressac de la mer quoiqu’il y ait à l’entrée de ce port, sur la gauche, quelques écueils à fleur d eau, qui couvrent en partie de la mer du large.
Lorsqu’on veut y aller mouiller il faut ranger la grosse pointe de la droite, à cause de ces écueils ; il y a sept à huit brasses d'eau au milieu du passage, et trois à quatre brasses dans le milieu de la calanque ; le fond en est de vase et d'herbe : il n'y a qu'une cabane qui sert de retraite aux pêcheurs.
Environ quatre à cinq cent toises vers l'est dit cap Méjean, il y a une petite île qu'on appelle Laire-Vigne, On ne peut passer à terre d'elle qu'avec des bateaux, quoiqu'il y ait sept à huit brasses d'eau ; mais le passage en est fort étroit.

Rade de l'Estaque.
Environ trois à quatre milles du cap Méjean, et dans le fond de la baie de Marseille, est une grosse pointe blanchâtre, qu'on appelle la Corbière ; tant soit peu plus eu dedans, est le mouillage de l'Estaque, que les Ponantais appellent la rade des Flamands. Pour y être bien postée, il faut se mettre en dedans de la pointe de la Corbière, éloignée de la côte de trois à quatre longueurs de câbles, et non davantage, à cause d 'une Madrague qu’on y place pendant l'été ; et bien qu'elle n'y soit point en hiver, il y reste pourtant quantité de roches mouvantes qu'on met pour tenir cette Madrague.
Remarques.
Pour éviter aisément ces roches, qui pourraient  casser les câbles, il faut, pour être au bon mouillage, voir l'extrémité de la pointe du cap Méjean, par la séparation d’une pointe de roche blanchâtre, appelée le Moulon ; cette pointe est proche de l'île de La Laire-Vigne, et l'on est pour lors par douze, quinze à vingt brasses d'eau, fond d'herbe vaseux.
Les vents de sud-est, sud et sud-ouest, y donnent à plein ; mais comme le terrain est fort haut, il abat la grande violence du vent.
Sur la pointe de la Corbière, on y a fait nouvellement une batterie, comme en plusieurs autres endroits, pour la défense des mouillages et approches de Marseille.
Il faut remarquer qu'on ne peut mouiller plus proche de terre qu'à l'alignement de la Corbière et du fanal de Marseille : car du côté, de terre, le fond, qui est très mauvais, y est rempli de roches ; il y a presque partout le milieu de la baie depuis trente jusqu’à quarante-cinq brasses d'eau, fond de vase.

Des îles de Marseille ou du Château d’If
Les iles du château d'lf sont au nombre de trois, éloignées du port de Marseille  d'environ trois milles à l'ouest-sud-ouest ; la plus voisine de Marseille est celle du château d'lf, qui est un gros rocher fortifié de toutes parts, au milieu duquel il y a trois grandes tours autour d'un donjon.

Isle de Ratonneau.
L'île de Ratonneau est voisine du château d'If  du coté du nord-ouest ; elle en est éloignée d'environ trois cent toises : il y a sur la pointe du nord est de cette île une batterie de canons, et sur le haut de l'île quelques fortifications, avec une tour carrée au milieu.
Cette ile peut avoir environ une demi-lieue de long. Elle a à l'ouest un gros écueil qu'on appelle le Tiboullen, entre lequel on peut passer, y ayant vingt brasses d'eau : mais tout auprès de la pointe de Ratonneau, il y a une sèche où la mer brise quelquefois ; il y a aussi quelques écueils qui sont hors de l'eau.

Île St. Jean.
L'île St.  Jean, communément appelée Pomègues, est située vers le sud de celle de Ratonneau, éloignée dans l'endroit le plus proche d'environ cent vingt toises : on appelle le canal que forment ces deux iles le Frioul : sur le haut de la pointe du nord-est, il y a une grosse tour ronde, et quelques fortifications auprès ; et sur la hauteur de l'île, qui est fort élevée, est la tour St. Jean.

Port de Pomègues.
Le port de Pomègues est du côté du sud, et presque vers le milieu de cette île ; c'est une grande calanque, formée par une petite île presque contiguë à l'île St. Jean : il y a dans le fond depuis trois jusqu’à six brasses d’eau, fond d'herbe vaseux. Les vaisseaux qui viennent du Levant vont ordinairement y faire quarantaine.
On s'y amarre à quatre ; savoir : de poupe et de proue avec une bonne ancre à la mer vers l'est : le traversier est le vent de nord-est. On peut passer entre toutes ces îles, principalement entre celle-ci, et les ranger tant qu’on veut, y ayant beaucoup de profondeur d'eau.

Mouillage du Frioul de Ratonneau. (Friou, dans l'orthographe de l'ouvrage)
On peut mouiller en plusieurs endroits aux environs de l’île de Ratonneau, mais principalement vers la pointe de l'île St. Jean où est la tour ; aux environs d’un écueil qui est vis-à-vis une petite plage de l'île Ratonneau, au-dessus de la forteresse, où I on est par trois, quatre et cinq brasses d’eau, fond d'herbe vaseux.
Il faut avoir une bonne ancre vers le sud-est qui en est le traversier, et une amarre sur l'île Ratonneau, ou sur les écueils, suivant l'endroit où Ion est : il y a quelques galères qui portent une amarre sur l'île St. Jean, et un fer au nord-ouest.
Il faut s'amarrer du côté de l'île Ratonneau à cause des ressaies au nord-ouest qui viennent avec violence par-dessus l'île. On peut facilement passer entre les deux îles avec des vaisseaux et galères, où il y a six à sept brasses de profondeur au plus étroit passage.

Mouillage du Château d’If
Ce mouillage est entre le château d'If et la pointe de l'est de l'île Ratonneau, vis-à-vis une calanque de cette île, où l'on peut mettre deux galères amarrées à quatre, ayant la poupe dans le fond de la calanque ; il y a trois à quatre brasses d’eau, fond d’herbe vaseux.
Mais pour les vaisseaux et les autres galères, ils doivent mouiller dans le milieu des deux îles,  tant soit peu plus proche de l'île que du château, ayant une ancre vers Je sud-est, et une bonne amarre sur l'île au nord-ouest. On y est par sept huit à neuf brasses d’eau, même fond ; il faut se bien amarrer pour Je vent de sud-est, qui en est le traversier. On peut ranger l'île tant qu'on veut, y ayant six brasses d’eau à l'extrémité de la pointe.

Sèche de St Esteven.
Entre la pointe de l'est de l'île Ratonneau, et l'autre mouillage de la même île, autrement le Frioul dont nous avons parlé, il y a dans la même île, et presque au pied de la forteresse,  une grande calanque, avec un peu de plage, qu'on appelle St. Esteven, vis-à-vis de laquelle il y a une roche sous l'eau, qui est très dangereuse pour ceux qui n’en n'ont point de connaissance sur laque il n’y a que cinq pieds d'eau, et sept à huit brasses tout autour ; elle est vis-à-vis pointe de l'ouest de cette calanque environ huit cent toises. C'est pourquoi Lorsqu’on part de Marseille pour aller mouiller au Frioul, passant entre le château-d'lf et l'île Ratonneau, il faut ranger de plus près le château que l'île ,jusqu’à ce qu’on ait doublé ladite calanque, après quoi il n'y a plus rien à craindre : ce que j’ai dit pour aller, se doit aussi entendre pour revenir.
Du côté du nord de l'île  Ratonneau, il y a plusieurs petites calanques, où l'on peut se débarquer ; il y en a une entr'autres proche la pointe de l'est, qu'on appelle l'Elbe, où il peut demeurer de petites barques, y ayant deux, trois et quatre brasses d'eau ; et au-dessous de la forteresse, du même côté, il y a une grande calanque, appelée calanque du Banc.

Île Planier. (Planiez dans l'orthographe de l'ouvrage)
Environ cinq milles vers le sud-est de la pointe du cap Cavaux, qui est le plus au sud-ouest de l'île  St. Jean, ou Pomègue, il y a une petite ile qu'on appelle Planier, parce qu'elle est fort plane et basse, sur laquelle il y a une tour habitée, qui ne sert que pour en donner la connaissance : on y a mis un fanal qu'on éclaire tous les soirs.
On peut passer entre la terre et cette île, y ayant quarante à quarante-cinq brasses d’eau ; mais il ne faut pas s’en approcher, surtout du côté du sud-ouest, sud-est et de l'est, à cause de quelques roches qui s'étendent environ un mille, sur lesquelles il y a fort peu d'eau, et où la mer brise partout lorsqu’il fait mauvais temps.

Sèche nommée le Canoubier. (Canoubiez dans l'orthographe de l'ouvrage)
Dans la route directe du château d'If au port de Marseille, il y a deux roches sous l'eau ; la plus voisine du château d'If en est éloignée d'environ quatre à cinq cent toises, et s'appelle la Sourdaras, sur laquelle il ny a que trois pieds d'eau ; à cent toises de celle-ci, en avançant sur la même ligne, est la sèche le Canoubier, sur laquelle il n'y a ordinairement qu'un pied d'eau, Comme ces roches se trouvent dans le milieu du passage, allant du château d'If à l’île de Daume,  il est important d’observer les remarques mises ci-après, pour servir à les reconnaître et à les éviter.
Remarques du Canoubier.
Lorsqu’on est directement : sur la roche du Canoubier, on voit la tour de l'île  St. Jean entre les deux tours du château d'If ; et quand on est par son travers, on voit le gros cap, ou la Pointe de la plage de Montredon, gui reste par le milieu du passage de la pointe de Daume et de la première ile.
Le Sourdaras est éloigné du Canoubier, comme il a été dit ci-dessus, de la longueur d’un câble, tirant vers le sud-ouest ; pour peu que la mer soit agitée, elle brise sur l'un et l'autre.
On peut passer entre le château d'If  et ces écueils sans rien craindre, y ayant neuf, dix et douze brasses d’eau, fond d’herbe vaseux ; mais il est bon de ranger un peu plus le château d'If, que le côté du Sourdaras.
On peut passer aussi entre la pointe de Daume et le Canoubier ; et c’est même le passage ordinaire et le meilleur, en rangeant la côte à discrétion.

Des Iles de Daume
Environ une demi lieue vers le sud-ouest du port de Marseille, il y a une longue pointe basse, qu'on appelle pointe de Daume, au bout de laquelle sont deux petites iles, sur l'une desquelles, qui est celle de dehors, il y a une forteresse qu'on y a fait nouvellement.
On mouille ordinairement vers le Sud sud-ouest de ces iles, par six, sept a huit brasses d'eau, fond d'herbe vaseux : on porte une amarre sur les iles, et une bonne ancre vers le sud-est, qui en est le traversier.
On peut mouiller aussi un peu plus au large ; mais quelquefois les ancres y chassent, et l'on est contraint de les renforcer par une plus petite, ce que la pratique nous enseigne.
On peut passer, dans un besoin, entre la pointe de Daume et la première ile ; mais non pas entre les deux iles, à cause de quelques roches, quoiqu'il y ait trois à quatre brasses d'eau.
Il ne faut pas ranger l'île où est la forteresse de trop près, à cause de quelques roches qui en sont proches du côté du nord-ouest : tous les vaisseaux qui viennent du côté de l'est pour aller à Marseille, passent entre ces îles et le Château d'lf, rangeant la côte de la droite, comme il a déjà été dit, de peur du Canoubiez, que quelques étrangers appellent la Galère ; à moins qu'on ne veuille passer entre le Château d’If et cette sèche, comme on la dit ci-devant.

 


Ville et port de Marseille au 17ème siècle, gravure conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur
Représentation de la très renommée et admirable ville et port de Marseille, auteur inconnu du 17ème siècle,
gravure conservée à la BNF d'où vient ce fichier haute-définition (voir zoom en bas de cette page).
Cette gravure a été traitée numériquement par Norbert Pousseur, avant sa mise en ligne

 

 


Carte de la méditerranée établie en 1662 par François Okive - gravure  conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur  Marseille en perspective,gravure de 1607 de Frans Hogenberge, gravure  conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur  Marseille et sa rade au 17ème siècle, gravure de Matthäus Merian conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur  

Ville et port de Marseille au 17ème siècle, gravure conservée et reproduite par la © BNF et restaurée par © Norbert Pousseur
En rouge les monuments légendés

 

 

 

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