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Les villes à travers les documents anciens

 

Bordeaux à travers des gravures du 19ème siècle

 

Bordeaux vers 1850, du Bacalan - reproduction © Norbert Pousseur
Bordeaux, vers 1850, dessiné par André Girault depuis le Bacalan
(in 'les Beautés de la France' de Girault de Saint-Fargeau - 1855)
Voir ci-dessous la même gravure, zoomable

 

La ville de Bordeaux est ici illustrée à travers une trentaine de gravures qui renvoie chacune vers la page où elle peut être visualisée en plus grande dimension.
En fin de page, une courte description de Bordeaux vers 1850

Outre cette page récapitulative de l'iconographie rassemblée sur Bordeaux, vous pouvez aussi aller directement aux pages des articles contenant une ou plusieurs de celles-ci :

 

Carte de 1830 de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Bordeaux vers 1830
Panorama de Bordeaux vers 1840 par Léon Drouyn - reproduction © Norbert Pousseur
Bordeaux vers 1840
Port de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Port de Bordeaux vers 1830
Bordeaux vers 1840, depuis les Chartrons - reproduction © Norbert Pousseur
Bordeaux depuis les Chartrons
Rade de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Rade de Bordeaux
Quai de Bordeaux vers 1840 - reproduction © Norbert Pousseur
Quais de Bordeaux
Vente de vins de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Une vente de vins de Bordeaux
Sainte Eulalie de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Église Sainte Eulalie
Rue de Chapeau Rouge de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Rue de Chapeau Rouge
Jardin public de Bordeaux vers 1860 - reproduction © Norbert Pousseur
Le jardin public vers 1860
Incendie de la cathédrale de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Incendie de la cathédrale St Jean
Ruines de l'amphithéâtre de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
Amphithéâtre de Bordeaux
   
Hôtel de ville de Bordeaux vers 1840 - reproduction © Norbert Pousseur
Tour de l'Hôtel-de-ville
Pey-Berland et cathédrale de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
La Cathédrale vers 1840
Gravure sur Bordeaux par Léon Drouyn - reproduction © Norbert Pousseur
La porte du Palais
  La cathédrale de Bordeaux - reproduction © Norbert Pousseur
La Cathédrale vers 1850
 

Texte extrait des Beautés de la France de Girault de Saint-Fargeau - 1855

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La ville de Bordeaux est dans une situation magnifique et très avantageuse pour le commerce, sur la rive gauche de la Garonne, qui y forme un vaste port. À partir du magasin des vivres de la marine aux chantiers de constructions, c’est-à-dire en suivant la courbure de la Garonne, qui a plus de quatre kilomètres de développement, Bordeaux présente un croissant dont la partie orientale comprend la ville, et la partie occidentale le faubourg des Chartrons, quartier remarquable par son étendue, par la beauté de ses édifices et par la richesse de ses habitants, presque tous adonnés au commerce.

Quand on arrive dans cette ville par eau du côté de Blaye, la largeur excessive de la Garonne, les vaisseaux de tant de pays différents et en aussi grand nombre fixés au port ; les édifices modernes qui s’élèvent sur les quais et forment avec le fleuve un arc parfait, présentent le point de vue le plus varié et le plus admirable. L’arrivée à Bordeaux par Saint-André de Cubzac et Libourne offre aussi un grand et magnifique spectacle.

Bordeaux se divise en ville ancienne et en quartiers neufs. L’ancienne ville présente quelques rues étroites et tortueuses, des places irrégulières et resserrées, des maisons assez laides, presque toutes cependant en pierre de taille. Les quartiers neufs sont d’une grande magnificence; plusieurs sont remarquables par leur architecture du moyen âge, et le pittoresque de cette partie de la ville est souvent même de l’effet le plus gracieux.
La rue du Chapeau-Rouge, la plus grande et la plus belle rue de Bordeaux, dont la longueur forme une belle place oblongue depuis le port jusqu’au grand théâtre, s’étend jusqu’à l'extrémité de la ville, qu’elle divise en deux parties égales. Le cours de Tourny et les différents autres cours publics, l’hôtel de la préfecture, la salle de spectacle, la bourse, le palais national, la douane, le palais de justice, le jardin public, et surtout le beau pont sur la Garonne, sont des objets dignes d’admiration qui rivalisent avec les plus beaux en ce genre que possèdent les plus grandes capitales de l’Europe.

Le port embrasse presque toute l’étendue demi-circulaire de la rivière ; il est sûr, commode, et offre un coup d’œil imposant par la quantité de vaisseaux de toute grandeur et de toutes les nations qui y sont constamment mouillés ; son développement est de 5,700 mètres. En tout temps des navires de 500 à 600 tonneaux peuvent y arriver; ceux d’un tonnage plus élevé sont souvent obligés de laisser une partie de leur cargaison à Blaye ou à Pauillac. La construction du pont, qui a coupé la rade en deux, ne permet plus que les navires aillent mouiller en amont du fleuve; cependant le port peut encore contenir mille à douze cents navires.

La Garonne est bordée de quais larges, sans parapets, qui descendent par une pente douce jusqu’au bord du fleuve, où les barques peuvent en tout temps être déchargées. Le quai des Chartrons est une des plus belles chaussées qui existent en France ; il est bordé de maisons qui n’ont entre elles aucune uniformité, mais qui n’en présentent pas moins un ensemble aussi agréable qu’imposant par leur élévation et par la beauté de leur architecture. On en compte près de trois cents, habitées par de riches négociants, ce qui rend ce faubourg l’un des plus beaux et des plus riches de l’Europe. Des chais ou celliers occupent une grande partie des Chartrons; il en est qui contiennent cinq ou six cents et même jusqu’à mille tonneaux de vin.

Bordeaux s’enorgueillit, avec justice, de ses promenades, qui peuvent passer pour les plus belles de l’Europe. Elles se déploient sur une vaste étendue, et forment une enceinte ombragée, large et très bien entretenue. Le jardin public, avec sa terrasse, ses carrés de verdure, ses allées et ses massifs d’ombrages, occupe environ neuf hectares de superficie. Viennent ensuite les cours de Tourny, du jardin public, d’Albret, de Saint-André, de Saint-Louis et d’Aquitaine.

 

 

 

 

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