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Bordeaux en simple appareil


Bordeaux, ville d'Aquitaine, comme un bon vin, quand on y est, on y est bien !

Ces quelques vues recueillies lors d'un bref passage montrent une ville plutôt bien dans sa chair, comme une bonne bourgeoise.
Elle possède cependant sans doute maints autres caractères à travers ses quartiers maritimes ou industrieux, que je n'ai pas eu le temps de parcourir, malheureusement.

 

 Bordeaux en paysage -  © Norbert Pousseur
Bordeaux en paysage

Bordeaux tout en personnages -  © Norbert Pousseur
Bordeaux tout en personnages

Bordeaux aux têtes de pierre -  © Norbert Pousseur
Bordeaux aux têtes de pierre

Bordeaux en quelques murs -  © Norbert Pousseur
Bordeaux en quelques murs

Bordeaux le long de ses fenêtres -  © Norbert Pousseur
Bordeaux le long de ses fenêtres

    

 

 

Bordeaux dans la photographie de la semaine 41 de 2013 - © Norbert Pousseur
Bordeaux ville fière
Mini-série photographique de la deuxième semaine de décembre 2013

 

 

   Bourgeoise de Bordeaux en costume au 14ème siècle (voir sa page)
Bourgeoise de Bordeaux  XIVe siècle, dessinée par Léopold Massard - reproduction © Norbert Pousseur

Texte in "Dictionnaire général de géographie universelle ancienne et moderne",
par Ennery et Hirth édité en1839

BORDEAUX, Burdigala, v. de Fr., chef-lieu du département de la Gironde, sur la rive gauche de la Garonne, à 160l. S.-O. de Paris ; siège d’une cour royale, de tribunaux de première instance et de commerce, d’un archevêché, d’un consistoire protestant et d’un consistoire israélite ; quartier-général de la onzième division militaire ; conservation des forêts, inspection des ponts-et-chaussées, monnaie (lettre K), directions des contributions directes et indirectes, des domaines et des douanes, conservation des hypothèques, chambre de commerce, académie, etc.
Cette ville, située dans une vaste plaine et disposée en demi-lune, au bord de la Garonne, est une des plus considérables et des plus importantes de France. Parmi les nombreuses rues de Bordeaux, beaucoup sont encore étroites et tortueuses et auraient besoin d’embellissements ; mais l’ensemble de la ville, vue du côté de la Garonne, présente un coup d’œil magnifique. Son port, qui peut contenir douze cents navires, ses quais superbes garnis de beaux édifices, son pont majestueux composé de dix-sept arches en pierres de taille, offrent l’aspect le plus imposant. Le quai des Chartrons et le quartier du Chapeau-Rouge sont les plus belles parties de la ville ; le premier est une longue chaussée, ornée d’élégantes maisons et de vastes magasins : c’est le quartier habité par le haut commerce. A l’extrémité inférieure de ce quai, on voit le moulin des Chartrons, dont les vingt-quatre meules, mues par le flux et le reflux de la Garonne, pouvaient moudre jusqu’à mille quintaux de grains en vingt-quatre heures ; le limon déposé par les eaux a tellement obstrué les canaux, que ce moulin a été abandonné. C’est dans le quartier du Chapeau-Rouge que se trouvent la bourse et la douane, deux vastes édifices, qui, avec une jolie fontaine surmontée d’une colonne de marbre rouge, sont les principaux ornements de la place Royale.
Les autres monuments les plus remarquables de Bordeaux sont : le Palais-Royal, ci-devant résidence de l’archevêque, le théâtre, le plus beau qu’il y ait en France et peut-être en Europe ; la tour de l’Horloge, dont la cloche pèse 15,500 livres ; le fort du Hâ, sur la place du même nom ; il sert aujourd’hui de prison ; l’Hôtel de ville ; l’église de Ste.Croix, la plus ancienne de la ville ; là cathédrale ; l’église St.-Michel, dont le clocher porte un télégraphe ; sous le clocher se trouve le charnier de St.André, où l’on a entassé des ossements provenant d’un cimetière voisin ; l’église St.-Paul, la plus moderne de Bordeaux, et l’ancienne église des Feuillans qui renferme le tombeau de Montaigne. La synagogue est un édifice qui mérite aussi d’être vu. Outré le théâtre dont nous avons parlé, Bordeaux en possède encore un autre, appelé le Théâtre Français. Parmi les quarante-trois places publiques et promenades de cette grande cité, on remarque particulièrement la place Royale, celles de Richelieu, des Grands-Hommes, de Tourny, la place Dauphiné, la place des Quinconces, construite sur l'emplacement du vieux Château-Trompette, bâti en 1453, par Charles VII, pour imposer aux Bordelais, alors partisans des Anglais. Ce château, dont Vauban avait fait une forte citadelle, fut démoli en 1818 ; les cours St.-André, St.-Louis, d’Albret, du Jardin-Royal, d’Aquitaine, etc.
Les principaux établissements scientifiques sont : la bibliothèque de 115,000 volumes; un musée d’histoire naturelle, les musées d’antiquités et de tableaux, le jardin botanique, une faculté de théologie, une école secondaire de médecine, une école d’hydrographie, un collège royal et une école normale primaire. Plusieurs sociétés savantes y contribuent au développement des sciences et des arts.
Dans le nombre des établissements de bienfaisance, nous citerons le grand hôpital, fondé il y a peu d’années, pour remplacer l’hospice St.-André, bâtiment caduc, dont la construction remonte au quatorzième siècle ; l’hospice des aliénés, dont la fondation date de l’an XI de la république française ; la maison des enfants trouvés, don de la piété généreuse d’une dame de Bordeaux, l’hospice de la maternité, celui des incurables, etc. Plusieurs autres établissements d’utilité publique méritent d’être mentionnés, tels sont : le grand entrepôt, vaste édifice composé de magasins qui abritent une immense quantité de marchandises ; la manufacture de tabac, l’abattoir, les chantiers de construction et les bains publics ornés de fort jolis jardins.
Le commerce de Bordeaux a des relations dans toutes les contrées du globe ; par l’Océan, cette ville communique avec les pays du Nord, l’Amérique, les Antilles, les Indes ; par le canal des Deux-Mers, avec toute l’Europe méridionale et le Levant ; aussi son port est-il l’entrepôt des denrées coloniales pour la plus grande partie de la France, et son mouvement annuel de 6700 bâtiments, tant entrés que sortis. Les principaux articles d’exportation sont les vins du territoire, les eaux-de-vie et les liqueurs, particulièrement l’anisette renommée de Bordeaux; on exporte aussi des grains, des farines, des prunes, du chanvre, des résines, des soieries et quelques produits des manufactures.
Quoique l’industrie de Bordeaux soit moins importante que son commerce maritime, elle embrasse pourtant un assez grand nombre d’articles et consiste surtout en raffineries, corderies, tanneries, fabr. de tissus de laine, de coton, de soie, chapelleries, distilleries, faïenceries, fabrique de bouchons de liège, tonnelleries, produits chimiques, etc. La fabrication du tabac occupe aussi entre 4 et 500 habitants.
Foires : les 1er et 15 mars, 30 avril, 16 mai, 1er juin, 16 juillet, 10 août, 29 septembre, 15 octobre et 6 novembre ; les plus fréquentées sont celles du 1er mars et du 15 octobre.
98,800 habitants

 

Cette ville est la patrie du poète et consul romain Ausonne (393) ; de Montesquieu (Charles de Secondat, baron de), l’illustre auteur de l’Esprit des Lois (1689—1755) ; de Dupaty (Charles), sculpteur distingué (1771—1825) ; d’Andrieu (Bertrand), habile graveur (1761—1822) ; des conventionnels Fonfrède (J.-B. Boyer) et Gensonné (Armand), et de plusieurs autres personnages célèbres.

Bordeaux fut fondé, à ce que l’on croit, après l’invasion romaine par une peuplade gauloise que César avait refoulée vers l’Occident et qui s’était établie sur les bords de la Garonne, contrée marécageuse où les vaincus se croyaient plus à l’abri de la poursuite des vainqueurs. Les Romains s’emparèrent de la nouvelle ville, la détruisirent et en élevèrent une autre sur le même emplacement. Celle-ci était sans doute plus belle que la première, et les ruines du palais Galien, quoique les seules qui existent encore, sont une preuve de la magnificence de Bordeaux sous la domination romaine.
Les Wisigoths s’en emparèrent et le saccagèrent au cinquième siècle; mais ils ne le possédèrent que jusqu’au commencement du siècle suivant ; Clovis les en chassa en 509; il fut ensuite gouverné par des ducs d’Aquitaine. En 564, il est ruiné par un tremblement de terre, et il se relevait à peine lorsque les Sarrasins y portèrent à leur tour le pillage et le meurtre. Les Arabes ayant été repoussés par les rois francs, Bordeaux rentra sous la domination des Français. Un siècle après, en 840, les Normands, puis les Gascons, viennent ravager cette ville. En 920, les ducs d’Aquitaine, qui en ont fait leur résidence, réparent les désastres causés par ces invasions successives. En 1152, Éléonore de Guienne, fille de Guillaume X, duc d’Aquitaine, ayant été répudiée, pour ses débauches, par Louis VII, roi de France, épousa Henri II, d’Angleterre, et Bordeaux passa sous la domination anglaise, ainsi que toutes les belles provinces de l’Aquitaine, dont la possession fit naître plus tard des guerres longues et désastreuses entre la France et l’Angleterre. Les Anglais conservèrent Bordeaux jusqu’en 1451, époque où la Guyenne se soumit à Charles VII C'est alors que fut établi le parlement : c’était une des conditions de la capitulation de Bordeaux.

En 1548, les Bordelais se révoltèrent au sujet de la gabelle, mais le connétable de Montmorency vint réprimer cette insurrection par la force, et les habitants eurent tort. L’administration de la ville était dans les mains d’officiers municipaux élus, dont le pouvoir était temporaire, et dans l’horrible journée de la St.-Barthélemy, ces magistrats populaires opposèrent une courageuse résistance aux fureurs du fanatisme. En 1581, l’illustre Montaigne fut nommé maire de Bordeaux, poste d’autant plus difficile que cette ville était souvent le théâtre de troubles fort graves. En 1605, la population de Bordeaux est décimée par la peste ; cependant les traces de ce terrible fléau sont bientôt effacées, et en 1615, on célèbre à Bordeaux le mariage de Louis XIII, avec l’infante Anne d’Autriche, fille de Philippe III. Pendant la guerre de la Fronde, Bordeaux se déclara contre Mazarin, mais on n’y persista pas longtemps dans la lutte. Depuis cette époque, Bordeaux ne fut le théâtre d’aucun événement bien remarquable jusqu’en 1789. La révolution y fut accueillie avec enthousiasme et les Bordelais ne tardèrent point à donner des preuves de leur patriotisme. Aussitôt qu’ils apprirent le massacre des protestants de Montauban, une armée patriotique fut improvisée à Bordeaux et se dirigea à marches forcées sur Montauban. La dissidence d’opinion, qui devint plus tard une lutte à mort entre les députés de la Gironde et les montagnards, ensanglanta aussi Bordeaux. Plusieurs Girondins qui s’étaient réfugiés dans cette ville y périrent sur l’échafaud. Après la réaction, non moins sanglante, du 9 thermidor, il s’établit à Bordeaux des clubs contre-révolutionnaires et des correspondances royalistes en relation avec tous les conjurés du Midi. A la fin de l’an VII, les factieux levèrent l’étendard de la révolte; mais quelques jours suffirent pour leur montrer leur impuissance : la population de Bordeaux était en grande partie restée étrangère à ces complots tramés par quelques jeunes gens égarés, dont les partisans de l’ancien régime avaient excité le dévouement et trompé l’inexpérience. Cependant les associations secrètes n’en continuèrent pas moins à Bordeaux sous le consulat et l’empire. En 1813, M. Lynch, alors maire de Bordeaux, s’était rallié au comité royaliste, et le 12 mars 1814 il offrit l’entrée de la ville à une faible colonne d’Anglais que la garde nationale aurait facilement repoussée.

De là cette pluie de faveurs pour quelques hommes de Bordeaux, appelée alors ville du 12 mars ; mais on se tromperait fort si l’on jugeait la population de cette ville sur le petit nombre d’intrigants, de lâches ou d’égoïstes que les Bordelais désavouent. Ce qui s’est passé à Bordeaux, lors du retour de Napoléon de l’île d’Elbe et dans la journée du 1er août 1830, prouve assez l’opinion toute patriotique de la majorité des Bordelais.


 

 

 

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